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Chronique

Daniel Brière, un étudiant fort motivé

Un homme en complet sur une patinoire avant un match

Daniel Brière

Photo : Getty Images / Elsa

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quand Daniel Brière a mis fin à sa carrière de hockeyeur en 2015, ses proches et ses ex-coéquipiers étaient nombreux à prédire qu’il allait un jour occuper un poste de directeur général dans la LNH. On ne sait pas si cette prophétie finira par se réaliser. Chose certaine, le principal intéressé met judicieusement les chances de son côté.

Depuis deux ans, Daniel Brière poursuit une maîtrise en administration des affaires à la prestigieuse école de finance Wharton, de l’Université de Pennsylvanie.

Parmi ses plus célèbres diplômés, Wharton compte notamment Elon Musk, Warren Buffet et le nouveau propriétaire des Mets de New York, Steve Cohen.

Wharton est à la finance ce que la faculté de droit de Harvard est au domaine juridique, souligne fièrement l’ex-porte-couleurs des Sabres, des Flyers et du Canadien.


Après avoir raccroché ses patins, Brière s’est joint au personnel administratif des Flyers au lieu de chercher à rester près l’action de la patinoire.

Beaucoup de gens étaient surpris et me demandaient pourquoi je n’attendais pas de décrocher un poste dans le secteur hockey au lieu de travailler dans les bureaux. Mais j’avais envie d’apprendre quelque chose de différent et de découvrir l’autre facette du fonctionnement d’une équipe de sport professionnel, explique-t-il.

Ce poste administratif, qu’il occupe encore avec les Flyers, lui a d’ailleurs permis de vivre une expérience de gestion inestimable. Il y a trois ans, on lui avait donné le mandat de bâtir l’organisation des Mariners du Maine, une équipe de l'ECHL, à partir de zéro.

De l’embauche du personnel jusqu’au choix des couleurs du chandail, en passant par le design du logo, l’ex-attaquant vedette a participé à toutes les étapes de la naissance de cette organisation.

Gros plan de son visage

Daniel Brière

Photo : Getty Images / Len Redkoles


Une année plus tard, au même moment où les Mariners commençaient leurs activités, la présidente du secteur commercial des Flyers, Valerie Camillo, s’est enquise de l’intérêt de Brière envers un éventuel retour aux études.

Au départ, je ne savais pas à quel point la présidente était sérieuse dans son approche et je ne savais pas moi-même à quel point j’étais décidé à m’engager dans ce projet, raconte celui qui a déjà été proclamé étudiant par excellence au hockey junior majeur canadien.

Il y a plusieurs très bons programmes de finance dans la région de Philadelphie. Quand j’ai rencontré les responsables de ces programmes et que j’ai réalisé tout ce que j’allais apprendre, j’ai été très intéressé et ça m’est apparu possible de relever ce défi, confie-t-il.

Promu prématurément dans la LNH à l’automne 1997, Daniel Brière avait dû interrompre ses études collégiales à l’âge de 19 ans. À ses yeux, faire son entrée à Wharton deux décennies plus tard ne constituait pas une mince tâche.

Ce qui me faisait le plus peur, c’était de retourner en classe et de ne pas être pertinent ou d’avoir l’air fou. Mais le défi était intéressant. J’avais envie d’apprendre. Et je ne regrette absolument pas de l’avoir fait.

Par exemple, mon premier cours était un cours de comptabilité et je n’avais aucune notion dans ce domaine. Auparavant, quand je regardais des états financiers, je n’en saisissais pas toutes les nuances. Pourtant, ça faisait partie de mon travail.

J’ai trimé dur au début. J’étais perdu et ça m’a pris du temps à comprendre ce qui se passait vraiment. Ç’a été quelque chose de très important parce que lorsqu’on parle de ça maintenant, je participe pleinement aux conversations. Même chose lorsqu’il est question de marketing, de stratégie de vente de billets et de ventes corporatives.


Daniel Brière voulait décrocher son MBA en deux ans. La pandémie a toutefois retardé cette échéance. Il en est aux deux tiers du parcours. Je me suis retrouvé dans un cours de leadership qui m’a vraiment fait tripper, comme on dit chez nous.

J’ai passé la majeure partie de ma vie dans le monde du hockey, où le leadership est très important. Et j’ai notamment eu la chance d’être capitaine avec les Sabres.

Durant ce cours, au fil des séances, je me disais que j’aurais aimé avoir plus d’informations de ce côté-là quand j’étais joueur. En repensant à ma carrière, j’ai constaté que j’avais des qualités innées de leader. Mais il y a quelques notions que j’aurais aimé connaître et qui m’auraient permis d’être encore un meilleur leader dans le vestiaire.

Brière s’estime chanceux d’avoir accès à des professeurs qui sont des sommités dans leur domaine respectif.

Mon bagage de connaissances s’accroît à chaque cours, constate-t-il.

Dans la même veine, il dit avoir particulièrement hâte de suivre un cours de négociation en 2021.

Je ne peux nommer de noms, mais je sais que plusieurs DG de la LNH ont suivi ce cours à Wharton, révèle-t-il.


Il serait intéressant d’écouter ce qui se dit à la table quand les Brière ont la chance d’organiser un souper de famille.

L’épouse de Daniel, Misha, est médecin et conclut sa résidence dans un hôpital de Philadelphie. Et ses trois fils mènent tous des études universitaires en Alabama, dans le Maine et en Pennsylvanie.

Nous sommes cinq étudiants! Mes fils trouvent ça bien amusant que je sois aux études en même temps qu’eux. Et en ce qui concerne Misha, la détermination dont elle fait preuve durant son parcours s’est avérée une grande source d’inspiration pour moi.

Cela dit, Brière prend le soin de souligner qu’il n’a absolument rien perdu de l’immense passion qu’il éprouve pour le hockey et qu’il n’a absolument pas renoncé à son ambition de retourner dans cet environnement. Il continue d’ailleurs de suivre les activités de la LNH avec grande minutie.

Je suis convaincu que ce que je fais présentement m’aidera à être meilleur dans les fonctions que j’occuperai dans l’avenir, estime-t-il.

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