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Chronique

Est-ce que la COVID-19 fera les champions?

Guy D'Aoust se demande si la COVID ne va pas bousculer le classement... et votre pool.

Il entre sur la patinoire pour un match. On voit le reflet de sa tête dans la baie vitrée.

Alexander Ovechkin est l'un des quatre joueurs sur la liste COVID-19 des Capitals.

Photo : Getty Images / Al Bello

Trois équipes sont déjà directement touchées par la COVID-19 en ce début de saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH). Et par extension, d’autres formations le sont aussi. Certaines d’entre elles pourraient en souffrir et d’autres, s’en trouver avantagées.

Les Capitals de Washington joueront-ils leurs quatre prochains matchs sans Alexander Ovechkin, Evgeny Kuznetsov, Dmitry Orlov et Ilya Samsonov? Ce sont deux attaquants de pointe, un défenseur qui joue 20 minutes par match et un gardien partant. La ligue pourrait reporter les rencontres, mais elle vient de mettre les Capitals à l’amende pour n’avoir pas respecté le protocole. Reporter les matchs, ce serait les récompenser après les avoir punis.

Si les Capitals continuent de jouer, leurs rivaux pourront en bénéficier. Toutes les équipes de la Division est auront l’occasion de se donner une petite avance sur les Caps au classement. Et ce sont les Islanders de New York et les Sabres de Buffalo qui seront les principaux bénéficiaires. C’est eux que les Capitals affaiblis affronteraient dans leurs quatre prochains matchs.

Effet domino

Les Stars de Dallas ont été frappés par la COVID-19 avant même que leur saison commence. Ils joueront leur premier match vendredi contre les Predators de Nashville. La saison est déjà très compacte. Ils devront composer en y intégrant tous les matchs reportés depuis le 13 janvier.

Est-ce que la fatigue ne risque pas de les frapper plus que les autres?

Idem pour les Hurricanes de la Caroline, dont trois matchs ont été remis.

Les Panthers de la Floride en font aussi les frais. Ils devaient jouer contre les Stars en début de campagne. Leurs deux matchs du week-end contre la Caroline sont reprogrammés. Trois rencontres qu’ils devront reprendre à l’intérieur d’un calendrier surchargé, même s’ils ne sont que des victimes collatérales.

D’autres équipes profiteront alors de leur fatigue pour se donner un avantage à leurs dépens.

Et de fil en aiguille, les matchs reportés des uns en favoriseront d’autres au gré du hasard et de la contagion. Ce ne sera pas suffisant pour faire des Kings de Los Angeles des prétendants à la Coupe Stanley, mais si la tendance se maintient, s’il y a constamment une ou deux équipes sur le carreau, ça aura inévitablement une influence sur le classement.

Et votre pool?

Comment va votre pool?

Dans le mien, on peut s’offrir cinq échanges par mois. J’ai formé un groupe avec des amis. Dans ce groupe, on n’échange pas les joueurs parce qu’ils ne produisent pas, on les échange parce qu’ils sont en quarantaine.

Si nous, humbles poolers, devons vivre avec les aléas de la COVID-19, imaginez les maux de tête des vrais dirigeants. Au moment d’écrire ces lignes, au moins 14 équipes ont un joueur ou plus sur la liste COVID-19.

En prime, l’information qui circule est hésitante, imprécise. Par exemple, J.T. Miller faisait partie de ma formation initiale. Mon pool comporte un plafond salarial. J.T. m’offrait un bon rapport qualité-prix. Mais voilà que deux sources m’ont appris que lui et son coéquipier Jordie Benn seraient à l’écart jusqu’en février à cause de la COVID-19. Zut!

Pas fou, je l’ai tout de suite échangé… pour me rendre compte, le surlendemain, que l’information n’était pas fondée, que Miller allait mieux et qu’il jouerait le soir même. C’était vrai pour Benn cependant. Mais qui a Jordie dans son pool, hein?

Une garantie?

Plus sérieusement, s’il y a un aspect positif dans tout ça, c’est que les équipes de la LNH vont se montrer plus rigoureuses dans leur respect du protocole. S’il y avait jusqu'ici l’ombre d’un doute, un peu de laisser-aller, un soupçon de désinvolture, ça va cesser.

Personne ne veut rater les séries par un ou deux points parce qu’il aura joué huit matchs sans ses meilleurs éléments. Surtout qu’un recul de la pandémie permettrait l’accès des spectateurs au printemps. Et ici, on ne parle pas que d’ambiance dans les gradins, mais de beaux revenus juteux.

Bon, j’avoue. C’est moins important que notre pool. Mais il faut trouver ses consolations quelque part.

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