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Laurent Dubreuil champion du monde au 500 m

Les équipes canadiennes masculine et féminine ont également gagné l'argent en poursuite.

Laurent Dubreuil champion du monde au 500 m

Laurent Dubreuil champion du monde au 500 m

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

Radio-Canada

Laurent Dubreuil a remporté vendredi le 500 m des Championnats du monde de patinage de vitesse sur longue piste, à Heerenveen, aux Pays-Bas.

Le Québécois a réussi un chrono imbattable de 34 s 398/1000. L’athlète de Russie Pavel Kulizhnikov a fini 2e en 34,54 s et le Néerlandais Dai Dai N’tab, 3e en 34,628 s.

Laurent Dubreuil poursuit ainsi sur sa lancée. Il a remporté quatre médailles en cinq courses à Heerenveen dans les deux Coupes du monde précédant les mondiaux.

Il est le premier Canadien depuis Jeremy Wotherspoon, en 2008, à être sacré champion du monde dans l'épreuve reine du sprint. Réalisant ainsi un rêve de jeunesse, l'athlète dit flotter sur un nuage.

C'est le couronnement de 10 ou 15 ans d'efforts. J'espère connaître d'autres grands moments dans ma carrière. Mais dans tous les cas, je pourrai dire que j'ai été champion du monde une fois!

Une citation de :Laurent Dubreuil, champion du monde du 500 m

Cette victoire était inespérée pour Dubreuil, dont l'entraînement a été bousculé ces derniers mois par la fermeture de l'anneau de glace à Calgary. La préparation mentale aura joué un grand rôle, mais l'athlète dit aussi se trouver au sommet de sa forme.

Depuis l'année dernière, je me situe à une bonne place mentalement. J'ai trouvé l'équilibre entre être détendu et être confiant. Ça fait de moi un patineur dangereux, a-t-il confié à Radio-Canada Sports. Mais ma présence mentale va de pair avec mes progrès sur le plan physique. À mes moins bonnes années, j'arrivais aux championnats et j'étais classé septième ou huitième. Là, j'arrive en pleine possession de mes moyens.

Avec cette pression en moins sur les épaules, Laurent Dubreuil retrouve un sentiment de légèreté sur ses patins, la clé de ses récents succès, selon lui. Lors de championnats précédents, je savais que je n'avais pas le droit à l'erreur si je voulais aspirer à la victoire. Que je devais absolument offrir une performance parfaite pour gagner. Depuis l'an dernier, j'arrive confiant. Ça aide d'avoir comme objectif une bonne course plutôt qu'une course parfaite.

De leur côté, le Québécois Alex Boisvert-Lacroix (35,011) et l’Albertain Gilmore Junio (35,038) ont respectivement pris les 12e et 13e rangs.

Deux médailles d'argent pour les équipes canadiennes

Plus tôt dans la journée, le Canada a décroché ses deux premières médailles des mondiaux.

La poursuite par équipe féminine, menée par Ivanie Blondin, Isabelle Weidemann et Valérie Maltais, a obtenu l’argent. Avec un chrono de 2:55,973, les Canadiennes ont tout juste été devancées par les Néerlandaises (2:55,795). L’équipe russe (2:59,358) a conclu au 3e échelon.

Maltais et ses coéquipières espéraient quitter les Pays-Bas avec un triplé, après avoir triomphé deux fois en Coupe du monde en janvier. Elle n'en ressort pas moins satisfaite. C'est un sentiment partagé, car on aurait vraiment voulu être championnes du monde. En même temps, nous sommes arrivées en Europe sans trop savoir ce qu'on pouvait accomplir.

Quand on pense à l'année qu'on a eue, avec des conditions d'entraînement difficiles, il faut retirer plus de positif que de négatif de cette course.

Une citation de :Valérie Maltais

Les Canadiennes ont conservé la même stratégie que lors de leur dernière victoire.

Les Néerlandaises ont connu une meilleure course, et nous, on a moins bien exécuté cette fois-ci, raconte Maltais. On n'avait peut-être pas le même synchronisme, quand moi je poussais Isabelle, Ivanie ne poussait peut-être pas, et vice-versa.

À un certain point, on a perdu un peu de vitesse pour conserver un bon rythme. Mais on a peut-être mal dosé. Une fois qu'on perd cette vitesse, elle est difficile à rattraper.

Ivanie Blondin, Isabelle Weidemann et Valérie Maltais sur le podium aux Championnats du monde de patinage de vitesse sur longue piste

Le Canada a aussi obtenu l’argent en poursuite par équipe masculine grâce à un chrono de 3:41,711 enregistré par Ted-Jan Bloemen, Connor Howe et Jordan Belchos.

En Coupe du monde, ce sont les Norvégiens qui ont devancé les Canadiens au fil d'arrivée. Cette fois, ce sont les Néerlandais qui ont privé les Canadiens d'une médaille d'or. Les occasions de gagner l'or ne seront pas toujours là. J'aurais aimé qu'on gagne, c'est un peu décevant, admet Jordan Belchos. Malgré cela, quand on réalise le chemin parcouru, c'est fou de penser qu'on était seulement à deux dixièmes de la première place.

Une expérience concluante

Valérie Maltais et Jordan Belchos, qui forment un couple, prolongeront l'expérience au coeur de la bulle sanitaire de Heerenveen cette fin de semaine. Ils participeront notamment à des départs groupés, avant de rentrer à Toronto.

Les deux dressent un bilan positif de leur expérience. Il y avait un protocole à respecter avant de quitter le Canada, et une période d'isolement une fois aux Pays-Bas. Il y avait aussi un suivi chaque semaine, dit la Québécoise. La bulle n'était pas si étanche, tu pouvais sortir pour faire du vélo, par exemple. On devait donc s'en remettre au bon jugement des autres compétiteurs, et tout le monde a visiblement été discipliné.

L'ambiance qui caractérise habituellement les compétitions à Heerenveen a toutefois manqué à Maltais. Ici, les gradins sont très proches de la glace. Je le ressentais, quand on attendait notre tour. C'était pas mal différent, on entendait une mouche voler, ou un entraîneur crier...

Il y avait aussi le petit robot, avec une caméra, qui nous suit partout pour nous rappeler que des gens nous regardent!

Une citation de :Valérie Maltais

(Avec les Informations de Guillaume Piedboeuf et Kéven Breton)

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