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Analyse

Les Browns ou comment vaincre la COVID, la NFL et les Steelers

Le quart des Browns de Cleveland lève les bras en l'air après une victoire contre les Steelers de Pittsburgh.

Baker Mayfield

Photo : AP / Don Wright

Contre toute attente, les Browns de Cleveland ont servi une leçon de football et d’humilité aux Steelers de Pittsburgh avec une victoire de 48-37 dimanche soir.

Les Browns se sont débrouillés sans leur entraîneur-chef, Kevin Stefanski, et quatre de ses adjoints.

Ils ont joué sans leur joueur de ligne étoile Joel Bitonio et leur demi de coin partant Denzel Ward. Le second de Ward, Kevin Johnson, était aussi sur la liste des joueurs inactifs à cause de la COVID-19.

En raison de l’éclosion de cas, les installations des Browns ont été fermées toute la semaine et l’équipe n’a tenu qu’une séance d’entraînement au cours des deux dernières semaines.

Même le déplacement vers Pittsburgh a été modifié pour éviter les risques de propagation.

Les joueurs sont arrivés dans deux avions. Il y en a même un qui s'est déplacé en auto parce qu'il présentait certains symptômes. Son test s'est révélé négatif.

Les entraîneurs qui restaient ont aussi fait le trajet sur quatre roues.

Rien ne semblait pencher du côté des Browns, et, visiblement, les Steelers pensaient qu’ils n’avaient qu’à se présenter au stade pour gagner le match.

À leur tout premier jeu en attaque, Maurkice Pouncey, un centre étoile, a envoyé le ballon par-dessus la tête du quart Ben Roethlisberger. Les Browns ont recouvré le ballon dans la zone des buts de Pittsburgh pour prendre l'avance.

Le jeu a insufflé une dose d’énergie aux Browns et la panique s'est installée parmi les joueurs des Steelers. Quinze minutes plus tard, c’était 28-0 Cleveland.

Les Steelers se sont réveillés en deuxième demie. Roethlisberger a établi un record en complétant 47 passes dans le match et a accumulé 501 verges par la voie aérienne.

Mais les records n’effaceront pas l’affreuse fin de saison des Steelers. Après avoir gagné leurs 11 premiers matchs, ils ont perdu 5 de leurs 6 derniers et leurs partisans vont réclamer des changements.

Plusieurs joueurs importants de l’équipe seront autonomes et c’est à se demander si Ben Roethlisberger, qui aura bientôt 39 ans, voudra poursuivre sa carrière.

Une semaine pour célébrer

Les partisans des Browns feraient bien de savourer cette première victoire éliminatoire en 26 ans, car leur équipe devra maintenant aller se mesurer aux champions du Super Bowl, les Chiefs de Kansas City, sur leur terrain, alors qu’ils viennent de profiter d‘une semaine de congé.

Les Browns auront besoin du retour de tous leurs éclopés, joueurs et entraîneurs, pour tenir tête aux champions.

Outre leur garde Joel Bitonio, qui était sur le carreau à cause de la COVID-19, les Browns ont perdu deux joueurs de ligne à l’attaque en cours de match. Malgré tout, ils ont réussi à accumuler 127 verges par la course et, surtout, ils n’ont pas accordé un seul sac à la redoutable défense noir et jaune.

Les Steelers avaient réalisé au moins un sac à TOUS les matchs depuis trois ans, soit depuis leur défaite contre Jacksonville en éliminatoires le 14 janvier 2018.

Les Browns auront besoin d’une ligne à l’attaque en forme pour espérer marquer des points contre les Chiefs, mais ils auront encore plus besoin du retour de leurs demis défensifs pour essayer de limiter l’attaque aérienne menée par Patrick Mahomes.

Le retour des entraîneurs serait également bienvenu, surtout si les Browns peuvent s’entraîner normalement pour la première fois en trois semaines.

L’entraîneur-chef recrue Kevin Stefanski n’a certainement pas apprécié de suivre le premier match éliminatoire de son équipe seul dans son sous-sol…

C’est quand même curieux que la NFL lui interdise de diriger le match à distance ou même de communiquer avec son équipe pendant la rencontre.

S’il avait été suspendu pour avoir enfreint des règlements, ce serait compréhensible qu’on le force à rester à l’écart. Mais, parce qu’il a reçu un test positif au coronavirus?

Bizarre...

Heureusement pour les Browns, les dieux du football ont compensé l’intransigeance des dirigeants de la NFL en leur donnant une victoire.

La victoire des Browns en chiffres :

  • 28 points au premier quart, un record de la NFL en match éliminatoire;
  • 35 points en première demie, un record de la NFL pour une équipe visiteuse;
  • 35 points en une demie, un record pour un match éliminatoire;
  • 48 points, plus de points marqués par l'équipe en match éliminatoire depuis le 26 décembre 1954;
  • 6 touchés en match éliminatoire pour la première fois depuis le 26 décembre 1954;
  • 5 revirements causés dans un match éliminatoire pour la première fois depuis le 26 décembre 1955;
  • 1re victoire sur le terrain de l’adversaire en match éliminatoire depuis le 28 décembre 1969.

Troisième épisode de la série Brees-Brady

Même s’il a été un peu moins spectaculaire que celui des partisans des Browns, le week-end des partisans des Bills de Buffalo aura été tout aussi satisfaisant.

Les Bills et Josh Allen ont continué sur leur élan de 2020 avec une victoire de 27-24 difficilement arrachée aux Colts d’Indianapolis, leur première en match éliminatoire en 25 ans.

Les Bills ont maintenant rendez-vous avec les Ravens de Baltimore, une autre équipe qui est sur une lancée exceptionnelle avec six victoires d’affilée.

Ce qui retiendra toutefois l’attention cette semaine, ce sera le troisième affrontement entre Tom Brady et Drew Brees cette saison.

Les Saints ont eu le meilleur lors des deux premiers matchs contre les Buccaneers, mais jamais Tom Brady n’a été battu trois fois par la même équipe au cours d’une saison.

Ce Super Bowl de l'âge d'or entre Brees et Brady sera quelque chose à surveiller dimanche prochain.

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