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Une deuxième chance pour Cendrine Browne

Elle est seule sur la piste.

La fondeuse québécoise Cendrine Browne aux Jeux olympiques de Pyeongchang en 2018.

Photo : Getty Images / Quinn Rooney

Alexandra Piché

L’équipe nationale de ski de fond a été dévoilée samedi et le nom de Cendrine Brown y figurait. C'est un grand soulagement pour la Québécoise qui a dû se battre pour avoir une chance de se prouver cette année.

Après les Jeux olympiques de Pyeongchang, Cendrine Browne a souffert d’une dépression et n’a pas été en mesure d’offrir des performances à la hauteur des standards demandés par Nordiq Canada afin de conserver sa place dans l’équipe nationale.

Elle était sur la bonne voie pour rattraper son retard à la fin de la saison 2019-2020, mais les dernières compétitions du calendrier annulées en raison de la pandémie ont mis fin à son élan.

J'ai fait appel cet été pour demander de revenir sur l’équipe parce que la fédération canadienne n’avait pas amendé ses critères, même si on vivait une situation exceptionnelle de pandémie mondiale alors que plein d’autres fédérations l’avaient fait, a expliqué la fondeuse québécoise.

Elle a partiellement remporté son combat. Elle a donc obtenu la chance de participer à quatre épreuves de la Coupe du monde pour obtenir les résultats suffisants pour officialiser sa place dans l’équipe.

Ils m’ont laissé une deuxième chance. J’ai quatre courses qui feront office de sélection pour moi. J’ai donc quatre occasions pour atteindre les points qui me manquaient pour être sur l’équipe nationale. Pour ce faire, je vais devoir réussir deux tops 24. Je vais donc viser le top 20.

Cendrine Browne

Cendrine Browne

Photo : André Jacques

En plus d’assurer sa place dans l’équipe canadienne, ses points lui permettront de retrouver son brevet de Sport Canada, une source de financement importante pour les athlètes de haut niveau.

Je souhaite retourner sur l’équipe en grande partie pour ça. C’est un peu de la survie d’avoir un brevet pour quelqu’un à mon niveau.

Cendrine Browne

Sa première chance aura lieu le 23 janvier, à Lathi, en Finlande. Si tout se passe bien et qu’elle atteint les points dont elle a besoin, elle pourra participer aux épreuves suivantes et aux Championnats du monde de ski de fond qui se tiendront à Oberstdorf, en Allemagne, du 23 février au 7 mars. C’est son objectif de la saison.

La fondeuse de Saint-Jérôme ne cache pas que cette période incertaine est un poids supplémentaire sur ses épaules, mais son retour à la compétition la motive.

Je me sens fébrile. J’ai juste vraiment hâte de partir. Ça fait presque un an que je n’ai pas fait de compétition. C’est sûr que ça m’ajoute un stress, mais c’est un bon stress. J’ai juste envie de courser et de retrouver un mode de vie plus normal. Habituellement, à cette période de l’année, on course. Ça va faire du bien de partir de la maison. Il y a eu des points positifs à être beaucoup à la maison cette année, mais on est habitués à un mode de vie plus nomade, a indiqué Browne.

Certains pays ont déjà eu la chance de participer à des compétitions internationales. Le Canada a cependant décidé de ne pas prendre part à la première moitié de la saison.

Plusieurs autres pays, considérés comme de grandes puissances en ski de fond, étaient également absents. Les Finlandaises, les Norvégiennes et les Suédoises ont notamment fait l’impasse sur les deux dernières Coupes du monde à Davos et à Dresden.

Les chances de Browne de se classer parmi les 24 meilleures auraient-elles été plus grandes?

Ben oui, c’est sûr! Ça aurait été une belle occasion. Mais il faut être dans un état d’esprit de laisser-aller en ce moment et juste prendre ce qu’ils nous donnent, sinon ce serait assez démotivant. C’est sûr que c’est difficile de regarder des courses à l’ordinateur et de ne pas y être. Même s’il manquait trois des plus puissantes nations, il y avait quand même un bon niveau. Il y avait notamment la Russie et les États-Unis. Ça aurait quand même été des résultats top 20 avec de la valeur, a répondu Cendrine Browne.

Deux skieuses se suivent en pas de patin.

Cendrine Browne derrière la Japonaise Miki Kodama aux Championats du monde de 2019 en Autriche.

Photo : Getty Images / Lars Baron

Une préparation à saveur de COVID-19

La préparation des fondeurs canadiens a été bien différente de celle des années précédentes en raison de la situation particulière. Ils ont dû trouver des solutions pour s’entraîner.

On simule la vitesse de course. On pratique ça à la maison. Ce n’est pas pareil comme une vraie course, mais c’est quand même bien pour conserver la forme, a dit la skieuse de 27 ans.

Depuis trois semaines, elle et ses coéquipiers québécois ont cependant la chance d’enfiler leurs skis sur les pistes enneigées du mont Sainte-Anne.

Chose certaine, même si son avenir à court terme n’est pas fixé, Browne vise une participation aux Jeux olympiques de 2022.

C’est mon objectif à moyen terme. Je pense que ça regarde bien. Je continue de progresser. Comme le ski de fond est un sport à développement tardif, je sens que je suis dans la bonne tranche d’âge pour continuer mon développement et, éventuellement, avoir de bons résultats aux Jeux olympiques, a-t-elle affirmé.

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