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Les nouvelles joueuses de l'équipe canadienne « n'ont rien à perdre », selon Bev Priestman

Une femme sur un terrain de soccer pointe le ciel d'une main et des ballons au sol de l'autre.

Bev Priestman dirigera ses premiers matchs de l'équipe canadienne à la SheBelieves Cup, le mois prochain.

Photo : Getty Images / Laurence Griffiths

Olivier Tremblay

C’est une course contre la montre qui s’amorce pour la sélectionneuse canadienne Bev Priestman. Embauchée en octobre dernier, la Britannique n’a que six mois pour préparer l’équipe nationale, qui ne s’est pas rassemblée depuis mars 2020, en vue des Jeux olympiques de Tokyo. Avec son premier effectif, annoncé lundi, elle souhaite redonner rapidement de la vigueur au groupe.

Bon nombre des gagnantes de la médaille de bronze olympique de 2016 – la médaille dont on veut changer la couleur, a répété Priestman en vidéoconférence lundi – sont encore là : les Labbé, Chapman, Buchanan, Beckie, Matheson et autres Sinclair.

Cinq joueuses jamais sélectionnées ont reçu une première invitation parmi ce groupe de 29, qui devra cependant être réduit à 23 pour la SheBelieves Cup, qui s’amorcera le 18 février, à Orlando, contre la meilleure équipe de la planète, celle des États-Unis.

Un camp de deux semaines servira à remettre tout le monde en jambes, à évaluer la chimie de cette nouvelle troupe et à voir qui se distingue pour une future convocation aux Jeux olympiques.

Les joueuses qui sont là depuis longtemps ont établi une belle culture, a souligné Priestman. Je le vois : toutes les joueuses qui s’ajoutent au groupe sont accueillies à bras ouverts. Ce mélange d’expérience et de jeunesse est très important. Les joueuses qui seront là pour la première fois n’auront absolument rien à perdre.

Est-ce que je m’attends à ce qu’elles soient dans l’effectif olympique? Peut-être pas, mais qui sait? Elles pourraient me prouver le contraire. Elles peuvent frapper à la porte en sachant qu’elles n’ont rien à perdre, et elles ont été convoquées pour de bonnes raisons.

En bonne meneuse, Priestman a tenu des propos élogieux envers chacun de ces nouveaux visages.

L’Ontarienne Rylee Foster, qui joue à Liverpool, peut être une gardienne no 1 dans la ligue anglaise. L’arrière latérale québécoise Bianca St-Georges est une guerrière. La milieu de terrain ontarienne Samantha Chang a beaucoup évolué. La Torontoise Jordyn Listro fait preuve d’un courage typiquement canadien dans le cœur du jeu. Et l’attaquante québécoise Évelyne Viens trouve bien le fond du filet.

Priestman connaît bien toutes ces joueuses pour les avoir dirigées dans les équipes de jeunes. Toutes, sauf Viens, dont le prêt au Paris FC, dans l’élite française, aurait difficilement pu mieux se passer. Elle retournera au Sky Blue FC, en NWSL, au mois de mars.

J’ai discuté avec Bev. Mais en ce moment, c’est sur le plan collectif qu’elle a des attentes, a indiqué Viens. Elle va sélectionner les joueuses qui, comme personnes, vont bien s’intégrer dans son collectif. Je ne crois pas qu’on nous impose des attentes au premier camp. C’est une nouvelle sélectionneuse, donc elle veut voir comment tu vas te développer et qui va s’adapter le plus rapidement au système. Les Jeux olympiques arrivent cet été.

Pour une poignée de vétéranes du groupe, il s’agit peut-être d’un dernier cycle olympique. La connaissance du bassin de joueuses que Priestman a acquise au fil de cinq années à développer les jeunes talents canadiens, de 2013 à 2018, lui sera primordiale pour assurer une transition en douceur.

En plus des Américaines, les Japonaises et les Brésiliennes seront les adversaires des Canadiennes à la SheBelieves Cup.

Après plus de 10 mois d’incertitude, le tournoi sera une préparation adéquate en vue des Jeux olympiques, selon Priestman, qui a hâte de voir comment ses protégées vont gérer les matchs qui se succèdent rapidement et tout le processus qui les entoure.

Nous devons nous approcher de victoires contre des adversaires au plus haut niveau, a affirmé Priestman. Nous devons nous mettre à l’épreuve contre de grosses équipes avant les Jeux. Après la SheBelieves Cup, j’aurai une meilleure idée d’où se situe le groupe et de comment nous avons pu mettre en œuvre certains ajustements. Pas une révolution, mais certaines choses qui permettront au groupe de progresser.

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