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Le Québec orange dans la ligne de mire de Camille Estephan

Un boxeur célèbre sa victoire dans le ring.

David Lemieux

Photo : Getty Images / Al Bello

Jean-François Chabot

Avec l’interruption des vols à destination du Mexique et des Caraïbes et le « passage à l’orange » de certaines régions, le promoteur Camille Estephan songe à revenir au Québec pour présenter ses galas de boxe.

Avant de procéder, le patron d’Eye of the Tiger Management (EOTTM) doit obtenir des réponses à des questions relevant des plus récentes mesures mises en place quant à l’accès au territoire canadien.

Déjà, mardi, dans les heures qui ont précédé l’annonce d’un relâchement modéré des conditions du confinement et du couvre-feu dans six régions du Québec, EOTTM a eu des échanges avec les autorités de la santé publique d’au moins l’une d’elles.

[L’entretien] s’est très bien déroulé. Je pense qu’ils vont approuver notre protocole sanitaire pour la tenue de galas en mars et en avril. Je ne sais pas encore si on fera un ou deux galas. Ça va dépendre des adversaires, a indiqué Estephan à Radio-Canada Sports.

Présentement, le vrai casse-tête n’est pas la santé publique. On a déjà prouvé qu’on pouvait être efficaces. On n’a eu aucun cas [dans nos galas précédents]. Le problème est de savoir comment on peut chercher des adversaires en dehors des frontières. Il y a ces 2000 $ pour les trois jours à l’hôtel du gouvernement. Il y a ensuite un autre 12 jours de confinement.

Une citation de :Camille Estephan, président d'Eye of the Tiger Management

La question se pose en effet à savoir si les adversaires des protégés de Camille Estephan accepteront de venir faire leur camp dans leur chambre d’hôtel.

Un homme en complet donne un point de presse.

Camille Estephan

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Possibles points de chute

On se rappellera qu’avant de trouver une oasis à Cuernavaca, au Mexique, à la suite du passage au rouge de l’ensemble du territoire québécois, EOTTM avait présenté des soirées de boxe à Shawinigan et à Rimouski.

Le retour à l’orange du Bas-Saint-Laurent porte à croire que Rimouski pourrait redevenir l’emplacement de choix pour y ramener la boxe professionnelle. Le Saguenay–Lac Saint-Jean et Chicoutimi pourraient également être considérés comme ils l’avaient été pour accueillir un événement du groupe en novembre dernier.

Des questions sans réponses

Le promoteur s’interroge aussi sur le statut de ses boxeurs quand ils rentrent à la maison après un combat à l’étranger.

Il doit y avoir des exceptions. Est-ce que les camionneurs qui doivent quitter le pays doivent rester dans un hôtel pendant trois jours et payer 2000 $ chaque fois? On doit regarder tout ça.

Une citation de :Camille Estephan

En tant que tels, depuis la fermeture de la frontière terrestre entre le Canada et les États-Unis, les voyages essentiels et professionnels sont toujours permis.

Il faut déterminer ça. Parce que nos boxeurs se déplacent pour leur travail. Ils ne s’en vont pas là pour des vacances. Tout est tellement nouveau que même le gouvernement n’est pas capable de répondre à certaines de nos questions. C’est très flou. Il y a des choses à préciser, a aussi dit Estephan.

Il attend donc également des réponses pour savoir si ses boxeurs peuvent se rendre librement en Argentine ou ailleurs en Amérique du Sud ou si ces pays font partie des destinations interdites jusqu’au 30 avril.

En attendant la confirmation pour une date de gala en mars, Camille Estephan a indiqué à Radio-Canada Sports qu'il avait déjà une entente en main pour la présentation d'une soirée le 17 avril à Québec.

Il n'a pas dévoilé l'endroit exact où l'action se déroulera à huis clos, mais on peut déjà dire qu'elle comprendra trois finales, dont un premier combat pour David Lemieux (42-4, 35 K.-O,) depuis le 10 octobre.

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