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Jacqueline Simoneau triomphe en natation artistique individuelle... et virtuelle

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Jacqueline Simoneau

Jacqueline Simoneau

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Radio-Canada

Assise dans la voiture aux côtés de sa mère pour visionner la compétition, Jacqueline Simoneau a appris dimanche que son programme enregistré en janvier dernier lui conférait la médaille d’or du solo libre de la Série mondiale virtuelle de la FINA en natation artistique.

Je n’ai pas bien planifié ma journée, j’avais un autre engagement aujourd’hui (dimanche) et je ne savais pas à quel moment ma compétition allait être diffusée, a-t-elle dit en riant pour justifier le choix de l’automobile comme salle de visionnement.

Évidemment, la Montréalaise n’a pas l’habitude d’assister à ses propres performances. Les téléspectateurs, y compris les athlètes et les entraîneurs, voyageaient d’un pays à l’autre dimanche, passaient de bassin en bassin tout au long de la webdiffusion pour voir les nageuses à l’œuvre.

C’était intéressant de voir dans quel environnement les autres compétitrices s’entraînent. Je suis vraiment jalouse des Australiennes, qui étaient dehors, en plein soleil, a lancé Simoneau.

C’était aussi particulier de me voir, a poursuivi celle qui ressentait la même nervosité qu’aurait suscitée une compétition normale. C’était cool de retrouver ces sensations. Habituellement, je peux expulser cette énergie en nageant. Mais là, je n’avais aucune manière de l’enlever!

Les juges ont finalement accordé une note de 90,1 points à Simoneau. Puisque sa routine a été la première à être présentée et qu’elle ignorait la forme dans laquelle se trouvaient ses adversaires, la Québécoise ne savait pas à quoi s’attendre après avoir vu son pointage.

Normalement, je vois les autres faire leur échauffement et je réussis à me situer parmi elles au début de la journée. Là, je ne les avais pas vues. Ma note était correcte, dans la moyenne de ce que je reçois en solo libre habituellement, mais la porte pouvait être ouverte à n’importe qui et tout pouvait arriver.

L’Américaine Anita Alvarez a terminé 2e avec une note de 87,1 points, suivie de la Bélarusse Vera Butsel (82,8).

En constante progression

Jacqueline Simoneau avait eu droit à deux semaines de préparation avant d’enregistrer son programme solo libre, qu’elle n’avait pas pratiqué depuis février 2020. Elle a apporté quelques ajustements en vue de la captation puisque, contrairement à l’habitude, les juges allaient tous voir sa performance du même côté.

J’ai remarqué que d’autres pays ont fait des ajustements similaires, alors je suis contente qu’on ait pris cette décision avant l’enregistrement, a mentionné la seule représentante du Canada à cette Série mondiale virtuelle.

Difficile de demander mieux qu’une médaille d’or pour lancer la saison. Cependant, la nageuse de 24 ans n’était pas tout à fait satisfaite, mais pour les bonnes raisons.

Après avoir vu ma performance, ce n’est pas que j’étais déçue, mais j’ai refait la même routine à l’entraînement cette semaine et je sais que je suis déjà bien meilleure. Je suis plutôt contente de voir mon progrès.

Simoneau admet que le format virtuel n’est pas idéal. Mais, à défaut de pouvoir voyager et de prendre part à des compétitions en personne, elle y voit une solution convenable durant la pandémie. Les prochains Championnats canadiens seront aussi en mode virtuel.

Maintenant, je sais à quoi m'attendre, analyse la nageuse. Pour nous, c’était une très bonne préparation pour avoir un bon environnement de compétition sur le bord de la piscine. Il y a des choses que l’on peut améliorer, mais je crois que l’on a bien appris, c’est une bonne expérience pour le futur.

La Montréalaise aura l'occasion de participer à une première compétition non virtuelle en Europe en avril prochain. Ce sera la première depuis août 2019. Les mesures sanitaires et la quarantaine au retour n'enlèvent rien à son bonheur.

En tant qu’athlète on doit s’adapter à tout. Habituellement, on ne s’adapte pas à une pandémie j’avoue, il faut plutôt s’adapter à notre environnement d'entraînement ou de compétition. C’était un défi au départ, mais on a une équipe de préparateurs autour de nous qui nous soutient dans tout ça. Ça va être le fun! On a hâte de compétitionner dans un vrai environnement de compétition.

Avec Sportcom

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