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L’espoir de déconfinement fait place à la consternation à Tennis Québec

« On a 25 centres intérieurs à travers la province qui attendent de rouvrir. »

Une balle de tennis

Le tennis est un sport qui se prête facilement à la distanciation physique.

Photo : iStock

Tennis Québec s’explique mal pourquoi le gouvernement Legault a choisi d’autoriser la réouverture des arénas et des piscines en vue de la semaine de relâche, mais de garder fermés les établissements consacrés aux sports de raquette.

L’heure a d’abord été à la réjouissance quand le gouvernement a annoncé mardi que la pratique des sports intérieurs serait autorisée à partir du 26 février.

Cette réouverture, dans les faits, ne s’applique qu’aux arénas et aux piscines. C’est ce qu’a appris l’organisme peu après l’annonce initiale. La joie s’est alors transformée en désillusion.

Communiqué de presse incendiaire dénonçant une décision arbitraire, réunions, rencontres et autres entretiens : le grand patron de Tennis Québec a choisi de couper court à un congé qui devait s'étirer jusqu'à la semaine prochaine pour se mettre en quête de réponses. Cette décision, il ne l'avait pas vue venir et il ne la comprend pas.

« On est extrêmement déçu et aussi très surpris […] On s’attendait vraiment à ce que le tennis reprenne, comme on le croyait, le 26. On ne comprend pas vraiment, [parce que] les centres de tennis répondent parfaitement aux consignes gouvernementales. »

— Une citation de  Jean-François Manibal, directeur général de Tennis Québec
Il sourit.

Jean-François Manibal

Photo : Tennis Québec

Jean-François Manibal a pu obtenir quelques explications, mais elles ne l'ont pas convaincu. Il peine à saisir la logique sur laquelle se base la santé publique dans sa prise de décision.

Le gouvernement cherche des activités qui sont sécuritaires, il cherche des activités qui sont familiales, évoque-t-il quand on lui demande quelles explications lui ont été fournies. La chose qui est quand même surprenante, c’est que les centres de tennis sont des endroits bien connus pour accueillir les familles. La semaine de relâche, c’est la période durant laquelle les clubs sont le plus occupés par les familles et par les jeunes.

Ces centres, affirme M. Manibal, seraient prêts à rouvrir demain matin en assurant des conditions sécuritaires à leurs visiteurs.

Il n’y a aucun risque de propagation dans nos centres intérieurs […], tout est mis en place. On est aussi sécuritaires, voire plus sécuritaires que [les piscines et les arénas], fait-il valoir.

Outre les mesures sanitaires à faire appliquer par le personnel, il n'est pas inquiet quant au respect de la distanciation physique. Un terrain de tennis, c’est un espace de 600 mètres carrés pour accueillir deux personnes, souligne le DG de Tennis Québec. Par la nature même de notre sport, les gens ne sont pas près les uns des autres.

Informé au compte-gouttes

Il n’y a pas d’échéancier en vue, pas d’engagement à autoriser les centres de tennis à reprendre leurs activités à une date précise ou approximative. Tennis Québec ne peut qu’attendre.

« La seule chose qu’on a entendue pour le moment, c’est que le 8 mars serait une date importante, qu’il y aurait probablement réouverture de certaines activités intérieures, mais on n’en sait pas plus, malheureusement. On espère faite partie des activités qui vont être rouvertes. »

— Une citation de  Jean-François Manibal, directeur général de Tennis Québec

Et l'annonce de mardi, en plus de prolonger l'attente, a causé beaucoup de confusion.

On est inondés d’appels et nos centres intérieurs également, dit Jean-François Manibal. C’est dommage parce que les gens croient présentement que tout [sera] ouvert et il n’y a pas vraiment eu de correctif d’apporté de la part du gouvernement.

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