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Des clubs et écoles d'arts martiaux s’organisent pour la relance

Deux combattants à l'entraînement dans un gymnase

Plusieurs écoles d'arts martiaux comme le kickboxing traversent des moments difficiles.

Photo : Radio-Canada

Jean-François Chabot

C’est avec le sentiment d’avoir été oubliés lors de la précédente réouverture des gymnases et des centres d’entraînement que des clubs et des écoles d’arts martiaux ont déposé, lundi, un protocole sanitaire en vue d’une éventuelle relance de leurs activités.

Le document transmis à la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, ainsi qu’aux dirigeants de la santé publique du Québec se veut une proposition et un outil de référence afin de préparer cette relance.

Regroupées au sein de la toute nouvelle Association des arts martiaux du Québec, plus d’une centaine d’écoles de karaté kyokushin, de jiu-jitsu, de kung-fu, de boxe thaïlandaise, d’aïkido, de kickboxing et bien plus encore y fondent beaucoup d’espoir.

Le porte-parole de cette association à but non lucratif, Francis Duguay, a indiqué en entrevue à Radio-Canada Sports que le but était de permettre une relance sécuritaire, légale, dans le respect des consignes sanitaires.

Ça nous tient à cœur. On veut rouvrir nos écoles, mais on veut s’assurer que ça soit fait en partenariat avec la santé publique, a d’abord dit M. Duguay, lui-même à la tête de l’école Coach Barbu Kickboxing, qui a pignon sur rue dans le Mile-End à Montréal.

Il importe aux membres de l’association qui a officiellement vu le jour en décembre d’avoir une voix au chapitre. Francis Duguay insiste sur le fait qu'ils ne visent pas à précipiter le mouvement vers une réouverture.

Quoique très bien orchestré, le mouvement mis sur pied par les fédérations des sports de combat l’été dernier a, selon toutes évidences, laissé certains de ses petits cousins en bord de route quand est venu le temps de rencontrer les décideurs à Québec.

Vu qu’ils ne sont pas représentés, il n’y a pas de conversations directes comme avec les sports olympiques. On leur dit d’aller auprès de leur fédération. Mais souvent, ils ne sont tout simplement pas représentés.

Francis Duguay, Association des arts martiaux du Québec

Loin de s’être sentis lésés, Francis Duguay et les quelque 108 écoles membres ont aussi informé les fédérations de leur démarche.

Si celle-ci se base sur des études valorisant la pratique des arts martiaux tant pour la santé physique que psychologique, Duguay ne cache pas que l’urgence financière menace la survie, à plus ou moins brève échéance, de plusieurs écoles dédiées.

La situation est très difficile en ce moment pour les propriétaires d’écoles d’arts martiaux. Ce sont de petites entreprises en très grande majorité. Beaucoup d’entre eux, le monde le fait par passion. Ce ne sont pas des entreprises que l’on ouvre pour devenir riche.

Francis Duguay

Ça fait souvent aussi plusieurs années qu’ils sont en place. Ils se retrouvent dans une situation où ils sont à nouveau fermés. Il y a une aide financière pour le loyer, s’ils se qualifient, mais pas de revenus. C’est très, très difficile, surtout pour certains plus petits centres qui n’avaient juste pas l’espace pour rouvrir [en respectant la distanciation, NDLR], a-t-il soutenu.

Le jeune homme de 29 ans ajoute qu’il faut aussi tenir compte des dépenses encourues en vue d’une réouverture.

Moi-même, je travaille dans l’industrie. Ç’a été terrible! Il a fallu qu’on se prépare pour diviser la salle, fournir le désinfectant, etc. Et finalement refermer. Et là, on voit qu’on a beaucoup de membres de l’industrie qui ferment leurs portes, a-t-il renchéri.

Gants de boxe thaïlandaise

Gants de boxe thaïlandaise

Photo : Radio-Canada

Francis Duguay espère enfin que le protocole serve de certification en sécurité COVID-19 pour les établissements qui l’adopteront et verront à son application.

Il y a souvent eu de la confusion avant la refermeture sur les mesures sanitaires à prendre, les règles à suivre. Le monde posait beaucoup de questions. Est-ce qu’on a le droit de faire ça, pas le droit de faire ça? Est-ce que les cours privés sont légaux ou pas? Notre mission, c’est aussi de communiquer l’information, a-t-il conclu.

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