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Une vieille chanson

Une rondelle se retrouve dans le filet derrière Carey Price.

Carey Price accorde un but aux Maple Leafs de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

« C’est nous qui leur avons donné la victoire avec nos erreurs. C’est ce qui nous a coûté le match », a déclaré Claude Julien. C’est souvent assez simple, le hockey.

Les fantômes des saisons précédentes ont fait quelques apparitions ces dernières semaines, une tendance qui se confirme de plus en plus, comme observé dans la défaite de 5-3 du CH face aux Maple Leafs samedi soir, une troisième en quatre matchs contre Toronto.

L’indiscipline a placé le Tricolore dans l’eau chaude et son incapacité à fermer la porte lorsqu’il le faut ou à la défoncer lorsque nécessaire l’a finalement coulé.

Montréal a écopé de quatre punitions mineures dans ce match et a accordé trois buts. Si l’on fait exception de la dernière infraction à 18 secondes de la fin, l’équipe de Julien n’a pas été en mesure d’écouler une seule pénalité sans accorder de but.

Il ne faut pas chercher plus loin pour expliquer cette défaite, mais peut-être le faut-il pour essayer de comprendre ce qui sabote lentement un excellent départ à cette saison.

Le Canadien est l’équipe la plus punie avec une moyenne de 4,83 infractions par rencontre. Son infériorité numérique, efficace à 76,6 %, 22e dans la ligue, n’est pas en mesure de pallier ces carences. Et comme l’attaque ne fournit plus 4,5 buts par match, le calcul devient tout simple.

Difficile d’expliquer pourquoi le Tricolore, après une semaine sans match et de nombreuses séances d’entraînement, n’était mentalement pas à point, comme l’a affirmé l’entraîneur-chef.

Quand on lui a demandé ce qui était la cause de toute cette délinquance, Julien a préféré analyser les punitions une par une.

En fin de période, on a eu une deuxième pénalité pour avoir lancé la rondelle par-dessus la baie vitrée. C’est une erreur coûteuse qui nous a mis à cinq contre trois. On a quand même bien fait avant ce but avec une seconde à faire à la punition. Sur le deuxième but, on sort la rondelle, mais on ne l’envoie pas à l’autre bout, c’est un jeu brisé. C’est 2-0 en un rien de temps. Quand tu regardes, c’est plus les erreurs mentales que les pénalités, a-t-il dit.

Vrai. Dans la même catégorie d’ailleurs, la crampe au cerveau de Shea Weber, qui a tenté de frapper Auston Matthews à la ligne bleue défensive, et s’est complètement sorti du jeu, ce qui a mené au but de Mitch Marner, n’était pas piquée des vers. Et ça se déroulait à cinq contre cinq.

Il s’agissait toutefois d’une rare erreur à forces égales. En fait, l'équipe a inscrit 36 buts à cinq contre cinq et n’en a donné que 21 cette saison. Samedi soir, ça s’est terminé 3-2 en sa faveur dans ce département.

L’indiscipline a aussi coûté au CH lors du premier match de l’année contre les Leafs et deux mauvaises séquences à quatre contre quatre ont été responsables du deuxième revers contre le rival ontarien.

Quand Julien affirme que son équipe s’est tiré une balle dans le pied, il n’a pas tort, et la métaphore s’applique à plus d’un match.

C’est frustrant de ne pas réussir à écouler les punitions. Au début de l’année, on avait six ou sept punitions par match. Ce n’est pas une bonne formule. Maintenant, on en prend trois, quatre ou cinq. Tu vas en désavantage, tu as ton travail à faire. C’est une grosse partie du jeu. Si on écoule les punitions, ça fait une différence pour nous.

Paul Byron

Lors du premier but en désavantage numérique, Joel Edmundson a été blâmé de ne pas avoir coupé la ligne de passe entre Marner et Matthews. Il n’est certes pas le premier à se faire prendre par les deux comparses et, à cinq contre trois, disons qu’il y avait des circonstances atténuantes.

Quelques secondes plus tard, Jeff Petry tentait de couper une passe au vol et ouvrait du même coup la voie royale à Toronto qui doublait son avance. Lors du troisième but accordé en infériorité, Carey Price a semblé mal lire le tir de Matthews.

Si l’on ajoute à ça l’erreur de couverture du capitaine Weber sur le troisième but, voilà de nombreuses bévues commises par des vétérans, principalement par une brigade défensive que l’on disait renouvelée, mais qui démontre encore d’importantes failles.

Tout cela alors que le Canadien, à forces égales, obtient plus de tirs que l’adversaire, plus de chances de marquer, inscrit plus de buts. Dominant dans certaines facettes du jeu, mais déficitaire dans la seule statistique qui compte vraiment : le pointage final. La voilà, la vieille ritournelle.

Le CH a toujours une fiche intéressante de 9-5-2, mais a soudainement perdu quatre de ses six derniers matchs. Le duel contre Ottawa dimanche ne sera certes pas anodin.

En rafale

Après avoir été soumis au ballottage dimanche dernier, Byron a réintégré la formation et a disputé un match inspiré en plus d’inscrire son premier filet.

Je voulais jouer une meilleure game. Je savais que j’étais capable de marquer un but. Ma semaine de travail avec les coéquipiers a fait du bien, a expliqué Byron.

Jesperi Kotkaniemi a réussi une de ses belles prestations de la saison. Le jeune Finlandais a commis un bien vilain revirement à la ligne bleue adverse qui a mené à un surnombre des Leafs, sans conséquence toutefois. Cette gaffe a semblé le fouetter. Quelques secondes plus tard, il marquait son premier but depuis le 20 janvier. Il a par la suite disputé un fort match et croyait bien avoir réduit l’écart à 4-3, mais le but a finalement été refusé, les arbitres arguant qu’il avait causé de l’obstruction sur Frederik Andersen en poussant la jambière du gardien dans le filet.

Le tournant du match, selon le défenseur Joel Edmundson.

Mon opinion, c’était un bon but, a estimé Kotkaniemi. Je ne suis pas certain à 100 % du règlement pour ça, mais si je me fie à ce que j’ai vu depuis que je joue, ç’aurait dû être un but.

Je pensais que KK avait sauté sur la rondelle libre sous la jambière. La rondelle était dans le filet avant que la jambière franchisse la ligne des buts. J’étais convaincu que ce serait un bon but, a ajouté Julien.

Jeff Petry a quitté le match en fin de première période après un contact en apparence anodin avec T.J. Brodie. L’arrière est revenu au jeu au deuxième vingt, mais semblait clairement ennuyé par une quelconque douleur pendant le reste de la rencontre.

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