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Les athlètes paralympiques plus fragiles doivent être protégés à Tokyo

Elle s'apprête à lancer le ballon.

La Canadienne Cindy Ouellet avec le ballon lors d'un match contre la Chine aux Jeux paralympiques de 2016

Photo : Comité paralympique canadien / Lindsay Crone

Agence France-Presse

Le président du Comité international paralympique (CIP) est « très optimiste » quant à la tenue cet été des Jeux de Tokyo. Mais il veut protéger les athlètes paralympiques, dont certains sont plus fragiles.

Avoir des Jeux, même sans public ou uniquement avec des spectateurs japonais, est préférable à pas de Jeux du tout, a-t-il estimé dans un entretien à l'AFP.

Alors que la pandémie continue de faire rage dans le monde, le comité organisateur n'exclut pas la possibilité que les Jeux se déroulent devant un public réduit, exclusivement japonais ou à huis clos.

Seuls 57 % des athlètes ont déjà validé leur billet pour les Jeux olympiques et paralympiques. Les épreuves qualificatives, lourdement chamboulées par la crise, doivent reprendre au plus tôt en mars.

Certains seront sans aucun doute frustrés par le processus de qualification, a admis M. Parsons, assurant que le CIP travaillait avec les fédérations sportives sur différents scénarios.

Mais nous n'y pouvons pas grand-chose. Il faut que nous protégions les gens, ce qui signifie que nous ne pouvons pas les faire participer aux qualifications si cela les met en danger, a-t-il rappelé.

Comment les protéger?

Les vaccins ne seront pas obligatoires pour participer aux Jeux, a rappelé M. Parsons, qui révèle que le CIP et le CIO travaillent de concert sur la question des vaccins, et sont face à de nombreux obstacles pour trouver une solution.

Nous devons être équitables avec tous les pays, a-t-il ajouté.

Le but est d'offrir la meilleure protection possible à chacun, alors que certains athlètes paralympiques ont des systèmes immunitaires fragiles qui les rendent plus vulnérables à la COVID-19.

Deux hommes discutent.

Le président du Comité international olympique Thomas Bach (à gauche) écoute le président du Comité international paralympique Andrew Parsons.

Photo : getty images for ipc / Chung Sung-Jun

Malgré les vives inquiétudes quant à la possibilité pour les Jeux d'avoir lieu de manière sûre, M. Parsons est très optimiste. Il écarte aussi l'idée que seul l'un des deux événements ait lieu.

Ce n'est pas envisageable pour le CIP, mais nous collaborons de près avec les autorités japonaises, le comité organisateur et le CIO. Et nous sommes tous d'accord pour dire qu'il n'y aura pas de scénario de JO sans Jeux paralympiques, a-t-il précisé.

Les deux événements auront lieu, a insisté Andrew Parsons.

Un optimisme qui fait écho aux déclarations mardi du président du comité d'organisation. Les Jeux auront lieu quoi qu'il arrive avec l'évolution de la crise sanitaire, a répété Yoshiro Mori.

Les Jeux olympiques sont prévus du 23 juillet au 8 août et les Paralympiques du 24 août au 5 septembre.

Une source d'inspiration

Pour Andrew Parsons, présenter des Jeux sans public est un compromis acceptable si l'événement peut inspirer le public.

Les Jeux paralympiques sont une occasion de changer le monde, a-t-il affirmé, à un peu plus de 200 jours de l'événement.

Nous comprenons que les Jeux ne seront pas les mêmes sans spectateurs, mais leur impact est très fort, y compris en dehors de la ville et du pays hôte, a-t-il estimé.

Les Jeux paralympiques ne concernent pas seulement les deux millions de personnes qui y assistent directement, mais aussi les quatre milliards de personnes qui les regardent dans le monde entier.

L'expérience sera différente, mais vaut le coup, croit Andrew Parsons.

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