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Naomi Osaka championne des Internationaux d’Australie

Elle embrasse la coupe de la championne.

Naomi Osaka

Photo : afp via getty images / DAVID GRAY

Agence France-Presse

La Japonaise Naomi Osaka s'est offert son quatrième trophée du grand chelem en quatre finales jouées en dominant l'Américaine Jennifer Brady aux Internationaux d’Australie, samedi, à Melbourne.

Osaka, après un petit passage à vide au deuxième jeu de la première manche, a étouffé la résistance de Brady.

La no 3 de la WTA s'est imposée 6-4 et 6-3 en à peine plus de 1 h 15 min contre celle qui vivait sa toute première finale majeure et qui en sera récompensée par une entrée dans le top 15 mondial.

Au prochain dévoilement du classement féminin, lundi, Osaka, grimpera pour sa part d’un rang, tout juste derrière l'Australienne Ashleigh Barty.

Sur le terrain, il n’y a plus aucun doute cependant, c'est bien elle qui est la joueuse à battre sur le circuit de la WTA. Depuis la reprise au cœur de l'été dernier, Osaka a triomphé aux Internationaux des États-Unis en septembre, et désormais à Melbourne.

Avec ces deux nouveaux sacres majeurs, qui s'ajoutent à ses deux premiers à New York en 2018 et à Melbourne en 2019, la Japonaise devient la première joueuse depuis Monica Seles au début des années 1990 à sortir victorieuse de ses quatre premières finales majeures. Un exploit remarquable.

C'est une compagnie extraordinaire. C'est fou à entendre, a lancé Osaka.

Elle prend la pose après avoir remporté les Internationaux d'Australie.

Naomi Osaka devant les photographes

Photo : Getty Images / Mackenzie Sweetnam

Quand elle était devenue no 1 mondiale après les Internationaux d’Australie de 2019, Osaka n'avait toutefois pas caché ses difficultés à assumer ce nouveau statut.

Deux ans plus tard, la Japonaise née d'une mère nippone et d'un père haïtien, qui a grandi et vit aux États-Unis, prouve avec panache qu'elle a bien mûri.

Tout au long de la quinzaine australienne, Osaka a fait étalage de sa force tranquille. En sept matchs, elle n'a perdu qu'une manche, soit en huitièmes de finale contre l'Espagnole Garbine Muguruza.

Et lorsque sa rivale s'est procuré deux balles de match dans de leur duel de haut vol, la manière dont la Japonaise a retourné la situation a été étourdissante.

En finale contre Brady, Osaka est parfaitement entrée dans la partie et a pris l'avantage 3-1. Progressivement plus libérée, l'Américaine est revenue à hauteur, et a même obtenu une balle de 5-4, mais la Japonaise l'a écartée avec autorité.

J'ai dit à tout le monde qui voulait bien m'écouter que tu seras un problème, et j'avais raison. C'est très agréable de te regarder progresser depuis quelques mois.

Naomi Osaka

Elle n'a pratiquement plus rien laissé à son adversaire en remportant six jeux consécutifs à partir de ce moment-là, jusqu'à mener 4-0 dans la seconde manche.

Je pense que j'ai ma place à ce niveau, que gagner un grand chelem est tout à fait réalisable. C'est à ma portée, a dit Brady après son revers.

Si vous m'aviez posé la question, il y a peut-être un an, je n'aurais pas pensé que c'était possible ou j'aurais eu l'impression que c'était comme aller sur Mars, a-t-elle expliqué. Je dirais que je me sens plus à l'aise à ce niveau.

Deux joueuses de tennis prennent la pose avec le trophée de la gagnante et l'assiette de la finaliste des Internationaux d'Australie.

Jennifer Brady et Naomi Osaka

Photo : Getty Images / Matt King

Avant la finale, son implacable solidité, qui avait été jusqu'à faire paraître l'Américaine Serena Williams, impuissante en demi-finales, avait marqué les esprits.

Une fois de plus, Osaka montre sa capacité exceptionnelle à transcender son sport dans les grandes occasions. Des sept trophées qui garnissent désormais son palmarès depuis sa révélation en 2018, plus de la moitié ont été obtenus en tournois majeurs.

Et la règle Osaka s’est confirmée samedi. Lorsque la Japonaise franchit les huitièmes de finale d’un tournoi du grand chelem, elle triomphe systématiquement.

J'espère jouer suffisamment longtemps pour jouer contre une fille qui me dira qu'un jour j'étais sa joueuse favorite. C'est la chose la plus sympathique qui pourrait m'arriver.

Naomi Osaka

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