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Byron a vécu des moments stressants, mais veut demeurer avec le Canadien

Le joueur du Canadien à l'entraînement

Paul Byron

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

Paul Byron a misé sur son expérience acquise cinq ans plus tôt pour encaisser le choc d'apprendre qu'il avait été placé au ballottage par le Canadien de Montréal cette semaine.

Byron y avait été soumis le 5 octobre 2015 par les Flames de Calgary et le principal intéressé se souvient très bien du message que la direction du club albertain lui avait envoyé à ce moment-là.

Je ne sais pas si j'étais prêt à vivre une telle situation. La direction des Flames m'avait dit qu'elle devait gérer la situation avec le plafond salarial tout en gardant trois gardiens avec l'équipe, donc je crois qu'ils ne prévoyaient pas m'envoyer jouer dans la Ligue américaine de hockey. Tu sais donc à quoi t'attendre, mais ça reste une business et il faut être capable de faire la part des choses, a d'abord dit Byron en visioconférence.

On ne sait jamais ce qui peut se produire lorsqu'on se retrouve au ballottage. Quand j'étais avec les Flames, j'avais discuté avec mon agent et on m'avait dit que je devrais être en mesure de rester avec l'équipe. Et finalement, le Canadien m'avait réclamé.

Une citation de :Paul Byron, joueur du Canadien de Montréal

Le scénario s'est donc reproduit dimanche, avec une conclusion différente cette fois-ci.

Ç'a été un peu stressant, pour être bien honnête. Tu ne sais pas ce qui va arriver avec toi. Je voulais rester ici et je ne savais pas si une équipe souhaitait obtenir mes services. Sinon, c'était une journée normale. J'ai joué dehors avec mes enfants, a raconté le vétéran de 31 ans.

Byron jure cependant ne rien leur avoir dit de la situation qu'il vivait avec l'équipe, bien qu'il ait admis que sa femme avait été troublée.

Je ne l'ai pas dit aux enfants, parce qu'ils ne comprendraient pas. C'est plus facile avec une transaction. Ma femme était sous le choc, mais elle m'a appuyé tout au long de ma carrière et m'a de nouveau rassuré cette semaine. Elle tentait de faire comme si c'était une journée normale. On s'est dit qu'il fallait simplement laisser la journée passer, et négocier avec ce qui arrivera par la suite.

Une citation de :Paul Byron

Cette situation n'était toutefois pas inattendue pour Byron, qui savait avant même le début de la saison que sa situation serait difficile, notamment à cause des mesures adoptées par la LNH pour contrer les imprévus provoqués par la pandémie de coronavirus.

C'est un peu bizarre cette année avec l'escouade de réserve et le plafond salarial qui risque de stagner pendant quelques saisons encore, a confié Byron, qui est aussi un représentant des joueurs du CH.

C'est une situation difficile pour la ligue et l'AJLNH, mais avec l'escouade de réserve, je pourrai encore m'entraîner avec l'équipe et jouer les matchs. C'est un outil, mais je ne suis pas certain que ce sera maintenu au cours des prochaines années.

Nous étions conscients en début de saison, en regardant la formation, que ce serait difficile, car il y a 13 ou 14 attaquants avec l'équipe. La réalité, c'est que nous avons une très bonne équipe de hockey et, malheureusement, les 13 ou 14 attaquants ne peuvent tous jouer en même temps.

Une citation de :Paul Byron

Byron a saisi le message de Bergevin

Le Franco-Ontarien est conscient qu'il devra en donner davantage à son entraîneur s'il souhaite réintégrer de manière permanente la formation partante, après avoir été limité à 3 mentions d'aide en 14 rencontres jusqu'ici cette saison.

Le directeur général du Canadien Marc Bergevin l'avait d'ailleurs identifié plus tôt cette semaine en compagnie de Tomas Tatar et de Phillip Danault comme des joueurs qui doivent en donner plus à l'organisation.

Je suis capable de jouer un plus gros rôle, je suis chanceux d'être encore ici et je veux montrer que je suis capable de jouer mieux, a d'ailleurs répété le petit attaquant plusieurs fois pendant la visioconférence.

Byron, Danault et compagnie étaient tous de retour à l'entraînement, vendredi, au Complexe sportif Bell de Brossard, en prévision du match de samedi au Centre Bell contre les Maple Leafs de Toronto.

On ignore toujours si Byron sera de la formation partante, puisqu'il alternait au sein du quatrième trio avec Corey Perry, Jake Evans et Artturi Lehkonen. En défense, Brett Kulak était l'homme en trop.

Les hommes de l'entraîneur-chef Claude Julien ont profité de leur entraînement pour disputer un match simulé et peaufiner leur jeu en supériorité numérique, notamment.

Le Tricolore disputera deux matchs ce week-end. Après son duel contre les Leafs samedi, il affrontera les Sénateurs d'Ottawa dimanche.

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