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Le Japon veut toujours mobiliser 10 000 médecins et infirmiers pour les Jeux

Les nouvelles dates des Jeux sont affichées.

Une personne avec un masque marche devant un panneau publicitaire des Jeux de Tokyo.

Photo : afp via getty images / BEHROUZ MEHRI

Agence France-Presse

Le gouvernement japonais compte toujours mobiliser 10 000 médecins et infirmiers pour les Jeux olympiques de Tokyo prévus dans six mois, a déclaré mardi la ministre chargée des JO, bien que le système médical nippon soit saturé en raison du coronavirus.

Tokyo et 10 autres départements japonais ont été placés en état d'urgence depuis le début du mois de janvier pour faire face à une forte recrudescence de cas de COVID-19 dans le pays.

Le Japon a été relativement épargné jusqu'ici par la pandémie, avec environ 5000 décès depuis un an, mais des médecins ont averti que le système de santé risquait de s'effondrer, en particulier si les JO aggravaient le nombre d'infections.

Relayant ces craintes, l'opposition au Parlement a vertement critiqué mardi les plans inchangés du gouvernement.

Nous essayons d'obtenir le personnel médical nécessaire d'environ 10 000 personnes, en demandant aux médecins et aux infirmières de travailler chacun environ cinq jours pendant la période des Jeux, a expliqué devant le Parlement la ministre chargée du dossier olympique, Seiko Hashimoto.

Les organisateurs discutent toujours des infrastructures médicales qui seront nécessaires et de la manière de traiter les infections à la COVID-19 lors de l'événement, a ajouté Mme Hashimoto.

L'aggravation de la pandémie dans le monde, y compris au Japon, a ravivé les doutes sur la tenue des JO de Tokyo, déjà reportés l'an dernier à cause de la crise sanitaire.

Conférence de presse du CIO mercredi

En raison des craintes d'annulation, le Comité international olympique (CIO) doit convaincre mercredi qu'il peut organiser des Jeux sûrs, alors que l'évolution de la pandémie et l'accès à la vaccination échappent à son contrôle.

Une conférence de presse du CIO doit avoir lieu après une réunion de la commission exécutive de l'instance.

Le ciel olympique s'est nettement assombri depuis la dernière réunion du cénacle de Lausanne, début décembre. On fêtait alors l'arrivée des premiers vaccins, venus conforter un monde sportif déjà satisfait d'avoir pu reprendre ses compétitions.

Dans l'intervalle, plusieurs mutations de la COVID-19 ont été détectées, poussant nombre de pays à durcir leurs mesures de restriction pour éviter la propagation de variants soupçonnés d'être beaucoup plus contagieux.

À six mois de la cérémonie d'ouverture, l'opinion publique japonaise se montre de plus en plus hostile à l'idée d'accueillir ce gigantesque foyer épidémique en puissance.

Dans ce climat houleux, les organisateurs japonais et le CIO ne peuvent que répéter leur détermination à maintenir le plus grand rassemblement pacifique du monde, d'autant qu'ils ont toujours dit qu'il n'y aurait pas de deuxième report : c'est cet été ou jamais.

Le président de l'Association médicale du Japon, Toshio Nakagawa, a tiré la sonnette d'alarme la semaine dernière à propos des spectateurs qui viendraient de l'étranger.

Dans les circonstances actuelles, il serait impossible de les soigner à l'hôpital pour une infection au coronavirus, a assuré M. Nakagawa en conférence de presse.

Environ 11 000 athlètes du monde entier sont censés participer aux JO, mais des responsables olympiques ont récemment évoqué la possibilité d'organiser l'événement sans spectateurs.

Les comités olympiques américain, canadien et australien ont déclaré qu'ils préparaient toujours leurs athlètes pour Tokyo.

Lundi, Denis Masseglia, président du comité national olympique et sportif français (CNOSF), a prévenu que les sportifs participant aux JO de Tokyo sans être vaccinés devront composer avec des conditions extrêmement difficiles, notamment une forme de quarantaine.

Le CIO encourage officiellement la vaccination des athlètes, mais ne peut pas l'imposer.

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