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Le RSEQ se penche sur quatre enjeux sociétaux

Un joueur court avec le ballon de football.

Le Blizzard du Séminaire Saint-François affronte les Loups de l'école secondaire Curé-Antoine Labelle lors d'un match de football scolaire.

Photo : Blizzard du Séminaire Saint-François / Paul Dionne

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) renforce ses actions en matière de diversité, d’équité et d’inclusion. Elles s'articuleront autour de quatre enjeux sociétaux, soit le racisme, la place des femmes dans le sport, la participation des personnes ayant une limitation fonctionnelle et l'inclusion des communautés LGBTQ+.

La volonté du RSEQ de réduire au silence tout acte de discrimination, d’exclusion et d’humiliation parmi les institutions d'enseignement membres de la fédération sportive passe notamment par la mise sur pied de quatre comités distincts, chacun se dévouant à l'un des problèmes.

On n'a pas pris un enjeu seulement, on a pris les quatre. C'est assez ambitieux. Mais si on en prenait un, on favoriserait un enjeu sur un autre, alors que les quatre sont, de façon récurrente, des problématiques que l'on entend. De manière hebdomadaire, on reçoit des communications d'établissements, d'étudiants ou de parents qui sont préoccupés par l'un de ces enjeux.

Gustave Roel, président-directeur général du RSEQ

Le défi qu'on a − et c'est très particulier au Québec −, c'est qu'à partir de la même mission, le RSEQ doit desservir un élève de la maternelle comme un étudiant universitaire. Les enjeux sont très différents, explique-t-il.

Le vaste chantier dans lequel s'est lancé l'organisme provincial, une première dans le sport étudiant québécois de cette envergure, est d'ores et déjà bien entamé. Un premier comité se mettra d'abord à l'ouvrage à compter de la mi-mars, suivi des trois autres à tour de rôle. N'empêche, le temps presse déjà.

Les délais dans lesquels on se retrouve sont assez courts. Je dirais que c'est un sprint dans un marathon parce que l'objectif est de déposer le rapport final au mois d'octobre 2021 dans le cadre de l'assemblée générale du sport étudiant, poursuit l'homme à la tête du RSEQ.

Il tend d'ailleurs la main aux associations provinciales comme Football Québec ou Hockey Québec, pour ne nommer que celles-ci, afin de se pencher conjointement sur le racisme, la place des femmes dans le sport, la participation des personnes ayant une limitation fonctionnelle et l'inclusion des communautés LGBTQ+. Des problèmes qui ne se vivent pas seulement en milieu étudiant, ça se vit aussi à l'extérieur, dit Gustave Roel.

Les consultations seront assez importantes. Nous allons consulter le réseau, donc les membres que l’on connaît. Mais on veut sortir de l’intérieur, donc on ira vers la communauté étudiante. L’ensemble des étudiants aura l'occasion de s’exprimer [tout comme] les entraîneurs, la direction, les partenaires externes, les fédérations sportives, les organismes interpellés par ces causes dans le monde sportif, enchaîne-t-il.

Différents canaux seront créés pour faciliter les échanges, comme des tables rondes virtuelles et des sondages diffusés en ligne, dans l'optique de rendre le sport étudiant plus inclusif. Il sera également possible de transmettre au RSEQ toute forme de documentation ou d'information à l'égard des quatre enjeux.

On travaille à identifier un certain nombre d'intervenants, d'ambassadeurs qui ont une préoccupation de ces enjeux-là, et leur rôle sera de porter un regard externe et objectif sur la démarche qu'on fait pour que du début à la fin, on soit le plus objectif dans les conclusions que l'on pourra ressortir, indique le PDG de l'organisation.

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