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Kitzbühel, trop difficile pour les skieuses? Certaines disent oui

Un skieur en plein vol

Descente de Benjamin Thomsen à Kitzbühel

Photo : Getty Images / Christophe Pallot/Agence Zoom

Radio-Canada

Le débat enflamme les discussions à la veille des deux descentes prévues dans la station autrichienne de Kitzbühel. Cette étape de la Coupe du monde hautement médiatisée est pour l'instant réservée aux hommes.

L'Américaine Lindsey Vonn aurait aimé affronter la Streif à Kitzbühel, l'une des plus difficiles en raison du tracé et de la préparation de la piste, très glacée.

Les skieuses de la Coupe du monde sont privées depuis 60 ans du défi et de la visibilité médiatique de la course la plus importante du monde.

À la veille des épreuves prévues ce week-end, deux descentes vendredi et samedi et un super-G dimanche, réservées aux skieurs, le débat est relancé.

Il n'est pas dans les discussions entre la station autrichienne et la Fédération internationale de ski (FIS) de créer un deuxième week-end de compétition réservé aux femmes.

Je ne comprends pas pourquoi on discute de ça, lance la Suisse Michelle Gisin, 2e du classement général de la Coupe du monde.

Les hommes et les femmes ont des physiques différents, c'est clair. Skier à Kitzbühel en descente, c'est trop dangereux. Et si tu vas un peu plus doucement (que les hommes), tu es en arrière et c'est encore plus dangereux, précise-t-elle.

Michelle Gisin a vu son frère Marc se blesser grièvement dans la station autrichienne en 2015.

Même si je suis la championne olympique en descente, il y a des pistes qui sont faites pour les hommes, estime l'Italienne Sofia Goggia, pourtant reconnue de ne pas avoir froid aux yeux.

Cette descente fait subir de telles pressions que les femmes n'y résisteraient pas, notamment dans la première partie, et cela vient de la préparation de la neige. Sur une neige normale, on pourrait sûrement le faire, mais il y aurait un sacré écart entre la première et le fond du classement.

Il effectue un saut.

Benjamin Thomsen sur la piste glacée de Kitzbühel

Photo : Getty Images / JOE KLAMAR

Malgré tout, certaines skieuses aimeraient tenter le coup. Personnellement, j'adorerais skier ici, assure la championne olympique tchèque de super-G Ester Ledecka. Ce serait extrêmement difficile, mais je suis sûre que nous en sommes capables.

La double championne du monde slovène Ilka Stuhec pense qu'il y a un manque de volonté des officiels pour mettre en valeur skieurs et skieuses de façon égale.

Aux Jeux olympiques de 2014, la dernière pente avant l'arrivée était très, très rapide, nous atteignions au moins les 140 km/h, se souvient-elle. Mais parce que cela aurait semblé trop extrême et dangereux, le radar n'avait pas été placé à cet endroit, mais sur le plat, où l'on passait à 100 km/h. Je pense qu'on ne voulait pas montrer que les filles savent skier si vite.

Une explication qui risque de faire réagir la FIS.

Nous sommes pourtant égaux, ajoute Ilka Stuhec. Peut-être qu'un jour les filles skieront à Kitzbühel, mais ça m'étonnerait que je sois là pour voir ça.

Pendant ce temps...

Le premier entraînement a eu lieu mercredi, sur la Streif, en vue des deux descentes de la fin de la semaine.

Le Canadien James Crawford a fait le 11e temps, en 1 min 57 s 71/100, à 82 centièmes de seconde du temps de référence, établi par l'Américain Ryan Cochran-Siegle (1:56,89), le seul à avoir négocié le parcours sous les 1:57.

Il a devancé son compatriote Travis Ganong (1:57,24) de 35 centièmes.

Le Canadien Jeffrey Read a fait le 26e chrono, en 1:58,75 (+1,86), Benjamin Thomsen, le 40e temps (+2,59), et Broderick Thompson, le 49e (+3,76).

C'est à Crans-Montana en Suisse que les skieuses de la Coupe du monde travaillent cette semaine.

Le premier entraînement de la première descente, prévue vendredi, a eu lieu mercredi, et la Québécoise Marie-Michèle Gagnon a obtenu le 18e temps, en 1:31,82 à 1,99 sec du temps de référence établi par l'Italienne Sofia Goggia en 1:29,83.

Une autre descente est prévue samedi suivie d'un super-G dimanche.

Avec les informations de Agence France-Presse

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