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Très peu d’assouplissements pour le monde du sport

Il soulève un haltère couché sur un banc.

Un homme s’entraîne dans une salle de gym.

Photo : Radio-Canada

Si les commerces jugés non essentiels peuvent rouvrir dans toutes les régions du Québec à compter du 8 février, le monde du sport devra encore patienter.

Les nouvelles mesures annoncées lors du petit déconfinement décrété par le gouvernement Legault donnent bien peu d’oxygène aux amateurs de sports d’intérieurs qui seront toujours interdits en zones rouges, soit dans tout le sud du Québec.

Les gymnases d’entraînement pourront toutefois ouvrir leurs portes dans les six régions considérées comme des zones orange, soit le Nord-du-Québec, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord, l’Abitibi-Témiscamingue, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

En zones orange, il sera aussi permis de pratiquer des sports intérieurs en solo et en duo, comme le tennis ou le badminton, sous la supervision d'un entraîneur, ou encore en bulle familiale, entre personnes habitant à la même adresse.

Les sports organisés, à l’exception des programmes sport-études, ne seront toujours pas autorisés.

Il sera toutefois permis de pratiquer des activités extérieures en groupes de huit personnes provenant de huit résidences, dans le respect de la distanciation physique.

En zones rouges, la limite pour ces mêmes activités extérieures sera fixée à un maximum de quatre personnes provenant de quatre adresses. Les sports intérieurs demeurent interdits.

Dans les deux zones, les sports extérieurs pourront être supervisés par un entraîneur en respectant le nombre de quatre ou huit personnes par groupe selon la région.

Éveline Canape, la vice-présidence d’Énergie Cardio, dont 25 de ses 27 centres d’entraînement sont en zones rouges, espère un ajustement rapide.

La majorité de nos clients s'entraînent avec un entraîneur qui est en quelque sorte leur thérapeute ou leur kinésiologue, explique-t-elle. On voudrait voir cette interprétation dans les gyms, parce que nos clients ont besoin de bouger et on respecte à 100 % les mesures sanitaires, de la même manière que ça se fait dans une clinique de physiothérapie et d'ostéopathie. C’est le petit bout qu’on rêve d’avoir.

Le premier ministre François Legault a réitéré son souhait d’ouvrir les centres d’entraînement, mais il précise qu’il n’a toujours pas l’autorisation de la santé publique.

Aucun assouplissement n’est prévu d’ici le 22 février.

On n'est pas encore fixé pour dire que ça va se prolonger au-delà du 22 février. Je comprends le besoin de bouger des gens. La stabilité de nos indicateurs statistiques est essentielle au cours des prochaines semaines pour qu’on puisse permettre les activités sportives à l’intérieur.

Une citation de :Horacio Arruda, directeur national de la santé publique

Le député libéral Enrico Ciccone a exprimé sa déception sur son compte Twitter.

Ce serait plus facile à comprendre et à accepter si nous pouvions avoir les avis de la santé publique pour nous expliquer la différence entre avoir 10 ou 12 jeunes sur une glace à l’entraînement avec masque, en respectant la distanciation, à huis clos, et un centre d’achat ouvert, a-t-il écrit.

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