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Leylah Fernandez sacrée championne à Monterrey

Souriante, Leylah Fernandez tient son trophée de championne du tournoi de Monterrey.

Leylah Fernandez

Photo : WTA

La deuxième finale aura été la bonne pour la Montréalaise Leylah Fernandez.

Un peu plus d’un an après s’être inclinée lors du match ultime du tournoi d’Acapulco, la joueuse de 18 ans a remporté son premier titre sur le circuit de la WTA.

En finale du tournoi WTA 250 de Monterrey, au Mexique, la Canadienne s’est imposée en deux manches de 6-1 et 6-4 contre la Suisse Viktorija Golubic, 102e mondiale. 

Je n’ai pas pensé que c’était une finale et je voulais juste me concentrer sur mon plan de match, a dit la jeune championne. Mes balles étaient en jeu quand ça comptait. J’ai su rester dans le moment présent.

Après un premier jeu qui a duré près de 10 minutes, Fernandez, qui sera 69e au classement lundi matin, a pris son rythme et a bouclé la première manche en 36 minutes. 

Au deuxième acte, elle a été en mesure de briser sa rivale au neuvième jeu et a ensuite confirmé son premier titre en servant avec des balles neuves. 

Après avoir frappé un ultime coup gagnant, elle a simplement levé les bras au ciel, puis serré un poing, avant d’aller enlacer son entraîneur dans les tribunes vides pour cette finale disputée à huis clos. 

J’étais très nerveuse lors de la dernière partie du match et je voulais seulement que tout se passe bien. J’ai parlé à mon père avant le match et il m’a dit de me servir des émotions de déception ressenties l’an dernier à Acapulco pour nourrir ma motivation.

Une citation de :Leylah Fernandez

Fernandez, plus jeune participante inscrite au tableau principal du tournoi, n’a pas cédé la moindre manche lors de ses cinq matchs de la semaine. En finale, elle a joué avec confiance pour gagner ce premier titre avec panache. 

Je me mettais juste un peu de pression pour remporter ce premier tournoi et je suis contente de l’avoir fait. Maintenant, je dois continuer à améliorer mon jeu et j’espère en gagner un deuxième bientôt, a-t-elle dit.

La semaine n’a pas été facile, le début d’année n’a pas été facile, mais les sacrifices et ceux de mon entraîneur et de ma famille m’ont aidée, a renchéri Fernandez.

Si elle n’oubliera jamais ce premier titre sur le circuit de la WTA, elle a toutefois soulevé son premier trophée sans les acclamations de la foule et, surtout, sans les membres de sa famille. 

Seul son entraîneur, Romain Deridder, l’accompagnait au Mexique. 

J’ai réalisé que j’étais championne seulement cinq minutes après la fin du match, quand le trophée est arrivé sur le terrain. J’étais triste que ma famille ne soit pas là parce que ma carrière est le fruit des efforts de toute ma famille. Je suis très heureuse que le travail et les sacrifices depuis le début rapportent. J’espère qu’il y en aura d’autres et que ma famille pourra y être. J’ai déjà hâte de les retrouver à la maison pour célébrer autour d’un bon repas.

Une citation de :Leylah Fernandez

Son père Jorge, qui l’a longtemps entraînée, l’a laissé voler de ses propres ailes dernièrement. Il prend un peu de recul à la maison familiale en Floride. C’est de là qu’il a regardé le match de sa fille. 

La victoire de Fernandez s’accompagne d’un chèque de 29 200 $ US, mais elle ne pourra pas fêter bien longtemps au Mexique. Dès la fin de son point de presse, elle s’est précipitée à l’aéroport pour prendre un premier vol. Elle doit en prendre un second lundi matin vers Miami. 

La jeune gauchère doit jouer son match de premier tour en qualifications au tournoi de Miami dès lundi en fin d’après-midi contre la Roumaine Mihaela Buzarnescu, 136e mondiale. 

Un premier aperçu du concept qu’est celui de la rançon de la gloire.

Leylah Fernandez serre le poing droit.

Leylah Fernandez

Photo : WTA

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