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L'année rocambolesque de Michael Woods

Il porte les mains à la poitrine et expire en croisant la ligne d'arrivée

Michael Woods, vainqueur de la 7e étape de la Vuelta 2020 (archives)

Photo : afp via getty images / ANDER GILLENEA

Blessure majeure, pandémie et victoires d’étape… L’année 2020 restera certainement gravée dans la mémoire du cycliste d'Ottawa, Michael Woods, en raison de ses hauts et de ses bas.

Au lendemain de la déclaration officielle d'une pandémie de COVID-19, le cycliste ottavien subissait une fracture du fémur en chutant pendant la course Paris-Nice.

Une blessure aussi importante aurait certainement pu lui coûter sa saison ou même sa carrière. Je n’aurais pas pensé qu’une année comme celle-là aurait été possible. Je suis fier de ce que j’ai fait, souligne-t-il.

Il ne lui faut que quelques secondes avant d’identifier ses deux plus grandes réalisations de la saison : ses victoires d’étape à Tirreno-Adriatico en septembre et au Tour d’Espagne à la fin octobre.

Il a aussi remporté la cinquième étape du Tour de France virtuel quatre mois après sa blessure, à défaut de pouvoir participer au vrai événement pour une deuxième fois.

Les deux organisations à la tête du cyclisme ont gardé une bulle au Tour et à la Vuelta pour protéger tous les coureurs. On n'a eu aucune personne qui a été déclarée positive à la COVID. Je pense que ça montre que le cyclisme peut continuer, explique Woods, qui a confiance en la prochaine saison, qui comprendra notamment les Jeux olympiques de Tokyo.

Objectif : être parmi les meilleurs

Woods ne cache pas qu’il vise une médaille à la course sur route au Japon. Celui qui fera équipe, à la mi-janvier, avec le quadruple champion du Tour de France, Chris Froome, et sa nouvelle formation, Israël Start-Up Nation, croit que le meilleur est devant lui.

Même si j’ai 34 ans, je ne suis pas vraiment un vieux coureur, lance celui qui a fait ses débuts sur le circuit mondial en 2016. Après cinq ans chez les professionnels, c’est là que souvent, tu vois les courbes augmenter pour les performances.

C’est après les Jeux olympiques de Rio qu’il a réalisé qu’il pouvait rêver à plus que d’être un cycliste parmi tant d’autres. Quand je suis arrivé là, j’ai réalisé que je devais changer mes buts et mes espoirs. J’ai parlé à ma femme et j’ai écrit mes nouveaux objectifs dans un livre. C’était de gagner les plus grosses courses au monde et maintenant, je pense que je suis à ce niveau, raconte celui qui vit en Outaouais pendant la saison morte.

Il profitera des prochaines semaines chez lui avant de remonter en selle pour une année 2021 qu’il souhaite tout aussi excitante, mais sans les embûches des 12 derniers mois.

Avec les informations de Jonathan Jobin

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