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Louis Borfiga surpris par le nouveau format de la Coupe Davis

Un joueur serre le poing droit après une victoire.

Le Canada en Coupe Davis

Photo : Getty Images / Andre Ringuette

Radio-Canada

Le nouveau format de la Coupe Davis, annoncé lundi par la Fédération internationale de tennis (FIT), ne séduit pas Louis Borfiga, responsable du développement de l'élite à Tennis Canada.

La Coupe Davis, qui avait changé de formule en 2019, est à nouveau modifiée. La phase finale passera à 11 jours au lieu de 7 et se disputera dans trois villes européennes, dont Madrid qui avait accueilli la dernière édition.

On a été surpris d’apprendre ce changement, admet d'entrée Louis Borfiga.

Le premier commentaire que je pourrais faire, c’est que manifestement, ils se cherchent. Ils n’ont pas trouvé la bonne formule, donc ils sont en train d’explorer un petit peu toutes les voies.

Il sourit sur un court.

Louis Borfiga, responsable du développement de l'élite à Tennis Canada.

Photo : Radio-Canada

Louis Borfiga reconnaît cependant que l'édition 2019, remportée par l'Espagne devant le Canada, était trop condensée et qu'il fallait faire quelque chose.

Honnêtement, passer à 11 jours sera bénéfique pour la qualité de l’épreuve, explique-t-il. C’est vrai que lors de la semaine de Madrid, en 2019, les matchs étaient quand même rapprochés. C’était difficile pour l'équité sportive.

Quand on jouait tard le soir, l’équipe qui avait fini à 2 h du matin, revenir sur le terrain à 11 h, c’était un peu compliqué, rappelle M. Borfiga. Donc, de ce point de vue là, je pense que c’est une bonne évolution.

L'idée de passer d'une ville à trois, dont deux villes européennes, donc pas forcément près de Madrid, ne passe pas.

C’est quand même une grosse surprise qu’on ajoute deux villes, qui ne seront pas en Espagne, mais ailleurs en Europe.

Ça va être un véritable casse-tête pour l’organisation s’il doit y avoir encore des mesures de précaution sanitaires, prévient-il. Il faudra faire trois bulles, il faudra ensuite que les équipes rejoignent Madrid, et elles seront désavantagées par rapport à celles qui auront joué à Madrid.

Avec ses coéquipiers et sous les confettis, Rafael Nadal mord le trophée pour les caméras.

L'Espagne a remporté la première édition de la Coupe Davis nouvelle formule, en 2019.

Photo : Getty Images / Clive Brunskill

Louis Borfiga admet qu'il n'a jamais été partisan de la nouvelle formule et il se demande même si la FIT ne devrait pas revenir à l'ancienne formule. Il tient d'ailleurs à préciser que les commentaires qu'il fait à Radio-Canada Sports, il les fait en son nom personnel.

Selon lui, ce qui faisait le charme de cette épreuve, c’était de jouer dans divers pays.

Il y avait un attrait incroyable pour les jeunes de ce pays, pour le pays hôte. L’esprit de la Coupe Davis a disparu avec cette nouvelle formule, et on est en train de revenir en arrière en la déguisant à l’ancienne. Je suis vraiment surpris par tout ce qui se passe.

Le Canada a été favorable à la nouvelle formule, et je respecte cette position. Même la France, qui est un des pays de tradition de la Coupe Davis, a voté en faveur de la réforme, dit-il. Il y a eu un sacré lobby pour la nouvelle formule.

Mais les défenseurs de l’ancienne formule avaient mis en garde la FIT que ce ne serait pas simple de faire un changement aussi brutal. Et, aujourd’hui, on s’aperçoit que ce n’est pas aussi simple qu’ils avaient pensé.

L'annonce de cette nouvelle réforme provoquera des réactions dans les pays où la Coupe Davis est très populaire, mais la FIT ne bougera pas, croit Louis Borfiga. Le groupe d'investissements Kosmos a acheté les droits de la Coupe Davis en 2018 et a décidé de remodeler la formule.

Pas de mea culpa à prévoir

Il y a des pays de tradition qui n’ont pas réussi à garder l’ancienne formule, fait-il remarquer. Les fédérations peuvent donner leur avis, mais c’est un comité restreint qui prend les décisions. Au final, c’est la FIT et le commanditaire Kosmos qui décident, et les pays subissent un peu les décisions.

On a aussi appris lundi que la phase finale de l'édition 2022 passera de 18 à 16 équipes.

Il y aurait une solution simple : avouer l'erreur, revenir à l'ancienne formule, avec peut-être, je lance l'idée, une phase finale à quatre équipes seulement, propose M. Borfiga.

L'équipe canadienne de Coupe Davis à Madrid pour la finale de 2019

L'équipe canadienne de Coupe Davis à Madrid pour la finale de 2019

Photo : ITF

En attendant, d'un point de vue purement sportif, la jeune équipe canadienne avait réussi l'exploit de se rendre en finale, exploitant à son avantage le calendrier serré des matchs de la phase finale.

Sur 11 jours, les joueurs plus âgés des autres équipes auront plus de temps pour récupérer.

Notre équipe est jeune et elle peut s’adapter à toutes les formules, affirme Louis Borfiga. Et je pense qu’elle va certainement remporter la Coupe Davis dans les années à venir.

Quelle que soit la formule choisie par la FIT.

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