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Vendée Globe : comme un nouveau départ après 10 semaines de course

À bord de son voilier, il porte attention aux ajustements à apporter.

Le Français Charlie Dalin en pleine séance de préparation cet été.

Photo : afp via getty images / JEAN-FRANCOIS MONIER

Agence France-Presse

Alors que le Vendée Globe est entré dans sa 10e semaine, la course connaît presque un nouveau départ pour la tête de la flotte emmenée jeudi par Charlie Dalin. Le Français en a fini avec une zone sans vent pour filer vers Recife, au Brésil, où les grains vont jouer les trouble-fête.

Jeudi, en fin de journée, Charlie Dalin (Apivia) menait toujours après avoir repris la veille les rênes de la course autour du monde en solitaire et sans escale, au détriment de Yannick Bestaven (Maître Coq IV), désormais 6e.

Plusieurs rivaux sont en embuscade, comme Louis Burton (Bureau Vallée 2), 2e, Thomas Ruyant (LinkedOut), 3e, Damien Seguin (Groupe Apicil), 4e, ou encore l'Allemand Boris Herrmann (Seaexplorer-Yacht Club de Monaco), 5e.

Il y a du monde pas loin derrière, après on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre, on ne peut pas revenir sur Yannick (Bestaven) et à la fois que les autres bateaux restent bloqués derrière. À moi de gérer ça, je suis content de retrouver la tête, a dit Dalin.

Le Vendée Globe aurait très bien pu s'arrêter pour moi en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Je suis encore en course, j'ai retrouvé la tête, c'est vraiment super.

Charlie Dalin

Il y a un mois, je croyais que le Vendée Globe était fini pour moi. Je vais tout faire pour conserver la tête, a souligné le marin normand, qui a mené la course pendant trois semaines avant de lâcher la tête mi-décembre en raison d'une avarie importante liée à l'un de ses appendices latéraux qui permettent au bateau de s'élever.

Comme un nouveau départ

Pour rester maître de ce Vendée Globe, Dalin va devoir négocier une zone faite de courants et de grains où il y aura gros à gagner... ou à perdre.

Le Vendée Globe redémarre à partir de maintenant, c'est un petit peu un nouveau départ avec des bateaux qui sont quasiment sur une ligne d'égalité, a affirmé le responsable de la cellule météo du Vendée Globe, Christian Dumard, lors de l'émission quotidienne de l'organisation.

Le groupe de neuf skippers qui compose la tête de la course sera en approche du fameux Pot au noir samedi. Mais avant d'y arriver, ils devront naviguer au large des côtes brésiliennes, près de Recife.

C'est toujours compliqué le long des côtes brésiliennes, il va falloir jongler avec des veines de courant. Ils vont entrer aussi dans une zone où il y a des lignes de grains. Des grains, c'est de la pluie. Et il peut y avoir quelques rafales en bordure du grain. Mais surtout, c'est du vent faible sous les nuages et la pluie, du vent qui va tourner dans toutes les directions, a prévenu Dumard. Ça oblige à manoeuvrer, ça ralentit le bateau et ça fait perdre beaucoup de temps.

Charlie Dalin devrait se lancer le premier dans cette bataille, suivi de près par son dauphin, Louis Burton, revenu haut dans le classement après beaucoup de pépins qui l'ont forcé à céder du terrain.

On est pleine balle, pleine attaque, a lancé Burton, le plus rapide ces dernières heures.

On était deuxième de la course le 4 décembre, il s'est passé tellement de choses invraisemblables que de retrouver cette position-là hier (mercredi), c'est un grand moment de joie et de bonheur. Je suis très heureux d'être là, je n'aurais pas forcément imaginé ça dans mes rêves les plus fous. C'est passionnant en termes de régate, c'est un gros motif de satisfaction, a-t-il conclu.

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