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Lewis Hamilton a marqué l'histoire à l'occasion d'une saison unique en 2020

Il lève un trophée en souriant.

En remportant le GP de Turquie, Lewis Hamilton a égalé le record de sept titres mondiaux de Michael Schumacher.

Photo : Getty Images / Pool

La Presse canadienne

La saison de formule 1 a été chambardée de manière inattendue par la pandémie de coronavirus, comme bien des sports en 2020. Et malgré tous les rebondissements qui sont survenus en cours de route, une constante est demeurée : Lewis Hamilton a de nouveau montré qu'il fait partie des meilleurs pilotes de l'histoire du sport automobile.

Hamilton a réécrit plusieurs pages du livre des records de la F1 cette saison, notamment le nombre de positions de tête (98), des victoires (95) et des championnats du monde (sept, à égalité avec Michael Schumacher).

De plus, n'eût été son diagnostic positif à la COVID-19 avant le Grand Prix de Sakhir, le Britannique aurait pu égaler la marque de Schumacher avec 13 victoires au cours d'une même campagne. Il a plutôt raté une course et terminé la saison, affaibli par le virus, avec 11 triomphes.

Alors, question à 1000 $ : est-il le plus grand pilote de l'histoire?

Son éternel rival, Sebastian Vettel, s'est risqué à une réponse quelques minutes après la confirmation de sa conquête du championnat au Grand Prix de Turquie, le 15 novembre.

Dans sa voiture noire, il négocie un virage.

Lewis Hamilton sur le circuit Yas Marina d'Abou Dhabi

Photo : Getty Images / Rudy Carezzevoli

Lewis Hamilton est le plus grand pilote de notre époque, a dit sans détour le quadruple champion du monde, qui deviendra le coéquipier du Québécois Lance Stroll dans l'écurie Aston Martin Racing la saison prochaine.

Comparer Juan Manuel Fangio ou Stirling Moss à notre génération, c'est impossible et même inutile, a-t-il poursuivi. Peut-être que nous serions nuls dans leurs voitures et peut-être qu'ils seraient mauvais dans les nôtres, car elles sont trop rapides. Qui sait? Ça n'a pas d'importance.

Un point de vue partagé par l'ex-pilote québécois Patrick Carpentier, maintenant analyste de la F1 à RDS.

Je ne peux pas me prononcer parce qu'il y a trop de variables. Ce n'est pas comme un match de basketball ou de hockey. Entre la performance et l'athlète, il y a une voiture. A-t-il bénéficié de l'ère Mercedes ou est-ce que Schumacher était plus rapide avec la voiture Ferrari de son époque? C'est très difficile. Mais Hamilton est passé maître dans l'art de piloter la voiture actuelle. Et ce sont deux pilotes exceptionnels, a expliqué celui qui a piloté dans les séries formule Atlantique, CART, Champ Car, IRL et NASCAR au fil de sa carrière.

Stroll a gagné en maturité

D'autre part, l'amateur de course qui suit occasionnellement la F1 pourrait être porté à croire que Stroll vient de connaître la meilleure saison de sa carrière.

Après tout, à sa quatrième année dans la série reine du sport automobile, le pilote de Mont-Tremblant a établi des sommets personnels au chapitre des positions de tête (1), des podiums (2), des points de classement (75) et du classement au championnat (égalité en 10e place).

Il roule au Grand Prix de Sakhir.

Lance Stroll

Photo : Getty Images / Giuseppe Cacace

Pourtant, quelque chose cloche, selon Carpentier.

Selon moi, Lance Stroll est un pilote hyper talentueux. Tu ne peux pas passer un Max Verstappen ou tout autre pilote de ce niveau sous la pluie sans avoir un talent exceptionnel, a-t-il confié. Le problème, cependant, c'est qu'il est le seul qui ignore l'ampleur de son talent.

La seule chose qu'il doit travailler, selon moi, c'est sa confiance et sa force mentale. Et la différence, en F1, entre un pilote élite et un autre, elle va se passer là. À ce niveau-là, le moindre doute affecte les performances a ajouté le Québécois de 49 ans.

Stroll, loin de se défiler, a reconnu lui-même à l'aube du Grand Prix d'Abou Dabi, plus tôt en décembre, qu'il avait l'impression d'avoir laissé filer de nombreuses occasions de s'établir parmi l'élite de son sport cette saison.

C'est un concours de circonstances. La première moitié de saison, jusqu'à Monza, après mon premier podium, j'étais quatrième au championnat des pilotes. Et je n'ai amassé que deux ou trois points au cours des mois suivants. Ç'a été difficile. Dans ce championnat, il faut constamment marquer des points, car c'est un marathon, a d'abord mentionné le pilote de 22 ans.

Ç'a été une saison chaotique, de bien des façons. Il y a eu mes pépins en piste, comme à Mugello (une crevaison alors qu'il était quatrième), puis j'ai reçu un diagnostic positif à la COVID-19. J'ai raté une course, et j'ai commis quelques erreurs de pilotage qui m'ont privé de points importants au classement, a-t-il rappelé.

Pérez regarde au ciel et Stroll est perplexe.

Sergio Pérez et Lance Stroll sur le podium du Grand Prix de Sakhir.

Photo : Getty Images / Bryn Lennon

Comble de malheur, Racing Point a laissé filer la 3e place au championnat des constructeurs lors de la dernière course de la campagne à Abou Dabi, position que lui a ravie McLaren.

Le Québécois considère néanmoins qu'il a pris beaucoup de maturité en 2020 et croit que ses expériences l'aideront pour la suite de sa carrière en F1.

Je me suis prouvé beaucoup de choses cette saison. J'ai passé trois campagnes à tourner dans une voiture ordinaire. Et je crois qu'en tant que pilote, ça peut affecter ta confiance en tes moyens, a-t-il dit.

Ça faisait longtemps que je voulais prouver ma véritable valeur et je crois que je suis parvenu à le faire cette saison. J'ai disposé d'une voiture compétitive, je me suis retrouvé à l'avant du peloton et j'ai obtenu des opportunités de réussir des podiums de manière plus régulière. Et ça, ça m'a enlevé beaucoup de pression de mes épaules.

Cette saison m'a donné une bonne leçon : je dois croire en moi. Plus que je ne le faisais au même moment l'an dernier. Et ça, c'est énorme pour moi.

Lance Stroll

Après une pause de quelques semaines cet hiver, Stroll sera de retour au volant en prévision du Grand Prix d'Australie, le 21 mars 2021.

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