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Wilfried Seyi en action à Yaoundé, GYM redémarre à Québec

Il s'apprête à frapper son adversaire pendant un combat.

Le boxeur Wilfried Seyi

Photo : Getty Images / AFP/Anthony Wallace

Jean-François Chabot

Le boxeur camerounais et protégé du Groupe Yvon Michel (GYM) Wilfried Seyi livrera samedi, à Yaoundé, un premier combat professionnel en plus d’un an.

Parti de Montréal il y a maintenant un an pour participer aux qualifications africaines en vue des Jeux olympiques de Tokyo, Seyi s’est retrouvé dans l’impossibilité de revenir en raison de la pandémie naissante de COVID-19.

Finalement rentré à la fin décembre, il devait participer le 26 février à une soirée que souhaitait organiser Yvon Michel. Mais les nouvelles restrictions sanitaires ont eu raison de ce projet.

Seyi a tout de même pu tenir quelques séances d’entraînement au complexe sportif Claude-Robillard, en compagnie de Stéphan Larouche, avant que ce dernier s’envole à destination de Porto Rico pour préparer Jean Pascal à un éventuel combat revanche contre Badou Jack.

Soutenu financièrement par son promoteur québécois, Seyi est donc reparti au Cameroun la semaine dernière, où il sera la tête d'affiche d'un événement coorganisé par GYM.

Seyi (8-0, 4 K.-O.) aura l’occasion de tester sa condition physique et ses réflexes, samedi, au gymnase de l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), son lieu d’entraînement habituel. Il y affrontera son compatriote Alexandre Jacques Mboudo Eloumou, lequel fera ses débuts professionnels.

Je connais bien ce boxeur. Il a été entraîné par mon père. Il est passé par le processus de notre équipe nationale. Il est plus âgé que moi. C’est un gaucher qui cogne fort. Je crois que ça va être un bon combat. Mais je compte finir ça avec un K.-O., a indiqué Seyi en entrevue à Radio-Canada Sports.

GYM présentera ce rendez-vous en direct sur sa page Facebook. Seyi a vraiment hâte d’en découdre pour ensuite poursuivre sa préparation en vue des Jeux de Tokyo.

Avant de revenir au Québec, je pense participer, à la fin du mois de mars, à une compétition au Congo, un petit championnat d’Afrique de zone. Je souhaite aller là-bas et gagner contre le Congolais qui a été le seul à me battre aux qualifications olympiques, a précisé Seyi sur un ton revanchard.

À son retour à Montréal, il se soumettra à toutes les exigences sanitaires allant du test négatif à la COVID-19 avant de monter dans l’avion à la quarantaine obligatoire de 14 jours, y compris les trois premières nuitées obligatoires à 2000 $ dans un hôtel.

Ça repart pour GYM

Par ailleurs, Yvon Michel a confirmé à Radio-Canada Sports que son groupe de promotion présentera un premier gala en plus d’un an en sol québécois.

C’est à l’Hôtel Plaza de Québec, le 16 mars, qu’aura lieu cette soirée qui pourrait inclure jusqu’à sept combats, dont la finale opposant les poids lourds Oscar Rivas (26-1, 18 K.-O.) et Sylvera Louis (8-5, 4 K.-O.).

Les deux hommes se sont déjà affrontés au Centre Bell en juin 2012. Rivas avait gagné par décision partagée au bout de huit rounds. Rivas sera en action pour la première fois depuis sa défaite controversée face au Britannique Dillian Whyte pour le titre mondial intérimaire du WBC, en juillet 2019.

Rivas lance un jab en direction de Whyte.

Les boxeurs Oscar Rivas et Dillian Whyte

Photo : Reuters / Andrew Couldridge

Parmi les autres pugilistes pressentis pour cette carte, on retrouverait Sébastien Bouchard (18-2, 8 K.-O.), le Longueuillois Terry Osias (9-0, 4 K.-O.), Yan Pellerin (10-1, 4 K.-O.) et Alexis Barrière (10-4).

De plus, Patrice Volny (15-0, 9 K.-O.) pourrait y livrer un combat préparatoire à son duel éliminatoire à venir pour le titre mondial de l'IBF des poids moyens (160 lb) que détient Gennady Golovkin. Tout dépendra de la date prévue pour cet important défi.

Le retour des spectateurs

À noter que l’événement de Québec se déroulera devant spectateurs. Il est prévu que 60 chambres avec balcons donnant sur l’atrium de l’hôtel seront louées avec deux occupants par chambre.

Le total de personnes présentes ne devra pas dépasser 250, en incluant les boxeurs, les entraîneurs, les officiels, les arbitres et le personnel technique relié à l’événement.

En plus du souper servi à la chambre, les spectateurs auront aussi droit à la prestation d’un groupe de musique qui ouvrira la soirée en plus de meubler les pauses entre les combats, le temps qu’il faudra pour désinfecter le ring.

Coïncidence? C'est aussi à Québec que GYM avait tenu son dernier gala de boxe en novembre 2019. Celui du 16 mars sera offert à la télé à la carte.

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