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Il effectue un saut.

Mikaël Kingsbury

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Après la première blessure sérieuse de sa carrière, Mikaël Kingsbury a établi une liste d’objectifs pour guider son retour vers la compétition. De petits éléments à réussir chaque jour à l’entraînement qui le rapprochent du dernier item : gagner sa prochaine Coupe du monde.

Je suis plus en avance que je pensais, même si j’ai pris mon temps pour revenir. Le dos, quand je skie ou que je saute, je n’ai vraiment aucune douleur pour l’instant, indique l’athlète de Deux-Montagnes en entrevue à Radio-Canada Sports.

Les étapes ont été nombreuses depuis sa fracture des vertèbres T4 et T5 pendant un entraînement en Finlande, le 29 novembre, avant la première épreuve de la saison. Après un mois de guérison, il a pu reprendre l’activité physique à la maison.

Des radiographies réalisées six semaines après le mauvais atterrissage d’un saut ont confirmé que ses vertèbres étaient soudées et qu’il pouvait chausser ses skis à nouveau. Puis sont venus les bosses, les impacts et, finalement, les sauts.

Quand est venu le temps de faire un back full, qui est le saut avec lequel je me suis blessé, un saut de routine que je fais depuis que j’ai 15 ans, c’est sûr que ça m’a trotté dans la tête. Mais je me suis dit que j’étais rendu là dans ma progression, avoue Kingsbury, qui n’a pas encore tenté tous les sauts de son répertoire.

La blessure m’a appris à ne rien négliger, il y a des risques. On est dehors, la qualité de la neige peut changer d’une descente à l’autre […] Je ne néglige plus rien sur la neige, je reste concentré sur chaque saut.

Mikaël Kingsbury

Le spécialiste des bosses s’envolera vers Calgary ce week-end pour un camp de six jours qui lui permettra de se mesurer à une piste plus exigeante, question d’être prêt pour son retour à la compétition du 4 au 6 février à la Coupe du monde de Deer Valley, aux États-Unis

On a deux événements, un simple, un duel. Ça va être un gros week-end, explique l’athlète de 28 ans. Je veux juste skier au meilleur de mes capacités à ce moment-là, je ne veux pas me mettre de pression et commencer à dire que je reviens pour gagner.

Il sourit.

Mikaël Kingsbury est positif en vue de son retour à la compétition après une blessure au dos.

Photo : Radio-Canada

Une croix sur le globe de cristal

C’est en Alberta, à la fin janvier, que Kingsbury devait reprendre les activités du circuit mondial. Il n’avait pas raté le départ d’une épreuve en 10 ans.

Après avoir été reportée de trois semaines, la Coupe du monde de ski acrobatique de Calgary a finalement été annulée jeudi, comme celle de Tazawako au Japon. Le dernier arrêt de la saison pourrait être à Almaty, au Kazakhstan, à la mi-mars, mais cette étape n’a pas encore de statut officiel.

Les annulations et l’incertitude poussent le Québécois à être réaliste. Après avoir remporté neuf globes de cristal consécutifs, il risque de céder sa place comme meilleur bosseur cette saison.

Si c’était une année normale et que les courses n’étaient pas annulées, encore aujourd’hui, je sais que ça serait faisable de rattraper parce que personne n’a dominé le début de la saison, mentionne Kingsbury, en notant que le meneur du classement, Ludvig Fjällström, a récolté 172 points sur une possibilité de 300.

Quand je reviens, je veux être celui qui va chercher le plus de points sur le circuit de la Coupe du monde, mais il y a tellement peu de courses, il va y avoir un astérisque à côté de cette année, croit le champion olympique en titre.

Gagner pour dominer de nouveau son sport fait partie de sa liste. Se mettre de la pression inutile n’y figure toutefois pas.

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