•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laurent Ciman revient vivre son coup de cœur montréalais comme adjoint

Il maîtrise le ballon.

Laurent Ciman a joué à l'Impact de Montréal de 2015 à 2017

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Olivier Tremblay

Pour Laurent Ciman, c’était Montréal ou Montréal.

Lorsque l’ancien défenseur de l’Impact de Montréal (2015-2017) est rentré au Canada pour jouer au Toronto FC, début 2019, il a dû accepter d’être éloigné de sa famille. Pendant que son épouse, Diana, et ses enfants, Nina et Achille, demeuraient dans la métropole québécoise, Ciman était à Toronto, et il va sans dire qu’en 2020, la pandémie de COVID-19 a ajouté d’autres barrières entre eux.

La famille Ciman s’était fait la promesse que 2020 serait la dernière année de séparation. Le désormais ex-joueur de 35 ans est donc ravi qu’on lui ait offert de rejoindre comme entraîneur adjoint le CF Montréal, le club qui l’avait accueilli en 2015 pour que sa fille Nina puisse obtenir des soins de qualité pour son trouble du spectre de l’autisme.

J’ai eu des possibilités en Belgique et ailleurs où j’aurais pu encore toucher un peu d’argent et puis revenir, a souligné Ciman en vidéoconférence, vendredi. Mais mon but premier était de revenir à Montréal dans un rôle qui, aujourd’hui, a été défini, mais qui pour moi était d’entourer les jeunes à l’époque et d’amener mon expérience. Là, c’est en tant qu’adjoint.

Je l’ai dit : le bien de ma femme et de mes enfants passe avant n’importe quelle somme d’argent. J’ai eu un coup de cœur pour le club et la ville. Ça fait bien longtemps que j’ai envie de revenir. J’ai eu l’occasion, et comme on dit, le train ne passe qu’une fois, alors je n’ai pas hésité une seule seconde.

Le petit Achille a pleuré de joie tellement il était content d’apprendre que son papa rentrait à la maison, et le papa en question semblait, comme à son habitude, proche de ses émotions en conférence de presse virtuelle. Au-delà du joueur, c’est la personne qui avait charmé les Montréalais à partir de 2015, avec son dédain de la langue de bois et son expressivité sur la pelouse.

Le divorce, en 2017, avait été acrimonieux. Échangé contre son gré au Los Angeles FC, Ciman a maintes fois déploré la manière dont il avait quitté Montréal. Après un passage regrettable à Dijon, où Nina n'était pas bien encadrée, il était revenu au Canada en faisant signe aux deux autres clubs du pays. C’est finalement Toronto qui lui a offert ce qui allait devenir le dernier chapitre de sa carrière.

Heureusement pour Ciman et Montréal, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis 2017. Rémi Garde est parti, Adam Braz aussi. Avec une toute nouvelle direction en place, la porte redevenait grande ouverte pour le joueur ou le futur entraîneur.

[Thierry Henry] était d’accord, que ce soit comme joueur ou comme membre du personnel, a souligné Ciman. Je suis bien placé, mieux que quiconque, pour savoir quelle décision il a dû prendre. La famille passe avant tout. Ç’a été un choix difficile pour lui. C’est une déception, parce que c’est quelqu’un qui connaît tellement bien le football et qui parle tellement bien de football que j’avais envie d’apprendre avec lui, mais je suis certain qu’il y a des gens de qualité qui sont là ou qui vont arriver.

Ciman aurait d’autant plus souhaité travailler avec Thierry Henry, qui a renoncé à ses fonctions jeudi, qu’il a aimé ce qu’il a vu de ce qui était encore l’Impact en 2020 sur le plan sportif : les relances courtes à partir du gardien, la jeunesse, le beau jeu…

Et pour quelqu’un qui a toujours dit ce qu’il pense, Ciman n’a certainement pas déçu lorsqu’il a été questionné sur Wilfried Nancy, l’entraîneur adjoint de longue date qui assurera l’intérim. Ce n’est pas moi qui prends les décisions , a reconnu le Belge, mais s’il n’a pas présenté son vote de confiance envers Nancy, il n’a rien dit du tout.

Wilfried, il connaît le club jusqu’au bout des ongles. Il a été adjoint pendant pas mal d’années. Là, il a un peu un rôle différent. Je pense que ça peut être une bonne personne et la personne qu’il faut. […] Il a tellement de vécu, il a tellement appris de tous les entraîneurs, de tout ce qu’il a connu dans le football. Il a vraiment une bonne vision du football et beaucoup de qualités. Beaucoup de choses peuvent faire de lui un bon entraîneur principal.

Le travail auprès des joueurs s’amorcera sous peu pour Ciman, qui commencera à montrer quel genre d’entraîneur il est. Il dit s’être inspiré du meilleur et du moins bon de chaque technicien qu’il a croisé. Il semble avoir une affection particulière pour Bob Bradley, qui l’a accueilli à bras ouverts au LAFC, lorsque Ciman venait de vivre le pire de ce que les échanges sportifs nord-américains ont à offrir.

Quiconque a suivi la carrière du joueur Laurent Ciman sait toutefois que l’entraîneur sera fidèle à lui-même, coûte que coûte.

Le CF Montréal à l'entraînement lundi

Quelque 41 joueurs devraient participer à la présaison du CF Montréal, qui s’amorcera dès lundi prochain au Complexe sportif Marie-Victorin.

En raison des restrictions sanitaires, l’équipe ne sera pas en mesure d’aller s’entraîner à l’étranger, dans des conditions plus favorables à la relance du soccer, comme c’était le cas par le passé. L’entièreté du camp aura donc lieu à Montréal.

Tous les joueurs ne seront pas au camp dès la première journée, a précisé le club, en raison de la quarantaine de 14 jours que certains n’auront pas terminée.

Neuf nouveaux joueurs et cinq espoirs de l’académie du CF Montréal feront partie de l’effectif de la présaison.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !