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Chronique

À quoi ressemblera l’équipe canadienne masculine à Pékin?

Il soulève la coupe Stanley après la victoire des Blues contre les Bruins en 2019.

Doug Armstrong

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Les Jeux de Pékin se mettront en branle le 4 février 2022, dans exactement un an. Hockey Canada a profité de l’occasion mercredi pour officialiser la nomination de Doug Armstrong à titre de directeur général de l’équipe masculine. Au cours des 365 prochains jours, Armstrong sera donc épié par 37,7 millions de gérants d’estrade.

Armstrong faisait partie des groupes de dirigeants qui ont sélectionné les formations canadiennes en vue des Jeux de 2010 à Vancouver et de 2014 à Sotchi. Et les deux fois, le Canada a remporté la médaille d’or.

Au cours de la prochaine année, Armstrong sera secondé par Ken Holland. Ce dernier agira à titre de DG associé. Pour leur part, Ron Francis, Roberto Luongo, Don Sweeney et le vice-président des équipes nationales de Hockey Canada, Scott Salmond, compléteront le groupe de direction à titre d’adjoints au directeur général.

Bon nombre d’amateurs font l’erreur de confondre l’assemblage de l’équipe olympique avec la sélection d’une équipe d’étoiles. Or, ce n’est pas du tout la même chose. L’équipe olympique a pour mission de remporter le tournoi de hockey le plus compétitif du monde. Sa formation doit donc être équilibrée et composée de joueurs qui lui permettront de dominer dans toutes les facettes du jeu.

Ils sont assis sur la glace avec leur médaille au cou.

Les joueurs de l'équipe canadienne de hockey après leur victoire en finale aux Jeux olympiques de Sotchi

Photo : Getty Images / Bruce Bennett

Par exemple, lorsqu’on parle de la dernière conquête de la médaille d’or à Sotchi, beaucoup de gens oublient qu’Équipe Canada était l’une des meilleures équipes défensives jamais assemblées et que cette formation, tout en étant extrêmement mobile, pratiquait un style de jeu patient, lourd et abrasif.

D’ailleurs, même si le Canada misait sur plusieurs vedettes offensives, les trois meilleurs marqueurs de l’équipe avaient été Drew Doughty, Shea Weber et Jeff Carter.


Avant de songer à sélectionner leurs joueurs, les membres de l’équipe de direction devront toutefois choisir un groupe d’entraîneurs au cours des prochains mois.

Habituellement, Équipe Canada organise un camp de préparation estival avant les Jeux, histoire d’établir sa philosophie et les bases de son système. L’identité de l’entraîneur-chef devrait donc être connue quelque part au printemps.

Au cours des dernières semaines, Mike Babcock a pris les devants en annonçant qu’il ne serait pas de retour à la barre de l’équipe canadienne.

Babcock a généreusement fait valoir que d’autres entraîneurs compétents méritent le privilège de diriger Équipe Canada. Toutefois, il ne dirige pas d’équipe en ce moment. Et si on se souvient de la crise suivant son départ de l’organisation des Maple Leafs de Toronto, il aurait été étonnant qu’on lui confie de nouveau les rênes de l’équipe.

Il répond aux questions de la presse lors de sa présentation à Philadelphie comme entraîneur-chef des Flyers.

Alain Vigneault

Photo : Associated Press / Matt Slocum

Il sera extrêmement intéressant de voir qui sera choisi pour diriger l’équipe.

On imagine facilement un quatuor d’entraîneurs composé d’Alain Vigneault, Barry Trotz, Claude Julien et Lindy Ruff, qui ont tous déjà remporté un trophée Jack-Adams.

Les équipes de Vigneault sont toujours efficaces en défense sans pour autant réfréner leurs ardeurs en attaque. Vigneault est dynamique derrière le banc et extrêmement respecté dans le milieu. Il serait mon choix pour le poste d’entraîneur-chef, tandis que Trotz obtiendrait le titre d’entraîneur associé.


En 2022, la tâche de Doug Armstrong et de ses adjoints sera aussi compliquée par le fait que la LNH n’a pas permis à ses joueurs de participer aux Jeux de Pyeongchang. La recette canadienne voulant qu’on greffe un groupe de jeunes à un imposant noyau de vétérans qui a participé aux Jeux précédents devra donc être modifiée.

À titre d’exemple, l’équipe aux Jeux de Sotchi était composée de 11 joueurs qui avaient remporté l’or à Vancouver en 2010. Une culture d’équipe était déjà établie.

Tout de même, de cinq à sept médaillés d’or de Sotchi pourraient faire partie de l’équipe à Pékin. Finalement, il reviendra aux sélectionneurs de décider combien de joueurs de 30 ans et plus feront partie de la formation canadienne. Il y en avait 8 sur 24 joueurs à Sotchi. Il pourrait y en avoir jusqu’à 12 à Pékin.

À titre d’exemple, deux des membres du premier trio canadien à Sotchi, Sidney Crosby et Patrice Bergeron, seront respectivement âgés de 34 et 36 ans l’hiver prochain. Si les deux retrouvent leur place, il faudra ajuster leur niveau de responsabilités.


Il est en position agenouillée sur la glace.

Carey Price

Photo : Getty Images / Rich Lam

Cela dit, passons aux choses sérieuses Voici ma sélection préliminaire en vue des Jeux de 2022. L’âge affiché est celui que les joueurs auront au tournoi olympique, et les noms en caractères gras sont ceux des vétérans de l’équipe de Sotchi.

Gardiens (3) : Carey Price (34 ans), Carter Hart (23 ans), Jordan Binnington (28 ans).

Il est important de pouvoir miser sur un gardien ayant vécu l’expérience olympique. Pour sa part, Hart pourrait bénéficier de cette expérience avant de prendre le flambeau en 2026. Binnington a remporté la Coupe Stanley et peut jouer un rôle important au pied levé.

Défenseurs droitiers (4) : Drew Doughty (32 ans), Alex Pietrangelo (32 ans), Cale Makar (23 ans), Dougie Hamilton (28 ans).

Dougie Hamilton à la place de Ryan Ellis ou de Colton Parayko? C’est une question de choix. En plus de sa présence physique, Hamilton génère de l’attaque et marque des buts. Il est le meilleur buteur canadien chez les défenseurs depuis quelques années, devant Shea Weber. Cale Makar est un maître de l’avantage numérique et sans doute un futur lauréat du trophée Norris.

Défenseurs gauchers (4) : Morgan Rielly (27 ans), Mark Giordano (38 ans), Samuel Girard (23 ans), Shea Theodore (26 ans).

Le flanc gauche de la défense n’est pas extrêmement riche du côté canadien. Giordano aura 38 ans, mais joue encore 24 minutes par match. La mobilité et le dynamisme de Girard apporteraient une dimension intéressante à la défense canadienne.

Ailiers gauches (5) : Connor McDavid (25 ans), John Tavares (31 ans), Taylor Hall (30 ans), Brad Marchand (33 ans), Sean Couturier (29 ans).

Quelles autres équipes pourraient miser sur deux gagnants du trophée Hart et un du trophée Selke sur l’un de leurs flancs? Il y aura des décisions difficiles à prendre pour les entraîneurs!

Centres (4) : Nathan MacKinnon (26 ans), Brayden Point (25 ans), Ryan O’Reilly (30 ans), Sidney Crosby (34 ans).

Trois de ces quatre joueurs ont été le centre numéro un d’une équipe qui a remporté la Coupe Stanley au cours des dernières années. Et l’autre, MacKinnon, est l’un des attaquants les plus difficiles à contenir de la LNH. Une véritable force de la nature.

Ailiers droits (5) : Mitch Marner (24 ans), Mark Stone (29 ans), Matthew Barzal (24 ans), Patrice Bergeron (36 ans), Mark Sheifele (28 ans).

Scheifele est trop bon et trop complet pour ne pas l’inclure dans l’équipe. Il peut tout faire.

Demain : le portrait préliminaire de l’équipe féminine.

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