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Charles Hamelin champion du monde au 1500 m

Un patineur de vitesse heureux.

Charles Hamelin

Photo : Twitter ISU

La Presse canadienne

À 36 ans, Charles Hamelin a toujours sa place parmi l’élite mondiale du patinage de vitesse sur courte piste.

Le vétéran a remporté l’or au 1500 m des Championnats du monde à Dordrecht, aux Pays-Bas, samedi. Il s'agit de son troisième titre de champion du monde sur cette distance.

Le Montréalais a parcouru la distance en 2 min 18 s 143/1000, devant le Néerlandais Itzhak de Laat (2:18,202) et le Russe Semen Elistratov (2:18,296).

Hamelin a passé la première moitié de la course entre les 3e et 5e positions avant de se hisser en tête au 8e des 14 tours. Il y est resté jusqu'à la fin, en route vers la 37e médaille de sa carrière aux Championnats du monde et vers sa 13e en or.

Je dois admettre que celle-ci a une saveur particulière, a déclaré l'athlète. C'est difficile de classer des médailles, mais elle est dans mon top 3 en Championnats du monde, clairement. En raison du contexte actuel, parce qu'on a pas eu de compétitions pendant plus d'un an. Et aussi, quand je considère mon âge. Ç'a un effet bonificateur!

Le patineur a avoué candidement s'être senti un peu négligé, avant le début de la compétition, en raison de son âge.

Je regardais les vidéos promotionnelles pour l'événement. Il y avait les Hongrois, les Russes, les Hollandais, mais pas moi! Je me suis dit : ''Vous allez être surpris gang!''

Laoun termine 6e

Le Québécois Maxime Laoun, également de Montréal, s'est classé 6e de cette finale en 2:19,262. Il avoue avoir vécu une journée douce-amère.

Je me sentais vraiment bien, a-t-il affirmé après la course. Je ne me suis jamais senti comme ça dans ma vie! Mais en finale, j'ai fait une erreur qui m'a coûté quelques positions, c’est dommage. J’ai l’impression que c’est une erreur d'expérience. Au 500 m aussi j’ai fait une erreur, j’ai pilé sur un bloc. Je suis quand même content d’avoir terminé 6e, mais j'aurais pu aller en chercher plus.

Quant à Steven Dubois, de Terrebonne, il a été pénalisé et disqualifié lors de la première vague.

Du côté des femmes, Courtney Sarault, 20 ans, s'est hissée sur le podium. L’athlète, a décroché l’argent, elle aussi au 1500 m.

Des patineuses de vitesse

Courtney Sarault

Photo : Twitter ISU

Sarault, originaire de Moncton, a franchi la distance en 2:37,089, à un peu plus de deux dixièmes de seconde de la gagnante, la Néerlandaise Suzanne Schulting (2:36,884). Xandra Velzeboer, également des Pays-Bas, s'est classée 3e en 2:37,109.

Cette 2e place, Sarault l'a méritée grâce à un sprint final qui lui a permis de passer du 4e au 2e rang lors du dernier tour de piste.

Elle est très enchantée de cette médaille, d'autant plus qu’il s’agissait de sa première compétition internationale en plus d’un an.

Je suis vraiment heureuse de ma compétition. Hier (vendredi), j’étais stressée, mais aujourd’hui j’étais concentrée. Je croyais en moi, j’étais confiante, je ne voulais pas avoir de regrets. J’espère que demain (dimanche), j’aurai la même attitude.

Elle reconnaît toutefois qu'elle a peut-être un peu trop économisé son énergie lors de la finale.

J’avais de bonnes jambes et c'est probablement la raison pour laquelle je n'ai pas célébré autant que j'aurais due après avoir remporté l'argent. Je pense que s'il y avait eu un tour de plus, j'aurais pu mieux compléter la course.

La patineuse estime qu’il lui reste quelques points à travailler pour aspirer à gagner l’or.

La Trifluvienne de 17 ans Florence Brunelle a terminé au 3e rang de la vague des demi-finales, en 2:29,311. Son chrono l'a laissée à 77 millièmes de seconde de la Belge Hanne Desmet et d'une participation à la finale A.

Brunelle a ensuite pris le 3e échelon de la finale B en 2:34,413.

La jeune patineuse s’était donné comme mission de rester concentrée. Elle ne s’est d’ailleurs pas laissée impressionner par les autres compétitrices.

Je suis vraiment contente de ce que j'ai fait, a-t-elle déclaré. C'est ma première fois (aux mondiaux), je ne m’attendais à rien. J’y suis allée, j'ai fait des erreurs, j'ai fait des bons coups. Mais en même temps, je me dis qu’il fallait que je fasse ces erreurs-là pour apprendre.

Aucune médaille au 500 m

Les résultats des épreuves du 500 m ont été moins réjouissants pour la délégation canadienne. Autant Hamelin que Sarault ont dû se contenter de participations à la finale B.

Hamelin, dont la dernière médaille d'or au 500 m aux Championnats du monde remonte à 2009, à Vienne, a été victime d'une chute pendant le troisième tour de sa vague de demi-finale et a conclu en 4e place.

Néanmoins qualifié pour la finale B, Hamelin s'y est classé 3e, après avoir été victime d'une autre chute à quelques mètres de la ligne d'arrivée.

C'est dommage, parce que ça faisait des années que je ne m'étais pas aussi bien senti dans cette distance, a expliqué Hamelin. Ç'a bien commencé, je pensais avoir des chances. Mais dans une course comme celle-là, tout peut arriver. C'est vraiment une épreuve imprévisible.

Quant à Sarault, elle a raté la finale A par 28 centièmes de seconde, terminant 3e de sa vague derrière l'Américaine Kristen Santos. Sarault a gagné la finale B en 43,232 secondes.

Laoun et Dubois ont été exclus à l'issue des quarts de finale, tandis que Florence Brunelle a été pénalisée lors des demi-finales.

De plus, les équipes de relais du 3000 m féminin et du 5000 m masculin ont été exclus des finales A, qui seront présentées dimanche. Les deux délégations canadiennes ont fini 3e de leur vague respective des demi-finales.

Hamelin, Laoun, Dubois et Sarault participeront aux 1000 m dimanche.

Il s'agit de la première compétition de l'équipe canadienne sur la scène internationale depuis un an.

Ces mondiaux ont lieu sans la Chine, la Corée du Sud et le Japon, absents en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie.

L’équipe canadienne doit par ailleurs se passer de Kim Boutin, qui a déclaré forfait avant les mondiaux pour se préparer en vue des Jeux olympiques de Pékin en 2022.

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