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Armia toujours dans le noir, Byron évalué quotidiennement

Il tombe au sol après une violente mise en échec.

Joel Armia

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Moins de 24 heures après avoir perdu deux soldats, Claude Julien n’avait que peu de nouvelles informations à divulguer sur l’état de santé de Joel Armia et de Paul Byron. Du côté du Canadien, on se prépare au pire.

Le CH avait été épargné par les blessures en ce début de saison particulièrement exigeant, mais sa bonne fortune a pris fin jeudi à Vancouver.

D’abord, Byron a reçu sur le pied un boulet de canon de Shea Weber, et il est péniblement rentré au vestiaire lors du deuxième affrontement d’une série de trois contre les Canucks.

Quelques minutes plus tard, Joel Armia, qui connaissait le match de sa vie, a encaissé une sévère mise en échec du géant Tyler Myers (2 m). Le défenseur l’a surpris tête baissée, dans son angle mort. Claude Julien avait confirmé la commotion cérébrale après la rencontre.

Vendredi, l’entraîneur-chef n’avait aucune mise à jour à faire sur l’état de son attaquant, toujours en observation. Un joueur doit rester sur la touche pendant au moins une semaine après avoir reçu un diagnostic de commotion.

Bien qu’il ait été expulsé de la rencontre avec 2 min 28 s à jouer, le département de la sécurité des joueurs n’a pas sévi à son endroit (Nouvelle fenêtre), jugeant que le point de contact principal de la mise en échec était la poitrine et l’épaule d’Armia.

Julien s’est bien gardé de commenter la situation, se contentant d’affirmer qu’il va contrôler ce [qu’il] peut contrôler.

Dans le cas de Byron, il y a toujours une chance qu’il puisse jouer [demain], a-t-il précisé.

Les vétérans Corey Perry et Michael Frolik avaient respectivement pris la place d’Armia, au sein du troisième trio, et de Byron, dans la quatrième unité, à l’entraînement.

Il y aura toutefois une certaine gymnastique à effectuer pour les inclure dans la formation samedi soir pour le troisième volet de cette petite série contre les Canucks. Selon CapFriendly, le Tricolore dispose d’un peu moins de 750 000 $ de marge de manœuvre sous le plafond salarial, soit le salaire de chacun des deux ailiers.

Tant que Byron ou Armia ne sont pas placés sur la liste des blessés à long terme (un minimum de 10 matchs ou de 24 jours), leur salaire est comptabilisé dans la masse salariale. La LNH pourrait toujours permettre un rappel d’urgence, mais rien n’a été précisé à ce sujet vendredi.

Il est donc possible que le Canadien ne puisse rappeler qu’un seul joueur et doive insérer Victor Mete dans sa formation dans un format à 11 attaquants et 7 défenseurs.

Un voyage bénéfique

Si ce n’est de ces deux incidents, la galère du CH vogue sous un ciel bleu, sur une mer calme, après cinq rencontres (3-0-2). Au sommet de la Division nord, Montréal trône également en tête de la LNH avec 24 buts marqués.

Julien, Artturi Lehkonen et Tomas Tatar ont tous insisté sur le fait que le jeu défensif doit être plus étanche. L’équipe a accordé une moyenne de trois buts par match et peine toujours à corriger ses lacunes récurrentes en désavantage numérique (76 % d’efficacité, 21e dans la ligue).

On veut être plus disciplinés, a dit Tatar. Ceux qui jouent en désavantage numérique ne l’auront pas facile à long terme. On veut utiliser tout le monde, donc on doit être plus disciplinés.

On peut améliorer nos sorties de zone et la gestion de la rondelle dans notre zone. Il faut faire un meilleur travail pour se rassembler et protéger l’enclave. On a donné beaucoup d'occasions de qualité de cet endroit. Nos attaquants peuvent faire mieux. On se préoccupe parfois trop des défenseurs et pas assez de l’enclave. C’est un aspect sur lequel il faudra insister avec nos nouveaux joueurs.

Claude Julien, entraîneur-chef du Canadien de Montréal

N’empêche, le moral est au beau fixe, assurent les joueurs, et la camaraderie, l’ambiance bon enfant, enveloppent de légèreté les premiers pas de cette nouvelle mouture tricolore. La victoire aidant, évidemment.

Le Canadien aura passé 13 jours à l’étranger pour amorcer la saison. Une situation normalement compliquée, mais particulièrement appréciée cette fois-ci puisque les nombreux nouveaux venus ont eu une occasion de fraterniser avec leurs coéquipiers.

Avec les séries de deux et trois matchs dans la même ville, le temps passé sur la route ou dans les airs a aussi diminué.

Jusqu’à maintenant, on n’a pas à se plaindre, a estimé Julien. On voyage moins, c’est moins dur sur le corps. Jouer un match, sauter dans un avion, arriver aux petites heures, jouer le lendemain… Il y a de bonnes choses à la situation actuelle.

Avant de rentrer à Montréal dimanche, le Canadien affrontera les Canucks pour la troisième fois d’affilée samedi soir avec, en toile de fond, le souvenir du coup de Myers sur Armia. L’on saura assez rapidement si cette formule qui ressemble au calendrier éliminatoire entraînera rancœur et désir de vengeance.

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