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Geoff Molson attend 2021 avec impatience

La pandémie a fait très mal à l'organisation, particulièrement aux employés qui se sont retrouvés sans emploi.

Il sourit à la caméra, derrière lui se trouve une toile des joueurs du Canadien en liesse.

Geoff Molson en entrevue avec Diane Sauvé en décembre 2020

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le propriétaire du Canadien de Montréal, Geoff Molson, a hâte de mettre un terme à la terrible année 2020, mais il en retire quand même quelques éléments positifs.

En entrevue avec notre journaliste Diane Sauvé pour une émission de fin d'année, il a qualifié 2020 d'année imprévisible et d’ouragan invisible. Une manière pour lui d’exprimer les conséquences cachées de la pandémie.

Les finances de toutes les équipes professionnelles ont été secouées par la pandémie qui a chassé les spectateurs des gradins. Pour la première fois en 19 ans, Forbes observe un recul d'environ 2 % de la valeur moyenne des équipes de la LNH.

Dans son traditionnel rapport de fin d’année, le magazine américain évalue la valeur globale du Canadien à 1,34 milliard de dollars, soit la même que l’année dernière. Il s’agit d’une première stagnation après plusieurs années de hausse.

C’est sûr que s’il n’y a pas de vente de billets, pas de concerts, pas de matchs de hockey, ça fait mal à nos performances financières, admet Molson. Mais là où il y a le plus gros impact, c’est sur nos employés.

Le Groupe CH, dont la famille Molson est le principal actionnaire, a mis à pied 60 % de son personnel en mars dernier, lorsque la pandémie a forcé la LNH à suspendre ses activités.

Depuis le 12 mars, on maximise la communication avec nos employés, pour qu’ils sachent qu’on est là pour eux même si ce sont des moments difficiles à traverser.

Geoff Molson, propriétaire du Canadien de Montréal

Un ouragan invisible et hors de notre contrôle, dit-il. Tout ce que le Canadien peut faire, pour l’instant, c’est patienter avant la reprise complète des opérations.

L’organisation n’est pas la seule à avoir été durement frappée par la pandémie. Une étude de HEC Montréal, menée auprès de 38 organisations sportives québécoises, révèle que certaines pourraient subir des pertes financières allant jusqu’à 90 % de leurs revenus d'avant la pandémie.

Pour des raisons économiques, évidemment, mais aussi pour des raisons socioculturelles, Molson a bien hâte de voir son équipe renouer avec l'action et ses partisans.

Le hockey des Canadiens de Montréal, c’est un symbole positif pour la province, un symbole d’enthousiasme. Ça ferait beaucoup de bien aux Québécois si on recommençait à jouer bientôt. Je pense qu’on pourra le faire de façon sécuritaire. J’espère pouvoir inviter les partisans au Centre Bell bientôt.

Geoff Molson

Une année 2021 difficile à prévoir

Geoff Molson ne sait pas de quoi la prochaine année sera faite, mais elle peut être difficilement pire que celle que la planète vient de traverser. Pour l'instant, les Canadiens, comme les autres équipes canadiennes, ignorent sous quelles modalités se fera leur retour au jeu.

Si le scénario des villes-bulles, comme on a vu lors des séries éliminatoires de 2020, n’est pas totalement écarté, Molson envisage un retour inspiré du succès de la MLB.

Une quinzaine de partisans, certains masqués, d'autres non, respectent une certaine distanciation parmi de nombreux sièges vides.

Quelques partisans ont été admis au Globe Life Field, en octobre dernier, lors de la dernière Série mondiale.

Photo : Getty Images / Sean M. Haffey

La NFL joue, la NBA va jouer, la MLB a joué. Toutes ces ligues ont adopté un modèle différent, mais elles ont toutes connu du succès. Alors, si elles peuvent le faire, on peut le faire également.

Quand l’équipe voyage dans un avion privé, qu’elle emprunte un autobus privé, qu’elle loge dans un hôtel très sécurisé, à distance de marche du Centre Bell… je pense que c’est possible, si on se protège, de fonctionner ainsi, avec une équipe qui vient puis qui retourne chez elle, sans contaminer notre province.

Il reste à déterminer si des spectateurs pourront regarder les matchs en personne. À Dallas, il a été confirmé que 5000 personnes pourront entrer au American Airlines Center pour assister à un match des Stars.

Chose certaine, le Tricolore, ni aucune équipe d’ailleurs, ne pourra survivre longtemps sans la contribution des spectateurs. C’est notre modèle d’affaires, indique Geoff Molson. Les salaires sont liés aux revenus. C’est comme ça que le tout fonctionne.

Une équipe bien meilleure, assure Molson

La grande question : si les spectateurs sont admis au Centre Bell, quel genre d’équipe pourront-ils voir en 2021? Une formation plus aguerrie avec plus de profondeur, selon Molson.

La dernière année n’a pas été que négative pour le Canadien. Le chamboulement au calendrier d’activités de la LNH a permis à l’équipe d’obtenir in extremis un billet d’entrée pour les séries éliminatoires. Pendant celles-ci, les partisans ont pu assister à l’émergence de jeunes comme Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki.

La situation a permis d’accélérer le développement des jeunes joueurs. Nous savons maintenant qu’ils sont capables de compétitionner à un très haut niveau, dit, réjoui, le propriétaire. Cette lueur d’espoir, qui s’est éteinte au deuxième tour face aux Flyers, rehausse les attentes du grand patron. Oui, nos attentes sont élevées, d’autant plus qu’on a aussi ajouté des joueurs importants ces derniers mois.

Molson fait ici référence à Joel Edmundson, à Josh Anderson, à Tyler Toffoli et à Jake Allen. De la profondeur ajoutée par le directeur général Marc Bergevin ces derniers mois. Dans les trois années précédentes, notre équipe n’avait pas autant de profondeur. Elle va nous aider en cas de blessures sérieuses. Et certains de ces joueurs apportent une belle expérience, puisqu’ils ont déjà gagné la Coupe Stanley.

Montage d'Edmundson, de Toffoli et d'Allen qui soulèvent la coupe Stanley. Allen et Edmundson portent l'uniforme des Blues, Toffoli celui des Kings.

Joel Edmundson, Tyler Toffoli et Jake Allen ont tous déjà soulevé le précieux trophée.

Photo : Getty Images / Montage Kéven Breton

Geoff Molson est visiblement satisfait du travail de son DG. Marc a bâti une équipe capable de faire les séries cette saison, mais aussi lors des saisons à venir. Il a ensuite conclu en prononçant le slogan préféré du Tricolore ces dernières années.

Et une fois en séries, tout est possible.

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