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Novak Djokovic, indétrônable roi de Melbourne

Un joueur de tennis embrasse le trophée qu'il vient de remporter aux Internationaux d'Australie.

Novak Djokovic

Photo : afp via getty images / WILLIAM WEST

Daniil Medvedev avait beau avoir le vent en poupe en route vers la finale, voguant sur une extraordinaire série de 20 victoires, il n’a pu résister à la tempête que lui réservait Novak Djokovic.

Le Serbe s’est aisément imposé en trois manches de 7-5, 6-2 et 6-2 en finale des Internationaux d’Australie. Il remporte le titre à Melbourne pour la neuvième fois de sa carrière et pour la troisième année de suite.

Je veux remercier ce terrain, l'aréna Rod Laver. Je t'aime de plus en plus chaque année. Une histoire d'amour qui ne cesse de grandir, a-t-il lancé.

Le no 1 mondial met ainsi la main sur un 18e titre majeur, à deux unités du record partagé par Roger Federer et Rafael Nadal.

À 33 ans, Djokovic a encore de belles années devant lui pour rattraper les meneurs.

Je nous considère comme les trois chevaliers du tennis, a dit Djokovic en point de presse. Roger et Rafa m'ont inspiré et je l'ai dit à plusieurs reprises. Tant qu'ils joueront, je jouerai. C'est une course entre nous trois pour savoir qui jouera le plus longtemps et qui gagnera le plus de titres majeurs. On se motive l'un et l'autre et ça fait de nous qui nous sommes.

Il est couché sur le terrain bleu après son triomphe.

Novak Djokovic, nonuple champion des Internationaux d'Australie

Photo : Getty Images / Quinn Rooney

Le premier titre majeur devra atteindre pour Medvedev, qui s’est incliné en finale d’un tournoi du grand chelem pour la deuxième fois, après son infortune en cinq manches contre Rafael Nadal à New York en 2019.

Ce n'est jamais facile de parler après une défaite. Bravo à Novak, 9 titres ici, 18 en tout, c'est extraordinaire. Je suis sans mot, a affirmé le Russe.

J'aime Daniil hors du terrain. Mais sur le terrain, c'est l'un des plus féroces rivaux que j'ai affrontés dans ma vie. Ce n'est qu'une question de temps avant que tu gagnes. Si tu pouvais attendre quelques années de plus, ce serait bien. Ce qu'il a accompli ces derniers mois est extraordinaire, a souligné Djokovic.

Une leçon de tennis

Novak Djokovic a une nouvelle fois gardé le meilleur pour la fin. Après avoir évoqué un retrait du tournoi en raison d’une blessure à l’abdomen subie pendant sa victoire en cinq manches contre Taylor Fritz au troisième tour, il a été intraitable en finale.

Il a brisé le service de son rival à sept reprises, ne cédant le sien que deux fois.

Avec ses nerfs d’acier, il a étouffé la créativité de son rival, notamment en concentrant bien de ses frappes en plein centre du terrain, rendant difficiles les coups en angles, l’une des forces de Medvedev.

De l’autre côté du filet, le maître des lieux suivait son plan à la lettre et s’est même permis d’appuyer son index sur sa tempe à un moment du match pour appuyer sa domination aussi psychologique que physique sur le grand bal.

Un rappel que la dureté du mental n'est pas un concept réservé aux ligues de garage de hockey.

Il montre sa tempe avec son index droit.

Novak Djokovic

Photo : Getty Images / Matt King

Le Russe n’a jamais pu installer son autorité sur cette finale pliée en moins de deux heures. Mince consolation, il grimpera au troisième échelon du classement, devant l’Autrichien Dominic Thiem.

J'aurais voulu faire durer ce match et le rendre plus intéressant pour vous, s’est excusé Medvedev sur le terrain. Mais ce n'était pas le bon jour. C'est le type de matchs que j'ai gagnés pendant tout le tournoi et, aujourd'hui, c'est lui qui l'a gagné.

Après une première manche fort disputée et un bon début de deuxième manche, qui s’est ouverte par un bris de service de Djokovic, le Russe n’a plus vraiment été dans le coup. Une raquette a d’ailleurs payé le lourd tribut de sa rage. Elle n’est plus.

Cible de nombreuses critiques depuis son arrivée en Australie, notamment pour avoir demandé des conditions de quarantaine plus favorables pour les joueurs, mais aussi pour sa réaction à sa blessure à l’abdomen, Djokovic aura finalement eu le dernier mot.

Je n’ai pas laissé les critiques nuire à mes performances, a dit le Serbe en point de presse. Gagner ce trophée était ma réponse. Bien sûr, ça fait mal de recevoir autant de critiques. J’ai développé une technique de protection au fil des années pour éviter de m’en faire et pour me concentrer sur ce qui est le plus important pour moi.

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