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Yannick Bestaven finit 3e, mais gagne le Vendée Globe

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Il regarde vers le ciel

Yannick Bestaven

Photo : Getty Images / Sebastien Salom-Gomis

Radio-Canada

Troisième navigateur à rallier Les Sables-d’Olonne, Yannick Bestaven (Maître CoQ IV) a remporté la neuvième édition du Vendée Globe, cette course autour du monde en solitaire et sans assistance.

Si Bestaven a été couronné en fin de nuit jeudi en France (4 h 30), c'est en raison du temps de compensation de 10 h 15 min pour avoir participé au sauvetage de Kevin Escoffier, au début de décembre dernier.

Après 80 j 6 h 15 min 47 s en mer, Charlie Dalin (Apivia) a été le premier skipper à franchir la ligne d’arrivée, suivi de Louis Burton (Bureau Vallée 2), arrivé 2e avec à peine 4:09:25 de retard.

Bestaven, lui, détenait encore un coussin d'un peu plus de deux heures quand il s'est pointé 7:53:59 après Dalin. Il a finalement été crédité d'un temps de 80 j 3 h 44 min 46 s.

C'est vraiment tout à fait normal que les coureurs qui se soient déroutés aient bénéficié de bonifications, a dit Dalin.

Thomas Ruyant (LinkedOut), 4e, a suivi Bestaven de 90 minutes dans cette succession d'arrivées presque massives en cours de soirée et de nuit.

Malgré l’incertitude quant au classement final à son arrivée, Dalin, finalement 2e, s’est dit heureux de sa course et de sa gestion des passages à vide.

Il y a eu plein de rebondissements, a souligné le Français. J’ai eu des hauts, des bas, pas mal de bricolage aussi. C’était une superbe expérience […] L’autre jour, j’ai reparcouru toute ma trace, et je me rappelais chaque manœuvre, chaque décision. Et ça me fatiguait, rien qu’à regarder tout ce que j’ai fait.

C'est un grand bonheur, une grosse fierté d'être dans les premiers à couper cette ligne d'arrivée. (C'est) sept jours de moins qu'il y a quatre ans [lorsqu'il avait terminé 7e, NDLR], 75 jours de plus qu'il y a huit ans puisque j'avais abandonné au bout de cinq jours, a rappelé Burton qui conclut la course au 3e rang.

Burton et Ruyant n'avaient pas le luxe de ces compensations, contrairement à Bestaven et Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), provisoirement 5e, qui recevra une compensation de 6 h à l’arrivée.

Herrmann a dû dire adieu à la victoire, même s'il devançait Bestaven avec une centaine de kilomètres à franchir.

Parce que peu après l’arrivée de Dalin, coup de théâtre : la direction de course a annoncé que Herrmann avait heurté un bateau de pêche à 160 km de l'arrivée. L'accident a causé des dommages à l'aile portante droite, mais le marin va bien, ont indiqué les organisateurs, en précisant qu'il se dirigeait vers l'arrivée à vitesse réduite, si bien que l’Allemand est désormais attendu en cours de journée jeudi.

Un tel scénario est inédit dans cette course en solitaire autour du monde, sans aide et sans escale qui se termine souvent par un duel, mais jamais aussi serré.

Inédit également, l’absence de public le long du chenal des Sables-d’Olonne en raison de la crise sanitaire liée à la COVID-19. Seuls 300 bénévoles de la course, masqués et distanciés, ont été autorisés à faire une haie d’honneur pour saluer l’arrivée des premiers marins.

Le 8 novembre 2020, 33 skippers avaient pris le départ. Huit ont abandonné durant cette course marquée par une météo difficile qui n’a pas permis de battre le record de 74 j 3 h 35 min 46 s établi en 2017 par Armel Le Cléac'h.

Avec les informations de Agence France-Presse

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