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Sébastien Cros dirigera les équipes canadiennes de courte piste jusqu'en 2022

Un entraîneur et un de ses patineurs

Sébastien Cros (à gauche) et Charles Hamelin rigolent à l'entraînement.

Photo : Radio-Canada / Étienne Bruyère

Radio-Canada

Patinage de vitesse Canada a confirmé mardi la nomination de Sébastien Cros comme entraîneur-chef des équipes nationales féminine et masculine sur courte piste jusqu’aux Jeux olympiques de 2022. Il sera épaulé par Marc Gagnon, qui a accepté un poste d’entraîneur adjoint.

Cros dirigeait l’équipe masculine depuis le congédiement d’Éric Bédard, en juin 2019. Il a hérité de l’équipe féminine au printemps, quand une enquête a été ouverte sur la conduite de l’entraîneur Frédéric Blackburn, qui a finalement perdu son poste en octobre.

On m’a demandé si ça me tentait de continuer, a-t-il révélé. J’avais pris le rythme. J’ai connu les gars l’année passée et j’avais travaillé un peu avec les filles l’année d’avant. Alors, naturellement, j’ai accepté de continuer dans ce poste-là.

Cros s'est dit heureux de relever le défi de guider les patineurs canadiens vers les JO de Pékin en 2022 et de pouvoir mettre à profit l'expérience de quintuple médaillé olympique et les connaissances acquises par Gagnon au fil de ses 10 années comme entraîneur-chef au Centre régional canadien d’entraînement (CRCE).

Nous avions déjà une bonne communication, il connaît la vision qu’on partageait au niveau de l’équipe nationale, donc il va pouvoir s’intégrer plus facilement, a précisé Cros. C’était assez facile de le ramener, et pour lui aussi c’était le bon moment. Il a vécu une bonne expérience avec le CRCE et là, de passer au-dessus, le timing est vraiment bon.

Dans les 10 dernières années, il y a eu des occasions qui se sont présentées avec l’équipe nationale et que je n’ai pas saisies parce que j’avais de jeunes enfants à la maison et je suis quelqu’un de très familial, a indiqué Marc Gagnon. Donc, l’idée de partir en Coupe du monde pendant deux ou trois semaines m’attirait peu même si l’envie d’aller entraîner au plus haut niveau était là. Avec la situation actuelle, qui retarde les départs probablement à octobre prochain, le moment est très bon. Mes enfants vont avoir 14 ans et presque 16 ans, donc c’est le temps. Papa, ils s’en préoccupent un peu moins (rires).

Les deux hommes se connaissent bien et ils partagent aussi la même philosophie quant à la façon de préparer les athlètes et de répondre à leurs besoins.

Pour nous, le patineur est avant tout un être humain, dit Cros. Si la personne se sent bien, le patineur va bien se sentir. C’est ce qui va faire que la performance sera là au bout. Ce désir de pousser les athlètes, de pousser la performance, c’est certain que nous voulons gagner, mais nous voulons que ce soit supportable dans le temps et que l’athlète se sente bien.

Une excellente nouvelle pour Marc Gagnon, même s'il avoue être quelque peu déchiré de quitter le CCRE.

Je suis hyper content parce que c'est là que je suis rendu, a-t-il confié. J'ai envie d'aider au niveau de la haute performance, là où j'étais auparavant et de devenir l'entraîneur performant qui va pousser ces gens-là à gagner des médailles olympiques. Mais en même temps, je laisse un créneau que j'aimais tellement. Les 17 athlètes que je quitte, ça me fait quelque chose. La beauté, c'est que je ne quitte pas pour aller ailleurs, je quitte pour aller plus haut, donc j'ai des chances de les revoir plus tard.

Gagnon continuera son travail auprès des entraîneurs du CRCE, Marianne St-Gelais et Jonathan Perez-Audy, pour la saison 2021-2022.

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