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Le maire d'Osaka demande le report des JO à 2024

Jeux olympiques de Tokyo 2020

Jeux olympiques de Tokyo 2020

Photo : Getty Images / KAZUHIRO NOGI/AFP

Agence France-Presse

Le comité d'organisation des Jeux olympiques de Tokyo reste ferme sur le calendrier de 2021, alors que les appels à considérer le report de l'événement se multiplient.

La tenue des Jeux est notre cap inflexible et, à ce stade, nous ne discutons de rien d'autre, a dit à l'AFP le directeur général du comité organisateur Toshiro Muto.

À six mois de la cérémonie d'ouverture, le spectre de l'annulation est pourtant revenu hanter les JO ces dernières semaines.

Le scénario d'une annulation n'est pas en discussion, a-t-il précisé.

Pourtant, mercredi, le maire d'Osaka Ichiro Matsui s'est prononcé pour un nouveau report des Jeux, cette fois à 2024, car il sera impossible d'achever la campagne de vaccination au Japon d'ici l'été.

Le Japon devrait négocier avec le CIO (Comité international olympique), a-t-il dit à la presse.

Il est difficile de croire que ces propos aux médias n'ont pas été déjà tenus en privé lors des réunions du comité d'organisation.

Taro Kono, ministre clé du gouvernement nippon, a reconnu la semaine dernière que rien ne devait être exclu sur le sort des Jeux de Tokyo.

L'ancien président adjoint du comité d'organisation des JO de 2012 à Londres, Keith Mills, a estimé mardi auprès de la BBC qu'il était improbable que les Jeux puissent avoir lieu cet été.

Toshiro Muto n'a pas exclu qu'il n'y ait aucun spectateur parce que le coronavirus sévit toujours dans le monde, y compris au Japon.

Ils sont entourés.

Toshiro Muto (à gauche) et Yoshiro Mori répondent aux questions des journalistes dans les bureaux de Tokyo 2020.

Photo : Getty Images / PHILIP FONG

La décision sur le nombre de spectateurs autorisés pour les JO sera prise dans les prochains mois.

Il n'est pas souhaitable qu'il n'y ait pas d'amateurs dans les tribunes, insiste M. Muto. Mais il ne peut pas garantir pour l'heure la présence de spectateurs, notamment venant de l'étranger.

Je ne peux pas faire de prédictions, a-t-il répondu.

L'état d'urgence a été réinstauré ce mois-ci dans une grande partie du Japon, dont Tokyo et sa banlieue, comme au printemps 2020.

Besoin du soutien populaire

La population n'a pour l'instant pas le cœur aux Jeux. Les sondages le montrent.

Évidemment, les conditions à mettre en place seront très importantes. Et il va sans dire que nous avons besoin de la compréhension et du soutien de la population. Nous voulons préparer les Jeux en nous basant sur ces principes, ajoute le directeur général des Jeux de Tokyo.

La situation sanitaire au Japon et dans le monde entier est très grave, et il est normal que beaucoup de gens soient nerveux, relève encore M. Muto.

Il croit cependant que si les campagnes de vaccination progressent et que le nombre d'infections diminue, l'opinion publique changera d'avis.

Au Japon, les inoculations devraient démarrer d'ici la fin de février, mais ne devraient pas être étendues à l'ensemble de la population avant mai, selon plusieurs médias locaux.

Toshiro Muto répète que les organisateurs nippons et les responsables du CIO n'ont pas évoqué la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour les athlètes et les spectateurs des JO.

Le comité d'organisation a dévoilé en décembre une série de contre-mesures face au coronavirus, censées permettre à l'événement de se dérouler en toute sécurité cet été, même si la vaccination n'est pas généralisée et si la pandémie n'est pas maîtrisée d'ici là.

L'application de ces mesures sera le plus grand défi des organisateurs, a estimé M. Muto

Si nous arrivons à organiser un événement de l'ampleur des Jeux olympiques en pleine pandémie, alors le modèle de Tokyo deviendra une part de notre héritage, a-t-il conclu.

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