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Un dernier tour de piste universitaire pour Alexis Galarneau

Un joueur de tennis vêtu d'un chandail noir tient sa raquette et attend avant de frapper la balle à son adversaire.

Alexis Galarneau à l'entraînement

Photo : Radio-Canada / Michel Riverin

Alexis Galarneau a repris la route vers la Caroline du Nord à la fin du mois de décembre pour une ultime saison de tennis dans la NCAA. Encore une fois cette année, il sera le meneur du Wolfpack, l’équipe de l’Université North Carolina State.

À 21 ans, le Québécois a plus que jamais la tête au tennis professionnel. En fait, n’eût été la pandémie, il serait probablement déjà à parcourir le monde en quête de points à l'ATP.

Avec la raréfaction des tournois Challengers et Futures, particulièrement en Amérique du Nord, il était pour lui plus logique de profiter de l’encadrement et des compétitions universitaires une année de plus.

Déjà diplômé en finances, Galarneau est maintenant inscrit dans un programme de gestion du sport. Au-delà des bénéfices scolaires, le Québécois est aussi assuré de jouer 25 matchs en simple et autant en double en compétitions au cours des prochains mois.

Le joueur classé au 514e rang mondial aimerait aussi ajouter trois ou quatre tournois professionnels d’ici l’été aux États-Unis, puisque Tennis Canada a annulé les siens au moins jusqu’à l’été.

Je pense que mon niveau de jeu s’apparente à celui d’un joueur autour du 100e rang mondial, estime-t-il. Le manque de tournois fait mal à mon classement. J’ai hâte de pouvoir être en compétitions 35 semaines par année et de prendre le rythme de vie des professionnels.

Déjà, en novembre, Galarneau a remporté un premier titre professionnel à Fayetteville en Arkansas. Son titre lui a valu quelques points et une bourse de 2160 $. En cours de route, il a notamment battu l’Américain Thai-Son Kwiatkowski, alors classé au 208e rang mondial.

Une semaine plus tard, dans un tournoi Challenger en Caroline du Nord, il a vaincu Mackenzie McDonald, 193e mondial.

Remporter un premier titre professionnel en simple a été très bon pour ma confiance, confie Galarneau. Ce n’était pas un tournoi prestigieux, mais le calibre était très relevé dans le contexte de la pandémie. Il y avait plusieurs bons joueurs.

Il sourit lors d'une entrevue avec un journaliste de Radio-Canada Sports.

Alexis Galarneau

Photo : Radio-Canada / Michel Riverin

Sa dernière saison de la NCAA s’ouvrira dans quelques semaines. L’équipe de North Carolina State va limiter ses déplacements et Galarneau affrontera surtout des joueurs de l’ACC (Atlantic Coast Conference), l’une des meilleures associations des États-Unis.

On ne voyagera même plus en autobus, mais en voitures par petits groupes pour limiter les risques d'éclosion, explique-t-il. Je vis avec trois coéquipiers et on va voyager ensemble.

Un nouvel entraîneur québécois et une quête de commanditaires

Adolescent, Alexis Galarneau a été formé au centre national de Tennis Canada à Montréal, aux côtés, notamment, de Félix Auger-Aliassime et de Nicaise Muamba.

Il ne bénéficie toutefois plus de l’appui financier de la fédération nationale qui a dû couper dans ses dépenses après l’annulation de la Coupe Rogers l’été dernier. Pour ne pas sacrifier une génération de joueurs juniors, Tennis Canada a dû cesser de soutenir les athlètes en transition, comme Galarneau.

Pour l’aider dans son développement, le jeune joueur a fait appel à un membre de sa famille. Denis Turcot, le cousin de la mère de Galarneau, l’entraîne depuis quelques mois.

On a commencé à travailler ensemble en juin et il m’a vraiment aidé, surtout au plan mental et tactique, dit le joueur. Il a un bagage d’expériences intéressant et on se complète bien. Mes résultats se sont améliorés et on va travailler de nouveau ensemble après ma saison universitaire.

D’ici là, son nouvel entraîneur le suivra à distance, en visionnant les vidéos de ses matchs. Restera à trouver une façon de pouvoir financer ses déplacements et son salaire.

Même s’il n’aura droit à des commanditaires qu’à la fin de son stage universitaire, Galarneau est déjà en recherche active de commandites.

Dans l’antichambre des grands tournois, l’argent se fait rare. Et plus que jamais en 2021.

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