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La passion est revenue pour Marie-Michèle Gagnon, les résultats aussi

Elle termine sa descente.

Marie-Michèle Gagnon

Photo : Getty Images / Michel Cottin

Alexandra Piché

Il y avait longtemps que Marie-Michèle Gagnon ne s’était plus sentie aussi confiante sur ses skis. L’idée de se concentrer uniquement sur les épreuves de vitesse a permis à la Québécoise de retrouver sa passion pour la compétition, et les résultats ont suivi.

Vendredi dernier, l’athlète de 31 ans inscrivait sa meilleure performance à une épreuve de descente en Coupe du monde, soit une 7e place. Samedi, elle se taillait encore une place parmi les 10 meilleures en se classant 9e dans une autre descente. Et tout ça, même si le tirage au sort ne lui a pas offert les meilleurs dossards de départ.

On pourrait croire que la piste de Val di Fassa, en Italie, lui a souri, mais Gagnon n’est pas de cet avis.

Je ne pense pas que c’est la piste. En ce moment, ma progression est vraiment bonne. De course en course, je prends de la confiance et je suis de plus en plus apte à bien faire sur toutes les pistes. Ma confiance grandit et ça me donne la chance de bien performer, peu importe où je vais. Je suis dans un momentum incroyable, a-t-elle expliqué.

Même si c’était le meilleur résultat de sa carrière dans cette discipline, sa 7e place en descente vendredi l’a laissée sur sa faim. C’est que quelques jours plus tôt, à l’entraînement, elle avait réussi à se hisser aux 3e et 6e échelons.

J’étais même presque déçue après ma 7e place. J’avais fait une belle descente, alors je m’attendais un peu à mieux. Je me suis vite ravisée. C’était un super résultat, mais mes attentes sont élevées depuis quelque temps. Je sais que je skie bien, a-t-elle précisé.

Marie-Michèle Gagnon a fait le choix cette saison de se concentrer uniquement sur les épreuves de vitesse. Délaissant le slalom et le slalom géant, elle a moins de route à faire et plus de temps pour se préparer pour les courses et pour récupérer.

Elle a aussi pu se concentrer uniquement sur l’entraînement en descente et en super-G durant sa préparation estivale. Ainsi, elle a engrangé les minutes d’expérience dans ces deux épreuves.

Maintenant, je me sens confortable à aller vite. Ce n’est plus épeurant comparativement à quand je faisais moins de vitesse. Ç’a aidé à me construire une meilleure confiance, a dit Gagnon.

En plus de ce changement de programme, la skieuse de Lac-Etchemin a aussi changé de marque de skis et d’entraîneur. Elle est maintenant dirigée par l’Italien Hansjorg Plankensteiner, qui est à la tête de l’équipe canadienne depuis juillet.

C’est vraiment un bon fit. Il croit beaucoup en moi et il m’en parle souvent. On a une bonne communication. J’ai pu retrouver le meilleur de mon ski avec lui. Je me sens super bien, a indiqué Gagnon.

C’est en discutant avec les entraîneurs de l’équipe nationale qu’elle en est venue à la conclusion que les épreuves techniques lui convenaient moins à ce moment de sa carrière. C’était la chose à faire pour qu’elle exploite son plein potentiel.

La vétérane a également l’impression d’avoir retrouvé ses amours de jeunesse. Le fait que la majorité de sa carrière ait été axée sur les épreuves techniques n’était en fait que le fruit du hasard.

Quand j’avais 17 ans et que je me suis qualifiée pour faire l’équipe nationale, c’était grâce à mes résultats en vitesse. Ensuite, j’ai eu une blessure, je me suis cassé la jambe. Ils m’ont mis plus en technique, pour développer cet aspect-là de mon ski. Je suis finalement restée en technique parce que j’avais de bons résultats et mon équipe était vraiment plus axée sur la technique, a-t-elle raconté.

Elle a recommencé à s’entraîner en descente durant sa préparation pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, sur lesquels elle a dû faire une croix en raison d’une déchirure ligamentaire au genou droit.

L’idée de base était de lui permettre d’être une prétendante au podium au combiné alpin composé d'un slalom et d' une descente.

Comme je m’entraînais à peine en vitesse, j’arrivais aux compétitions avec un manque de ce côté-là. En commençant à m’entraîner plus en descente, j’ai retrouvé ma passion pour cette épreuve. J’ai réalisé qu’en fait, je trippe ben raide sur la vitesse.

Et ce renouveau lui a permis de redécouvrir son sport. Elle se sent maintenant mieux que jamais. Elle participera donc aux finales de la Coupe du monde qui se dérouleront à Lenzerheide, en Suisse, du 15 au 21 mars.

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