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Vendée Globe : une fin de course des plus serrées

Il est sur son voilier.

Le skipper français Charlie Dalin

Photo : afp via getty images / LOIC VENANCE

Agence France-Presse

À la veille de l'arrivée du Vendée Globe, impossible de savoir qui sera le vainqueur parmi le groupe de cinq bateaux qui mène la course vers les Sables-d'Olonne dans un sprint au suspense inédit, accentué par les compensations dont bénéficient ceux qui se sont déroutés pour sauver un concurrent.

Ça fait tellement longtemps que je suis en mer que j'ai oublié que la vie à terre existait vraiment, ma norme, c'est d'être sur Apivia, c'est d'être sur mon bateau et j'arrive pas du tout, mais alors pas du tout à me dire que l'arrivée est imminente. Je suis vraiment extrêmement concentré sur les heures qui viennent, sur tous les obstacles qu'il me reste à franchir, a expliqué mardi Charlie Dalin qui est en tête après 79 jours et devrait arriver mercredi.

Derrière lui, Louis Burton (Bureau Vallée 2) et Boris Herrmann (SeaExplorer - Yacht Club de Monaco) devraient arriver dans la soirée de mercredi, tandis que Thomas Ruyant (LinkedOut) est attendu en début de nuit, suivi de Yannick Bestaven en milieu de nuit/début de matinée.

Le premier qui passera la ligne d'arrivée pourrait ne pas être le vainqueur de ce tour du monde en solitaire et sans escale, car deux marins dans le groupe de tête bénéficient d'une compensation horaire pour avoir aidé aux recherches lors du naufrage de Kevin Escoffier : il s'agit de l'Allemand Boris Herrmann, actuellement en 2e position à 82,1 milles nautiques (152 km) derrière Charlie Dalin et qui a une compensation de 6 heures, et Yannick Bestaven (295,1 milles/546,5 km derrière le leader) avec une compensation de 10 h 15 min.

Pour retrouver un pareil suspense, il faut remonter à l'édition 2012-2013 lorsqu'Armel Le Cléac'h était arrivé seulement 3 h 17 min après le vainqueur François Gabart, mais lors de cette édition-là, les bateaux suivants avaient rejoint le port 2 j 8 h 9 min plus tard.

C'est carrément inédit, comment imaginer d'être sur un plateau de compétiteurs aussi serré après un tour du monde sans escale et sans assistance. C'est incroyable, c'est probablement même dans les annales de la course au large. C'est la première fois qu'on voit ça. Tant mieux, ça prouve que le sport est à sa place. Il y a de la compétition et c'est ça qu'il faut retenir, on est incapable de donner le podium. Donc ça veut dire que le niveau est excellent, a souligné le directeur de course Jacques Caraës indiquant que le palmarès peut se jouer à quelques minutes près.

En raison des compensations, le skipper Jean Le Cam pourrait monter sur la troisième marche du podium même s'il est actuellement 8e, car il obtenu 16 h 15 min pour le sauvetage de Kevin Escoffier, un temps fort de ce Vendée Globe.

Là, je suis 8e, mon premier objectif, c'est de passer la ligne d'arrivée, ça, c'est sûr, parce qu’on ne sait pas tout, a insisté Jean Le Cam, expliquant que pour le moment, tout va bien, on marche assez vite, donc chaque mille est un mille qui nous rapproche de l'arrivée.

Sur les 33 bateaux au départ, 8 ont abandonné et 25 sont toujours en course avec les derniers concurrents qui viennent de passer le cap Horn.

Comme au départ, les spectateurs ne seront pas autorisés à admirer leurs héros sur le chenal des Sables-d'Olonne en raison de la crise sanitaire.

Ça sera frustrant [...], ça va être une arrivée probablement un peu triste. Le partage de ce public que l'on ne pourra pas vraiment faire à 100 %, c'est un vrai crève-cœur, a regretté Jacques Caraës.

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