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Justine Clément dans la cour des grandes

La skieuse contourne une porte pendant le slalom de Semmering

Justine Clément

Photo : apa/afp via getty images / FLORIAN SCHROETTER

Michel Chabot

Justine Clément a franchi une importante étape de sa carrière la semaine dernière quand elle a pris part à ses deux premières épreuves au sein du circuit de la Coupe du monde de ski alpin. L’athlète de Bécancour n’a pas obtenu les résultats escomptés, mais elle savoure pleinement cette expérience parmi l’élite internationale de son sport.

C’est vraiment un rêve qui s’est réalisé, s’est-elle réjouie au bout du fil depuis Dobbiaco, dans le nord de l’Italie, où l’équipe canadienne s’entraîne. C’est sûr que le résultat, ce n’est pas nécessairement ce que j’espérais, a-t-elle poursuivi en rigolant. Mais juste d’avoir la chance de prendre un départ en Coupe du monde, c’est déjà une grande étape pour moi.

La jeune femme de 21 ans a d’abord fait son baptême de feu le 29 décembre lors du slalom de Semmering, en Autriche.

J’étais surprise juste de prendre un départ en Coupe du monde. Je ne pensais jamais que ça allait se passer un jour dans ma vie. Ça m’intimidait. Et devoir courser contre des filles que j’admire depuis que je suis toute jeune, c’était un grand pas.

Justine Clément

Elle a malheureusement été incapable de terminer l’épreuve en raison d’une erreur en fin de parcours.

C’est clair que j’étais un peu fâchée sur le coup, a admis celle qui a fait ses classes à la station Stoneham. C’est certain qu’on aime toujours obtenir un résultat à la fin. Après, quand j’ai regardé mes intervalles, ça m’a remonté le moral, parce que j’ai vu que j’avais une bonne course, malgré les sentiments que j’avais, je pensais que ça avait vraiment mal été. Au final, j’étais quand même contente de cette journée-là, même si j’ai eu un DNF (Did Not Finish, NDLR).

Dure leçon en Croatie

Puis, dimanche dernier, Clément était du slalom de Zagreb, une course particulièrement ardue en raison des conditions abominables, surtout qu’elle était la 63e skieuse à prendre le départ.

Il pleuvait, il faisait chaud et c’était comme de la neige de printemps et avec le nombre de filles qui descendaient avant moi, les conditions se sont vraiment dégradées rapidement, a relaté la médaillée de bronze de la descente aux Jeux du Canada en 2015. C’est devenu comme un sillon qui était très creux et entre les virages, il y avait des bosses. C’était vraiment difficile de rester dans le rythme. Chaque porte était différente et on ne voyait pas grand-chose non plus, c’était sombre. Tout ça mis ensemble, ç’a rendu les choses difficiles. Mais je garde le moral quand même.

Incapable de se qualifier parmi les 30 premières, et donc de participer à la deuxième manche, Justine Clément a hâte de se reprendre. D’ici là, elle met les bouchées doubles à l’entraînement.

Dans les courses où je ne fais aucune erreur, je suis dans les temps des filles avec qui je m’entraîne et qui se classent fréquemment parmi les 30 premières à l’échelle mondiale, a-t-elle confié. Et ce que je travaille avec mes entraîneurs, c’est de rester concentrée tout au long de ma descente. Ça va me permettre de finir et d’avoir des chronos aussi.

Bien accueillie par ses coéquipières, dont plusieurs filles qu’elle a côtoyées en compétition, cette double médaillée d’or des Jeux du Québec en 2013 se retrouve en pays de connaissance, particulièrement avec Laurence St-Germain, son ancienne coéquipière avec l’équipe Skibec.

Elle connaît aussi très bien Cassidy Gray et Amelia Smart, avec qui elle s’est rendue aux mondiaux juniors en mars 2020 et avec qui elle partage un chalet à Dobiacco.

On s’entend toutes vraiment bien, s'est-elle enthousiasmée. C’est plaisant de s’entraîner avec des filles qui font en sorte que tu te pousses un peu plus. Comme elles sont meilleures, ça m’aide vraiment à aller chercher mon maximum à toutes les descentes d’entraînement. J’aime beaucoup être avec elles.

Le rêve olympique

Surprise de se retrouver parmi la crème des skieuses de la planète plus tôt qu’elle ne l’aurait cru, Justine Clément n’exclut pas une participation aux JO de Pékin en 2022, tout en gardant les pieds sur terre.

Les Olympiques, ç’a toujours été un de mes rêves que j’ai voulu réaliser. Au début de l’année, avant mes débuts en Coupe du monde, c’était dur de me faire une tête là-dessus. Encore en ce moment, c’est difficile à dire si 2022 pourrait être réaliste. Mais ça reste un objectif. Je vais travailler dans ce but-là et si ça se produit, tant mieux.

Justine Clément

Avec sa ténacité, clé de ses succès selon elle, Clément croit que tout est possible pour qui y croit vraiment.

Je suis une personne qui n’abandonne pas facilement, mentionne l’étudiante en génie biomédical à l’Université du Vermont. Quand j’ai un objectif en tête, je veux l’atteindre, peu importe ce que je dois faire pour y arriver. C’est rare que je n’atteigne pas un objectif que je me suis fixé et je pense que c’est ce qui a fait que j’ai réussi à me démarquer tout au long de ma carrière jusqu’ici.

C’est maintenant vers Flachau que ses yeux sont tournés, en vue du slalom du 12 janvier. Elle espère y compléter sa première épreuve et ainsi gagner en confiance.

Le travail mental, selon moi, il y en a toujours à faire, a indiqué Justine Clément en rigolant. Travailler ma confiance sera un grand atout sur le circuit de la Coupe du monde. De me dire que je mérite ma place là, ça va probablement me permettre de mieux y performer.

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