•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vendée Globe : Dalin et Burton pimentent le jeu avec des routes différentes

Un voilier en mer

Le voilier Apivia de Charlie Dalin

Photo : afp via getty images / LOIC VENANCE

Agence France-Presse

Sortis du terrible Pot au noir sans l'avoir trop subi, le leader du Vendée Globe Charlie Dalin et son dauphin Louis Burton remontent lundi l'Atlantique Nord en ayant choisi des trajectoires différentes dans un jeu de stratégie à une dizaine de jours de l'arrivée.

Le duo de tête a réussi à prendre de la distance sur un groupe de poursuivants composé de sept bateaux, dont beaucoup sont empêtrés dans le Pot au noir (zone de convergence intertropicale), faute de vent.

J'ai été tout droit et ça s'est bien passé, j'ai eu de la chance et de la réussite sur ce coup-là, a raconté Louis Burton (Bureau Vallée 2) lors d'une vacation avec la direction de la course.

C'est plutôt intéressant pour Charlie (Dalin) et moi, on a été moins pénalisés que le reste de la flotte. On a un peu plus d'avance sur les concurrents que lorsque l'on est rentrés dans le Pot au noir, a-t-il poursuivi.

Au classement lundi, Dalin (Apivia) naviguait en tête avec 42,6 milles nautiques (79 km) d'avance sur Burton.

Le troisième bateau de la flotte est celui barré par Damien Seguin (Groupe Apicil), avec quelque 110 minutes (203 km) d'écart sur Dalin. Thomas Ruyant (LinkedOut), qui occupe la 4e position, est virtuellement tout proche de Seguin à moins d'un kilomètre, mais les deux skippers ont des routes divergentes.

Ce qui est aussi le cas de Dalin et de Burton.

Le choix stratégique a déjà commencé, a prévenu Burton, qui s'est dit à l'attaque autant qu'il le pouvait. Les deux rivaux doivent entrer mardi dans une dépression pour ensuite passer une dorsale (avancée d'un anticyclone entre deux dépressions).

En quête de vents pour remonter le plus vite possible, les marins ont encore de nombreuses incertitudes devant eux lors du dernier tronçon du tour du monde en solitaire et sans escale.

Du vent, c'est ce qu'implorait lundi matin Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), qui avançait à environ sept noeuds (14 km/h) dans le Pot au noir avant d'être entendu. L'Allemand a gagné une place au classement en une matinée. Il est désormais 5e, à bord d'un bateau qui semble en plutôt bon état.

Son poursuivant direct ne peut pas en dire autant. Leader pendant presque un mois avant de lâcher les rênes il y a une semaine, Yannick Bestaven a annoncé avoir endommagé son bateau.

Il y a beaucoup de choses difficiles pour moi en ce moment. Depuis le cap Horn, j'ai pas mal de soucis techniques avec le bateau, je préfère le dire aujourd'hui, je pensais pouvoir un peu le masquer, a dit Bestaven lundi midi.

Lors du passage au cap Horn, j'ai eu une grosse dépression, j'ai eu un énorme planté, qui a balayé toute la plage avant du bateau. Je n'ai plus de balcon, plus d'enrouleur, certaines voiles dont je ne peux plus me servir. J'ai essayé de réparer au mieux, a conclu le Rochelais, qui pensait pouvoir jouer les premiers rôles jusqu'à la fin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !