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Six nageurs canadiens présélectionnés pour les Jeux de Tokyo

Elles sourient à l'extérieur de la piscine.

Penny Oleksiak et Taylor Ruck

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Devant l’impossibilité de présenter les essais olympiques et paralympiques canadiens comme prévu au début avril, six nageurs obtiendront directement leurs billets pour les Jeux de Tokyo, ont annoncé Natation Canada et le Comité olympique canadien (COC) vendredi.

Il s’agit de Penny Oleksiak (200 m libre), de Kylie Masse (100 m et 200 m dos), de Margaret MacNeil (100 m papillon), de Sydney Pickrem (200 m brasse, 200 m et 400 m QNI), de Taylor Ruck (100 m libre) et de Markus Thormeyer (200 m dos).

La pandémie et les restrictions sanitaires ont contraint Natation Canada à reporter les essais, initialement prévus du 7 au 11 avril au Centre sportif panaméricain de Toronto, à la fin mai, toujours au même endroit.

Cette décision donnera sept semaines supplémentaires de préparation aux nageurs, a dit John Atkinson, directeur haute performance à Natation Canada. Nous pourrons aussi travailler avec des partenaires et des associations provinciales pour tenter d’organiser des compétitions en mars et avril, en amont des essais du mois de mai et des qualifications internationales que nous souhaitons organiser du 21 au 23 juin.

C’est devant ce report qu’il a été décidé de présélectionner des athlètes dont les résultats avant l’arrêt des compétitions ne laissaient aucun doute quant à leur place dans l’équipe canadienne.

Par contre, aucun nageur paralympique ne bénéficie d’une présélection pour l’instant puisque leurs Jeux auront lieu deux semaines plus tard que les Jeux olympiques, soit du 24 août au 5 septembre.

À 16 ans, Oleksiak avait pris le monde de la natation par surprise aux Jeux de Rio, en 2016, en gagnant quatre médailles, dont l’or au 100 m libre, ex aequo avec l’Américaine Simone Manuel. Du coup, l'Ontarienne était entrée dans les livres d’histoire du pays puisque jamais un athlète canadien n’avait remporté quatre médailles à de mêmes Jeux d’été.

Depuis, elle n’a décroché aucune médaille individuelle dans les grands rendez-vous, que ce soit les Championnats du monde ou les Jeux du Commonwealth. Par contre, chaque fois, son talent a aidé les relais à monter sur le podium.

Ruck, octuple médaillée aux Jeux du Commonwealth en 2018, s’impose désormais, avec MacNeil, comme l’un des nouveaux visages de la natation féminine canadienne. Elle était revenue de Rio avec deux médailles de bronze au relais, une de moins que lors des mondiaux de 2019.

Elle nage sur le dos.

Kylie Masse

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Championne du monde du 100 m dos en 2017 et en 2019, Masse avait enlevé le bronze sur la même distance au Brésil. Son sacre mondial en 2017 faisait figure de première pour une nageuse canadienne.

Je suis très reconnaissante d’avoir été sélectionnée, a déclaré Kylie Masse. Nous pourrons maintenant profiter de plus de flexibilité dans notre entraînement. Ça enlève de la pression, après toutes ces interruptions dans notre entraînement et le peu de compétitions qui ont eu lieu.

Pickrem en sera aussi à ses deuxièmes JO. Spécialiste des épreuves de quatre nages, elle a rapporté quatre médailles de bronze des deux derniers mondiaux.

À 20 ans, MacNeil, championne du monde en titre du 100 m papillon, prendra part à ses premiers Jeux.

Quant à Thormeyer, 23 ans, il avait aidé le relais 4 x 100 m libre à finir 7e à Rio. Et ce même relais a conclu au 4e rang aux derniers mondiaux à Gwangju.

Nous fondons beaucoup d’espoir envers ces athlètes qui ont déjà fait leurs preuves au niveau international, a mentionné John Atkinson. Ils ont fait du bon travail durant les 10 mois de cette pandémie et nous croyons que cette décision donnera à nos meilleurs nageurs un peu de certitude dans ce monde incertain. Ils pourront se préparer pour les Jeux qui commenceront le 23 juillet.

Masse, qui vient de célébrer ses 25 ans, refuse d'ailleurs de penser à la possibilité que les Jeux soient annulés ou reportés, comme le veulent certaines rumeurs.

Personnellement, je me mets des œillères et je me fie sur d’importantes fédérations quant à l’information que je reçois, comme le Comité olympique canadien et le Comité international olympique, a indiqué Masse. J’essaie de ne pas écouter les rumeurs et les hypothèses parce que je ne veux pas que ça me perturbe mentalement. Ça ne m’apportera rien de penser que les Jeux n’auront pas lieu. Je veux être prête quand ils auront lieu alors je tente de rester optimiste.

Atkinson a d'autre part précisé que l'équipe canadienne sera composée de 22 à 26 athlètes et que l'objectif à Tokyo sera de remporter de 4 à 6 médailles. Le Canada en avait amassé huit lors des derniers mondiaux, en 2019.

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