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Le CIO ne demande pas de priorité pour vacciner les athlètes

Il donne une conférence de presse.

Le président du CIO Thomas Bach

Photo : presse canadienne

Agence France-Presse

Le Comité international olympique (CIO) veut aider les participants aux Jeux de Tokyo à se faire vacciner contre la COVID-19, mais affirme ne pas vouloir réclamer un accès prioritaire pour les athlètes.

Le CIO continue à soutenir fermement la priorité de la vaccination des groupes vulnérables, des soignants, des médecins et de tous ceux qui veillent au maintien et à la sécurité de nos sociétés, a-t-il précisé dans un communiqué mardi.

L'organisation olympique exclut donc de faire de la vaccination une condition pour la présentation de l'événement, prévu du 23 juillet au 8 août prochain.

La vaccination systématique des athlètes apparaissait à la fois incertaine sur le plan pratique et douteuse sur le plan éthique.

Malgré la multiplication des variants du virus et l'aggravation de la pandémie, le CIO dit que les vaccins ne sont pas l'arme décisive, mais l'un des nombreux outils de sa panoplie sanitaire.

Le CIO mise également sur des procédures d'immigration spécifiques, des mesures de quarantaine, la mise en place de tests, la mise à disposition d'équipement de protection individuelle et le traçage des contacts.

Dans un deuxième temps seulement, une fois que la vaccination sera disponible à un public plus large, le CIO appellera les délégations olympiques et paralympiques à se faire vacciner dans leur pays de résidence, dans le respect des directives nationales.

S'en remettre aux pays membres

Concrètement, le CIO demandera aux 206 comités nationaux olympiques de se rapprocher activement de leurs gouvernements respectifs et de lui faire rapport début février.

L'accès aux vaccins reste pour l'heure très inégal d'un pays à l'autre, selon la disponibilité des doses et les priorités gouvernementales.

Ainsi au Japon, la campagne de vaccination ne démarrera qu'à la fin de février, où l'opinion publique est de plus en plus hostile à la présentation des Jeux.

Associée à la préparation des JO, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rappelé lundi qu'il n'y avait pas assez de vaccins pour les personnes à risque, et qu'il s'agissait avant tout d'utiliser cette ressource rare pour combattre l'une des crises sanitaires les plus dévastatrices de notre époque.

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