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De retour de Paris, Charles Philibert-Thiboutot en pause forcée

Gros plan d'un coureur avant sa course

Charles Philibert-Thiboutot

Photo : Getty Images / Cameron Spencer

La Presse canadienne

Le coureur de demi-fond Charles Philibert-Thiboutot est toujours à la recherche de son billet pour Tokyo. De retour de Paris, il va finir sa quarantaine à Edmonton avant de se préparer, à Vancouver, pour la saison en extérieur.

Après être rentré d'Europe et s'être soumis à la quarantaine obligatoire dans un hôtel de Montréal, Charles Philibert-Thiboutot complétera sa quarantaine de 14 jours à Edmonton, où il habite depuis septembre.

Il suit les directives du gouvernement fédéral, qui a resserré les restrictions de voyage tout juste après son départ vers l'Europe.

L'athlète de Québec de 30 ans profite habituellement de quelques jours de repos en mars entre les saisons d'athlétisme en salle et à l'extérieur.

Je dirais que ce sera probablement la dernière fois que je pourrai me permettre une pause de 14 jours, a-t-il précisé dans un entretien à La Presse canadienne.

Comme bien des athlètes canadiens, Philibert-Thiboutot n'a toujours pas son billet pour Tokyo. Et pour y arriver, il devra manœuvrer à travers les nombreuses restrictions sanitaires provoquées par la pandémie.

Il n'a toujours pas atteint les standards requis (3 min 35 s sur 1500 m), essentiellement parce qu'il a raté la saison 2019 à cause d'une blessure et que la saison 2020 d'athlétisme a été annulée par la pandémie.

Son meilleur temps est de 3 min 34 s 23/100, enregistré en 2015. Avant son récent passage en Europe, il ne figurait pas au classement mondial, ce qui l'oblige à suivre une autre voie pour se qualifier.

Il a habité et s'est entraîné en France à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP), situé en banlieue de Paris. Le dernier mois est ce qui s'approche le plus d'une saison normale d'athlétisme depuis 2018 pour lui.

Je dois repartir de zéro, a-t-il lancé.

Il place son poing et son genou droits sur la piste.

Le coureur de fond québécois Charles Philibert-Thiboutot aux Jeux olympiques de Rio en 2016.

Photo : Reuters / Dylan Martinez

Philibert-Thiboutot a établi un record québécois sur 3000 m à sa première course en Europe, à Karlsruhe, en Allemagne.

Le 7 février, il a couru en 3:40,21 sur 1500 m, à Dortmund, un temps bon pour le 2e rang.

Une semaine plus tard, dans l'Eure en France, il a terminé au 7e échelon sa deuxième course sur 1500 m en trois ans, avec un chrono encourageant de 3:39,64.

Puis, à sa dernière course vendredi, un 5000 m à Toulon, il a tenu le coup pendant 3500 m avant de craquer.

Les résultats en Europe sont en deçà de mes standards, et j'avais des attentes un peu plus élevées honnêtement, mais au moins j'ai pu donner le ton, a-t-il ajouté.

C'était bien de pouvoir reprendre mes activités régulières. C'était quelque chose que je devais accomplir, selon moi, avant de poursuivre ma saison. Il y a donc du positif à tirer de ce séjour, et du négatif également. Mais de manière générale, je crois que c'est un bon départ.

De Paris aux Prairies

Le voici de retour chez lui à Edmonton, où il a emménagé avec sa femme Béatrice, où elle fait sa résidence en médecine.

Emmitouflé dans un manteau, il répond aux questions avec derrière lui des gens qui l'écoutent.

Charles Philibert-Thiboutot en entrevue pendant l'hiver

Photo : Radio-Canada

La température glaciale en Alberta l'empêche évidemment de s'entraîner à l'extérieur, et les pistes en salle sont interdites à cause de la COVID-19.

Tout est fermé. Ils ne permettent même pas aux athlètes (de l'équipe nationale) de s'entraîner, ce qui en fait fort probablement la pire province où être pendant la pandémie, pour être franc, a-t-il évoqué.

Charles Philibert-Thiboutot s'entraînait donc à Vancouver, et c'est ce qu'il recommencera à faire sous peu.

Il se dirigera ensuite vers l'Europe en mai. Et à cause de la quarantaine obligatoire de 14 jours au Canada, il ne rentrera probablement pas au pays avant la conclusion des Jeux de Tokyo.

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