•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Claude Julien et le Canadien : chronologie du second séjour à Montréal

Des joueurs patinent à toute vitesse autour de Julien lors d'un entraînement

Julien aura conservé ses fonctions d'entraîneur pendant un peu plus de quatre ans, avec le Canadien.

Photo : The Canadian Press / Paul Chiasson

Le 7 février 2017, les Bruins de Boston ont annoncé le congédiement de Claude Julien, avec qui ils ont remporté une Coupe Stanley six ans plus tôt. La même journée, le Canadien de Montréal subissait une quatrième défaite de suite.

Le Tricolore glissait au classement et risquait de rater les séries de la Coupe Stanley. Pressé par l’urgence d’agir, le directeur général Marc Bergevin n’a eu besoin que d’une petite semaine de réflexion pour passer à l’acte. Le 14 février, il congédiait son homme de confiance, Michel Therrien, pour le remplacer par ce candidat nouvellement disponible, Claude Julien.

En acceptant un contrat de cinq ans, Julien marquait ainsi son retour dans l’organisation. Il avait auparavant dirigé la formation montréalaise de 2003 à 2006.

Ce changement survenait au moment où l’équipe avait perdu six duels sur sept. Le Franco-Ontarien était perçu comme l’homme d’expérience idéal pour mettre fin à cette terrible séquence. Il est arrivé à Montréal avec une bague de champion et une bonne connaissance de l’environnement de travail.

Saison 1 : à la recherche d'une identité

Il est parvenu à redresser la trajectoire du navire, qui s’en allait à la dérive. Sous sa direction, l’équipe a compilé un dossier de 16-7-1 pour conclure l’année. Son troisième match à son retour était son 1000e dans la LNH à titre d’entraîneur-chef.

Julien bénéficiait d'une courte période pour remodeler la formation à son goût. Lors de la conquête des Bruins, en 2011, son quatrième trio était devenu l’image de marque de ses succès. Il employait sans gêne aucune sa Merlot Line, composée de Daniel Paille, Shawn Thornton et Gregory Campbell, soit trois attaquants robustes.

À la date limite des échanges, Bergevin lui a fourni les pièces nécessaires pour créer une nouvelle unité semblable. Il a acquis coup sur coup Steve Ott, Andreas Martinsen et Dwight King, trois joueurs costauds qui, on l'espérait, permettraient à Julien de reproduire son modèle de prédilection.

Les nouveaux venus avaient peut-être le gabarit recherché, mais ils n’ont jamais été capables d’offrir des performances convenables.

Le retour de Julien à Montréal s’est brusquement arrêté au premier tour éliminatoire aux mains des Rangers de New York.

Il est entouré de ses joueurs.

Claude Julien dirigeant l'un de ses premiers entraînements après son retour à Montréal en 2017.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Saison 2 : des trous dans la formation

Cette élimination hâtive a entraîné de nouveaux changements importants à l’effectif. Alex Radulov a quitté Montréal, alors que Jonathan Drouin s’est amené dans la métropole en échange de Mikhail Sergachev. Le DG a aussi laissé partir trois défenseurs durant l’été : Andrei Markov, Nathan Beaulieu et Alexei Emelin.

Afin de pourvoir ces postes vacants, Bergevin a mis Karl Alzner et David Schlemko à la disposition de son entraîneur, qui était contraint d'utiliser la recrue Victor Mete dans le premier duo pour combler les départs sur le flanc gauche.

À court d'options, il a aussi dû faire jouer Jonathan Drouin au centre, une expérience peu concluante. Après tous ces chamboulements, l'équipe a terminé dans les bas-fonds du circuit Bettman.

Saison 3 : un regain d’énergie

La saison morte suivante est aussi marquée par des transformations importantes parmi le personnel des joueurs. Alex Galchenyuk et Max Pacioretty ont plié bagage, tandis que Bergevin amène Tomas Tatar, Joel Armia et Max Domi en renfort.

Lors de cette saison 2018-2019, Claude Julien est parvenu à retirer le meilleur de ces nouveaux joueurs. Domi et Tatar ont tous les deux connu la meilleure saison de leur carrière. L'entraîneur est obligé d’utiliser à outrance Carey Price, qui affiche sa forme des beaux jours, puisqu'il est privé d'un auxiliaire fiable vers qui se tourner.

Le 15 décembre, ses joueurs lui offrent sa 600e victoire dans la LNH dans une rencontre face aux Sénateurs d'Ottawa.

Ce regain d’énergie a suffi à faire oublier les déboires de la saison précédente. Mais sa troisième année s'est tout de même soldée par un échec, l'équipe ratant les séries par deux petits points.

Claude Julien en quelques dates...

  • 6 février 2021 : 200e victoire avec le CH
  • 5 novembre 2019 : 1200e match
  • 15 décembre 2018 : 600e victoire dans la LNH

Saison 4 : des succès inespérés

Les attentes étaient élevées la saison dernière, autant de la part des supporteurs que du propriétaire. Les rumeurs de congédiement se sont intensifiées au cours de l'hiver parce que l'équipe connaissait à nouveau des difficultés.

Plus personne ne semblait y croire. Le directeur général a même liquidé certains vétérans pour des choix au repêchage à la date limite des échanges.

Par un concours de circonstances, une pandémie a permis à Claude Julien et à sa troupe de renouer avec les éliminatoires. Avec une saison écourtée, la LNH a permis à 24 équipes de participer au tournoi printanier, au lieu de 16, ce qui a profité au CH.

Claude Julien a tiré profit de cette occasion inespérée. Sa grande expérience dans les éliminatoires a permis au Tricolore de surprendre les Penguins de Pittsburgh au premier tour.

L’entraîneur a toutefois été victime d’un malaise à la poitrine avant le deuxième match de la série face aux Flyers de Philadelphie. Il a dû céder son banc à son adjoint Kirk Muller.

Les joueurs ont offert une prestation sans équivoque à leur première partie sans leur instructeur : une victoire décisive de 5-0. C’est en convalescence que Julien assistera par la suite à l’élimination des siens.

Les entraîneurs les plus victorieux dans l'histoire du CH

  1. Toe Blake : 500 victoires
  2. Dick Irvin : 431 victoires
  3. Scotty Bowman : 419 victoires
  4. Michel Therrien : 271 victoires
  5. Claude Julien : 201 victoires

Saison 5 : une chute fatale

Les choses avaient pourtant bien commencé pour Claude Julien cette saison. Son équipe connaissait un début de saison fulgurant. Le 6 février, il a signé sa 200e victoire à la barre du Bleu-blanc-rouge grâce à un gain sur les Sénateurs.

À ce moment, bien peu de gens se doutaient que ce serait son avant-dernière victoire avec le Canadien.

Il a célébré une dernière victoire le 13 février, contre les Maple Leafs de Toronto, avant de voir l’équipe perdre trois matchs consécutifs.

Le 24 février, 1471 jours après son embauche, il est congédié. Il a perdu son poste dans un contexte étrangement semblable à celui ayant mené au départ de son prédécesseur.

Michel Therrien avait été démis de ses fonctions en 2017 même si son équipe était toujours en position de se qualifier pour les séries.

Aujourd’hui, le Canadien se trouve au 10e rang du classement général.

Quatre ans et neuf jours plus tard, Julien a terminé sa deuxième aventure montréalaise avec une fiche de 129-113-35. Il a permis à son équipe d’accéder aux séries deux fois.

Il se classe au 5e rang des entraîneurs les plus victorieux dans l’histoire de l’organisation, avec 201 victoires, soit 70 de moins que Therrien.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !