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Une blessure au dos pousse Annie Leblanc à la retraite

Elle attache sa chaussure droite.

La coureuse de demi-fond Annie Leblanc

Photo : Radio-Canada / Alain Décarie

Radio-Canada

La coureuse de demi-fond Annie Leblanc a tourné la page sur sa carrière sportive jeudi. Une blessure tenace au dos a forcé l'athlète de 28 ans à annoncer sa retraite.

Leblanc devait participer aux Jeux de Tokyo l'été dernier, mais la crise sanitaire en a décidé autrement. Le report d'un an a finalement empêché la réalisation de son rêve olympique, après avoir raté de justesse sa qualification aux Jeux de Rio, en 2016.

J'ai pris ma retraite de l'athlétisme en raison d'une grave et irréversible blessure au dos qui ne m'a jamais laissée retrouver ma pleine forme et m'entraîner au même niveau qu'avant. Je ne pouvais pas continuer une autre année ou plus en raison de la COVID. J'ai continué en 2020 en raison de mon objectif olympique. Donc, dans l'ensemble, c’était pour des raisons médicales, dit la nouvelle retraitée dans un texte d'Athlétisme Canada.

Les Jeux olympiques représentaient le seul élément de ma liste que je n'avais pas encore coché. Ce qui m'amenait à persévérer, c'était le désir de concourir aux Jeux olympiques et de savoir que j'avais le potentiel, la volonté et l'envie. Quand mon corps m'a abandonnée, c'est un peu comme si mon corps prenait la décision à ma place.

Annie Leblanc, coureuse de demi-fond

Sa mère, Chantal Desrosiers, s'était également vue priver de son rêve olympique en 1980, lors des Jeux de Moscou, à la suite du boycottage du Canada et de quelque 60 pays de l'événement tenu en Union soviétique.

Spécialiste du 800 m, Leblanc a remporté trois titres canadiens chez les juniors, avant d'être nommée quatre fois dans les équipes d'étoiles de la NCAA lorsqu'elle représentait l'Université de l'Oregon. Elle compte une participation aux Championnats du monde de Londres en 2017.

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L'athlétisme derrière elle, la Québécoise se tourne maintenant vers une autre grande passion : la médecine. Elle œuvre d'ailleurs en milieu hospitalier.

J'avais l'impression que la COVID et mon dos étaient le signe que je devais prendre ma retraite et me mettre à poursuivre mon autre objectif, c'est-à-dire d'essayer de m'inscrire dans une faculté de médecine. L'automne dernier, quand je réfléchissais à ce que je devais faire avec ma carrière de coureuse, j'ai présenté ma candidature à une faculté de médecine et j'attends la réponse, explique-t-elle.

J'ai fait un peu d'études médicales au Québec avant d'aller à l'université. Je travaille dans un hôpital en ce moment et j'adore ce genre de milieu, l'énergie et la motivation qu'on y retrouve, continue Leblanc.

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