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La solitude est la patrie des forts

Photo de Xavier Jourson riant et se tapant dans les mains.

Pour atteindre son objectif, il ne faut reculer devant rien et saisir chaque occasion de se réjouir.

Photo : Radio-Canada / Fabien Kouamé

Xavier Jourson

À deux mois du premier anniversaire de mon projet, je peux déjà tirer certains enseignements. La préparation d’une course comme celle-ci transforme toute ma vie, dans tous les secteurs et compartiments.

Rester concentré sur un même objectif pendant plus de deux ans est un véritable exercice. Il ne faut reculer devant rien. Regarder droit devant et savourer chaque petite victoire.

Un événement impromptu survenu en début de semaine marque une étape importante dans ma transition : le passage aux deux chiffres. 

Depuis l’âge de 15 ans, j’ai toujours pesé plus de 100 kg, jusqu’à 118 kg en période de raclette et de chalets l’hiver. Comme à l’habitude, chaque lundi matin, c’est la pesée. Si les humains peuvent être amenés à fabuler, la balance ne ment jamais. BOOM! 98,1 kg. Un sentiment de satisfaction mêlé de stress m'envahit. 

D’aussi loin que je me souvienne, le poids a toujours été un combat. Plus petit, mon refuge se trouvait dans les boulangeries et pâtisseries françaises. Au rugby, le quintal (les trois chiffres) t’assure crédibilité et force d’esprit. Plus tu es  épais , plus tu fais trembler. Tu tâches donc de te bâtir une belle carapace que tu mets des années à façonner. Puis, tu décides de changer le monde et c’est ton corps qui évolue.

Un pèse-personne indiquant 98,1 kg.

Le passage aux deux chiffres marque une étape importante de la transition.

Photo : Radio-Canada / Xavier Jourson

Je suis léger maintenant, c’est mon vélo qui se réjouit! J’ai décidé de viser un poids de 95 kg pour la course. Pour en tirer tous les bénéfices, je dois l’atteindre au plus tard six mois avant l’événement. Un objectif réaliste, mais il faut maintenir la pression.

Cependant, c’est dans la douleur que les choses s’opèrent. Ma santé, j’y veille au maximum. Mais pour les personnes cognitives dans mon genre, tout se passe dans la tête. Parfois, la tête ne va pas parce qu’elle est submergée de pensées. Et la solitude pèse…

Être optimiste est un devoir moral

J’ai rencontré beaucoup de moments de déprime dans ma vie, mais celui-ci est particulier, parce qu’un élément vient se greffer à une équation déjà complexe : la solitude. 

Dans cette vallée sèche et aride où je me pose de nombreuses questions, c’est souvent le silence qui me répond. 

En choisissant d’aller à contre-courant, de ne pas faire comme tout le monde, je savais que je me heurterais à beaucoup d’incompréhension. Je grandis, j’apprends, mais je découvre aussi l’être humain dans toute sa nature. Croyez-moi, ce n’est pas toujours joli. 

Il s'étire au sol.

Xavier Jourson à l'entraînement

Photo : Radio-Canada / Fabien Kouamé

Comme pour bon nombre de personnes, la COVID-19 et le couvre-feu ont une réelle incidence sur mon moral. C’est sans parler de l’hiver… Même si je suis au Québec depuis bientôt quatre ans, la saison froide reste toujours une période délicate. Le Canada étant le quatrième pays dans lequel je vis, l’exaltation de la neige est bien lointaine. J’y trouve du positif en me disant que cela me fait déjà penser au climat norvégien.

Les journées sont longues et ternes, il faut bien les occuper. S’ajoute à cela une blessure qui traîne depuis bientôt six semaines. Féru de lecture et depuis peu d’écriture, c’est dans ces disciplines que je me soigne.

Une rencontre décisive, c’est quelque chose qui ressemble au destin

Rassurez-vous, tout n’est pas noir, même durant ce mois. Ma vision reste intacte. Mon but est toujours le même : éclater le Norseman.

Des rencontres qui m’ont motivé, j’en ai eu ces derniers temps. L’entraîneur de triathlon Georges Gay m’a apaisé, de même que Stéphanie Rivier, enseignante au MBA, et Olivier Germain, professeur en management et entrepreneuriat à l’UQAM.

Puis, il y a toujours un abonné qui me ramène le sourire grâce à un message d’encouragement, une vidéo, une publication ou simplement en voulant m’aider. C’est du nouveau pour moi!

Ces rencontres et celles à venir me confirment que mon projet est crédible. Sa validation par l’écosystème universitaire montréalais lui donne une vraie valeur ajoutée. Les universités, c’est là que je souhaite faire passer mon message en premier. J’estime que c’est par l’éducation qu’on mesure la puissance d’un pays, pas par son PIB. 

Si d’autres Xavier Jourson décident comme moi de partir d’une feuille blanche et de changer le monde, 2030 s’annonce fleurie!

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