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Stéphane Da Costa, la vedette française du hockey russe

Vêtu de l'uniforme noir de son équipe, il va célébrer un but au banc des siens.

En KHL, Stéphane Da Costa pourrait devenir le premier joueur non russe à gagner le championnat des marqueurs.

Photo : FACEBOOK / Ak Bars Kazan

Depuis la création de la Ligue continentale de hockey (KHL) en 2009, seulement cinq joueurs ont remporté le championnat des pointeurs. Ils sont tous Russes : Sergei Mozyakin (six fois), Alexander Radulov (trois fois), Ilya Kovalchuk, Nikita Gusev et Vadim Shipachyov. Contre toute attente, c'est peut-être un Français qui brisera cette séquence.

Stéphane Da Costa, né à Paris, arrive au 4e rang des pointeurs. Il compte 46 points, 5 de moins que le meneur Teemu Hartikainen, un Finlandais. Deux Russes les séparent au tableau : Damir Zhafyarov et Vadim Shipachyov.

Ce n’est toutefois pas cette course qui préoccupe le principal intéressé. Individuellement, je m’en fous un peu si je termine meilleur pointeur, 5e, ou 10e. Mon objectif, c’est de gagner la Coupe Gagarine. Sa nouvelle équipe, l'Ak Bars de Kazan, trône justement au sommet de la ligue.

Les meilleurs pointeurs en KHL* :

  1. Teemu Hartikainen (51 points)
  2. Damir Zhafyarov (50)
  3. Vadim Shipachyov (49)
  4. Stéphane Da Costa (46)

En date du 14 janvier 2021

Le club doit une bonne partie de ses succès au trio mené par Da Costa. Il est complété par le jeune Dmitry Voronkov, 19 ans, et par Nigel Dawes, un Manitobain qui a récemment obtenu la citoyenneté kazakhe.

Je connaissais déjà Dawes pour avoir joué avec lui il y a deux saisons avec l’Automobilist. J’étais très content qu’il me rejoigne à Kazan, raconte Da Costa. C’est un joueur intelligent qui sait comment l’action se développe. On sait où se trouver sur la glace, car on joue ensemble depuis un moment. On a traité toutes les situations de match. C’est un joueur complet, mais il a un excellent tir. J’essaye d’en profiter pour lui faire des passes.

Un plan qui fonctionne puisque Costa sort tout juste d’une séquence de 19 points en 10 matchs, même si les points ne s'engrangent pas facilement en KHL.

D’abord, le niveau de jeu est plus égal qu’à mon arrivée. Il n’y a plus 5 ou 10 équipes qui se prennent des raclées, chaque soir, comme à mes débuts dans le circuit.

En raison d’un règlement différent que celui de la LNH, il y est aussi plus difficile de se faire accorder une deuxième assistance sur un but marqué.

On a souligné l'arrivée du Parisien à Kazan de façon humoristique.

Même si Da Costa se concentre sur la réussite collective, ses succès individuels font jaser (Nouvelle fenêtre). Et si ses prouesses peuvent apporter un peu de rayonnement au hockey français, il s’en réjouira nécessairement.

Je ne joue pas pour les points. Mais, oui, ce serait une fierté de remporter le championnat des marqueurs. Ça voudrait dire que j’ai aidé le club à ma façon.

Et en même temps, ça aide le hockey français, ce serait très cool.

Une citation de :Stéphane Da Costa
Da Costa est entouré de ses coéquipiers après un but.

Da Costa a défendu les couleurs de son pays plusieurs fois. On le voit ici en compagnie d'Antoine Roussel des Canucks de Vancouver.

Photo : afp via getty images / JONATHAN NACKSTRAND

Le hockey en France

Stéphane Da Costa fait partie des rares hockeyeurs français à avoir atteint la Ligue nationale de hockey (LNH). Cette saison, on ne compte que trois représentants de l’Hexagone dans le circuit. C’est toutefois mieux qu’il y a 15 ans, à une époque où Cristobal Huet était le seul.

En entrevue au balado Tellement hockey, l'ancien gardien de but a indiqué que son pays pourrait s’inspirer de ses voisins pour développer le sport. L’Allemagne et la Suisse ont connu des poussées de croissances notables ces dernières années.

Tout comme Huet le faisait remarquer, l'enjeu est le manque de financement, soutient Da Costa.

Pour avoir des entraîneurs de qualité, il faut du financement. Ça prend de l’argent pour rendre disponibles des heures de glace. En ce moment, les jeunes se développent avec un match par semaine, ce n'est pas assez. Quand j’étudiais en sport-études, à Amiens, je pouvais m’entraîner midi et soir, presque toute la semaine. J’ai beaucoup bénéficié de cela.

Il se rend au banc des siens pour célébrer un but.

De 2011 à 2014, Stéphane Da Costa a disputé 47 matchs avec les Sénateurs d'Ottawa.

Photo : Getty Images / Justin K. Aller

En attendant, Da Costa peut se concentrer sur ses performances sur la glace, en imaginant que ses jeunes compatriotes pourront s'inspirer de lui, s'il remporte un trophée en KHL, que ce soit celui remis au meilleur pointeur ou la Coupe Gagarine.

Ses coéquipiers et lui termineront la saison le 27 février, avant d’entreprendre les séries. Des duels qui promettent d’être relevés, assure Da Costa. Même si on est en première position, on va affronter un adversaire de qualité dès le premier tour. Il faudra être prêts.

Et pour la suite des choses? Je me plais beaucoup ici, à Kazan. J’aimerais y rester.

Quand on lui rappelle qu’il n’a que 31 ans, et qu’une dizaine de postes d’attaquants vont s’ouvrir bientôt dans la LNH avec l’arrivée d’une équipe d’expansion, il ne bronche pas.

Je ne sais pas si mes services vont intéresser une équipe, à mon âge, mais je serais ouvert à discuter évidemment. Sinon, je suis vraiment très bien ici.

Une citation de :Stéphane Da Costa

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