•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vendée Globe : à quatre jours de l'arrivée, Charlie Dalin toujours en tête

À bord de son voilier, il porte attention aux ajustements à apporter.

Le Français Charlie Dalin en pleine séance de préparation cet été.

Photo : afp via getty images / JEAN-FRANCOIS MONIER

Agence France-Presse

À quatre jours de l'arrivée, selon les estimations de la direction du Vendée Globe, le meneur Charlie Dalin est sur tous les fronts. Si la menace Louis Burton semble provisoirement contenue, Boris Herrmann, 3e, restera dangereux jusqu'aux Sables-d'Olonne, voire au-delà.

Le plus gros danger, ces derniers jours, se nommait donc Burton. Revenu à moins de 10 milles nautiques de Dalin (Apivia), vendredi soir, le skipper de Bureau Vallée a récolté les fruits de sa trajectoire nettement plus à l'ouest que celle de ses concurrents.

Comme ses adversaires, à l'approche des Açores, Burton a dû repiquer vers l'est. Et puisque sa stratégie – parcourir plus de chemin, plus vite que le reste de la flotte – l'avait forcé à naviguer à des latitudes plus septentrionales, il est le premier à subir les effets du nouveau front qui se forme.

Je commence à sentir le front qui va nous passer dessus, a affirmé le dauphin de Charlie Dalin, samedi matin, sur le site de la course.

Comme je suis le plus au nord, j'en perçois les effets en premier. Sur ce dernier tronçon, ça s'est mieux passé pour Apivia parce qu'il n'est pas encore dans l'influence du front, a expliqué Burton.

La conséquence au classement a été immédiate. En quelques heures, l'avantage de Dalin a quadruplé pour atteindre 40,5 milles nautiques (74,9 km).

Mieux, au cours des 24 dernières heures, le skipper de 36 ans a navigué plus vite que tous ses concurrents directs, à une moyenne de 16,3 nœuds, soit plus de 30 km/h.

Le natif du Havre n'est toutefois pas au bout de ses peines. Le 3e, Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), et le 4e, Thomas Ruyant (LinkedOut), ont tous les deux regagné une dizaine de milles sur Dalin.

Distancé de 78,1 milles nautiques (144,7 km), Herrmann ne s'est pas distingué par un choix de trajectoire radicalement différent. Il navigue légèrement à l'ouest de Dalin.

Son matériel a priori intact, après 75 jours au large, pourrait cependant lui donner un avantage sur le meneur, dont l'aile portante bâbord est endommagée.

Je n'ai pas beaucoup dormi, mais tout va bien, a assuré samedi matin l'Allemand, jamais meneur depuis le départ des Sables-d'Olonne, mais en position de devenir le premier vainqueur étranger du Vendée Globe, dont c'est la neuvième édition.

Avantage de taille : Herrmann profitera à l'arrivée de six heures de compensation pour avoir participé, au début décembre, au sauvetage de Kevin Escoffier.

Une carte dont dispose également Yannick Bestaven, 5e à 163 milles nautiques de Dalin, qui recevra une compensation de 10 h 15 min pour les mêmes raisons. Malgré pas mal de dégâts sur le bateau, il s'est jugé samedi encore dans le match pour un podium.

Quant à Ruyant, 4e à 106,8 milles nautiques, il commence à sentir les effets d'une longue course.

Je sens que je suis courbaturé. Je ne vais pas aussi vite pour envoyer mes voiles, ça ne borde pas aussi vite qu'au début, dit le skipper de LinkedOut. Mais j'ai encore la tête bien en place sur ce qui se passe!

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !