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Des joueurs et leur destin au Championnat mondial de hockey junior

La Place Rogers, domicile des Oilers d'Edmonton

La Place Rogers, domicile des Oilers d'Edmonton, sera le théâtre du Championnat mondial de hockey junior.

Photo : The Canadian Press / JASON FRANSON

Alexandre Coupal

Comme chaque année, le Championnat mondial de hockey junior rassemblera les plus beaux espoirs d’une génération, cette fois-ci, dans une bulle à Edmonton.

Outre cette particularité, certaines constantes restent. Plusieurs joueurs sont attendus avec de grandes attentes. Quelques-uns les rempliront, d’autres non. Les conséquences de cette performance ponctuelle sur leur carrière resteront à géométrie variable. Si pour certains, le prélude sera révélateur, ce ne sera pas le cas pour d’autres. À l'opposé, des joueurs inconnus se mettront au monde sur la scène internationale, ouvrant la voie à une carrière, ou encore, au plus grand moment de ce qui aura été leur vie de hockeyeur. Tour d’horizon de candidats dont ce tournoi pourrait forger le destin.

Canada

Quinton Byfield, 2e choix en 2020

Kings de Los Angeles

Attaquant, no 19

La formation canadienne étant toujours l’une des plus denses en talent, le rôle de Byfield reste à déterminer. Jusqu’à quel point lui confiera-t-on des responsabilités offensives? La réponse à cette question est fondamentale sur l'impression que le jeune joueur pourra laisser.

Il va avoir les projecteurs sur lui. Byfield n'a pas eu beaucoup de glace à ce tournoi l’an passé et c’est un peu son occasion de briller.

dépisteur anonyme de la LNH no 1
Il patine en surveillant l'action.

Quinton Byfield a été sélectionné au 2e rang du dernier repêchage de la LNH.

Photo : The Canadian Press / Jeff McIntosh

Kirby Dach, 3e choix en 2019

Blackhawks de Chicago

Dach s'amenait à Edmonton avec de grandes attentes. On lui a confié le rôle de capitaine malgré qu'il en soit à ses débuts sur la scène internationale junior, puisque l’an dernier, les Hawks avaient préféré le garder dans la LNH. Il est le seul joueur de la formation canadienne à avoir de l’expérience à ce niveau.

Dach ratera finalement le tournoi. Il a été blessé dans le match préparatoire contre la Russie le 23 décembre.

Il reviendra à un autre membre de l'équipe d'assumer son rôle de meneur. Les candidats ne manquent pas.

Le Canada mise encore une fois sur un groupe excessivement riche. Plusieurs joueurs de l'équipe championne l’an dernier sont de retour, dont le défenseur Bowen Byram (no 4), 4e choix au total de l’Avalanche en 2019, qui n’a pas connu une progression folle l’an dernier. Ce sera l’entrée en scène de Jamie Drysdale (no 6), deuxième défenseur de la cuvée 2020, dont le nom a été prononcé au 6e échelon par les Ducks, et dont le tournoi sera certainement comparé au seul défenseur sélectionné avant lui, l’Américain Jake Sanderson des Sénateurs.

Les gardiens du Canada sont sur le spotlight jusqu’à un certain point. Ils n’ont peut-être pas un gardien numéro un de l’ampleur qu’on a déjà vu dans les dernières années.

dépisteur anonyme de la LNH no 2

Russie

Iaroslav Askarov, 11e choix en 2020

Predators de Nashville

gardien, no 1

Au dernier encan de la LNH, tout le monde l'appelait simplement le gardien. Est-ce que c’était pour éviter la difficulté à prononcer son nom, ou plutôt dans le sens de : LE gardien? Ce n’est pas un nom si compliqué. Établi comme l’un des deux meilleurs du tournoi à sa position, il pourrait certainement faire la différence contre une équipe comme, disons, le Canada. Il a gardé le filet russe un peu plus que la moitié du temps l’an dernier.

Yegor Chinakhov, 21e choix en 2020

Blue Jackets de Colombus

attaquant, no 21

C’est lui dont tout le monde cherchait le nom dans ses notes lorsque les Blue Jackets l'ont interpellé au premier tour en octobre dernier. Ce sera une belle occasion pour tout le monde de valider ou non le choix de Jarmo Kekalainen. À noter que Chinakhov montre une production de plus d’un demi-point par match dans la KHL, ce qui peut constituer un indice.

Les Russes seront encore une puissance et plusieurs pensent qu’ils seront encore de la finale cette année. Rodion Amirov (no 27), sélectionné 15e par les Leafs, a la réputation d’être une menace autour du filet, et la brigade défensive russe accueillera un joueur qui pourrait être repêché dans le top 5 l’année prochaine, Danil Chayka (no 5). Pour une formation aussi aguerrie, ils seront quand même trois défenseurs de 18 ans au sein de la brigade.

États-Unis

Alex Turcotte, 5e choix en 2019

Kings de Los Angeles

attaquant, no 15

Turcotte avait beaucoup de pression au Championnat du monde junior l’an dernier en République tchèque. Avec une maigre récolte de deux passes, sa prestation a été jugée décevante et s'est inscrite dans une saison universitaire acceptable, sans plus, pour un espoir de son calibre.

Il n’a pas eu la saison attendue l’an passé. Ça va être le bon temps pour lui de montrer de quel bois il se chauffe.

dépisteur anonyme de la LNH no 1

Jake Sanderson, 5e choix en 2020

Sénateurs d’Ottawa

défenseur, no 8

Aussi sauveur des Sénateurs d’Ottawa, avec Tim Stuetzle. Premier défenseur repêché cette année, son coffre à outils est plein. Il est imposant, possède un coup de patin fluide, et ses passes sont précises et rapides. Il pourrait être la clé aux succès offensifs de Caufield, Turcotte et compagnie.

Les Américains pourront compter sur l’autre meilleur gardien de la compétition, Spencer Knight (no 30), premier gardien repêché en 2019, 13e au total par les Panthers. Knight était déjà le gardien numéro 1 de la sélection l'année dernière.

L’équipe américaine retrouvera également son meilleur marqueur du tournoi précédent, Trevor Zegras (no 9), 9e choix en 2019 par les Ducks. Zegras avait amassé neuf points en République tchèque, mais sera toujours en quête de son premier but. À l’exception de leur troisième gardien, les Américains comptent un joueur trop jeune pour avoir déjà été repêché, l’attaquant Matthew Beniers (no 10), que plusieurs voient dans le top 10 du repêchage de l’été prochain.

Suède

Philip Broberg, 8e choix en 2019

Oilers d’Edmonton

défenseur, no 5

Le parfait défenseur suédois, c'est un concept qui vous dit quelque chose? Il était le troisième dans la hiérarchie l’an dernier, mais cette fois il aura le premier rôle. Il sera le capitaine de la sélection.

Les Suédois complètent le quatuor des plus sérieux prétendants aux titres. Leur dynamisme offensif devait être assuré par deux hauts choix du dernier repêchage, soit Lucas Raymond (no 18), 4e au total par les Red Wings, et Alexander Holtz (no 10), 7e par les Devils. Les deux carburent à plus d’un demi-point par match dans la Ligue élite de Suède.

Les autres

La Finlande est sur la ligne, comme elle a connu beaucoup de succès sur la scène internationale récemment, mais dont le groupe est un peu moins relevé cette année. Il faudra quand même garder l'œil sur Anton Lundell (no 15), 12e au repêchage cette année avec les Panthers, et qui en sera à une troisième participation.

Lundell a ramassé beaucoup de points en début de saison en Finlande. Ça va être intéressant de voir où il se positionne dans le tournoi.

dépisteur anonyme de la LNH no 1

Les Finlandais pourront compter sur un défenseur de premier plan, Ville Heinola (no 4).

Il a commencé la saison l’an dernier avec les Jets. Je pense qu’il pourrait avoir une chance d’être dans les tops défenseurs du tournoi, de poursuivre le même chercheur de talent. Mentionnons aussi la présence de Brad Lambert (no 33), qui figure déjà parmi les plus beaux espoirs en vue, non pas du prochain repêchage, mais pour celui de 2022.

L’Allemagne intrigue avec ses joueurs récemment repêchés parmi la fine élite du hockey mondial, nouvelle réalité incarnée entre autres par Tim Stuetzle (no 8), l’autre sauveur des Sénateurs d’Ottawa, que l'on devrait nommer en premier fort de sa sélection au 3e rang. Dommage que l’Allemagne soit privée d’un autre de ces joyaux, Lukas Reichel, déclaré positif à la COVID-19.

Un joueur suscite énormément d’enthousiasme du côté de l’Autriche, Marco Rossi (no 23). Ce 9e choix au total du Wild, en octobre, était le chouchou d’André Tourigny avec les 67's d'Ottawa dans la Ligue junior de l'Ontario. Les retrouvailles ne peuvent cependant pas être prévues avant la phase éliminatoire.

Rossi et Stuetzle, deux joueurs avec un profil de qualité. Le succès de leur formation va passer par eux. Les projecteurs seront sur eux chaque fois qu’ils seront sur la patinoire.

dépisteur anonyme de la LNH no 1

Les Suisses ne comptent cette année aucun joueur repêché dans la LNH. Avec la République tchèque et la Slovaquie, ils complètent un trio de petits Poucet de la compétition. Ce qui ne veut absolument pas dire que ces équipes ne suscitent pas d’intérêt.

Un gars qui me vient en tête c’est Samuel Hlavaj (gardien slovaque), qui jouait à Sherbrooke et qui n’a pas été repêché, même à ses 19 ans, même s’il a eu des invitations pour aller à un camp professionnel. Je l’ai vu jouer à plusieurs reprises l’année passée, il a démontré de belles choses à 18 ans. N’a pas été repêché, ce qui m’a surpris un peu. Je vais le regarder du coin de l’œil.

dépisteur anonyme de la LNH no 3

Lui ou un autre, au cas où quelqu’un écrirait le premier chapitre d’une très grande carrière. Ou le deuxième.

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