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Le Comité olympique américain laissera ses athlètes manifester à Tokyo

Ils sont éclairés.

Les anneaux olympiques le soir

Photo : afp via getty images / CHARLY TRIBALLEAU

Agence France-Presse

Le Comité olympique et paralympique des États-Unis (USOPC) ne sanctionnera pas ses athlètes qui protesteraient de manière respectueuse contre le racisme lors des JO de Tokyo. Il encourage le Comité international olympique (CIO) à revoir ses directives.

Ce sujet a pris de l'ampleur dans le contexte des manifestations massives après la mort en mai, aux États-Unis, de George Floyd, un homme noir tué par un policier blanc, suivies de nombreuses démonstrations antiracistes sur les terrains de sport, notamment de la NBA.

Le droit des athlètes à défendre la justice raciale et sociale s'aligne absolument sur les valeurs fondamentales d'égalité qui définissent l'équipe des États-Unis et les mouvements olympique et paralympique, a estimé jeudi la directrice générale de l'USOPC, Sarah Hirshland.

Nous sommes convaincus que les athlètes de l'équipe américaine [...] peuvent être une force de premier plan pour le bien collectif, et nous sommes fiers de plaider en faveur [...] de voies d'expression respectueuses des athlètes au sein de notre communauté sportive, a soutenu la présidente du comité, Susanne Lyons.

L'USOPC a de ce fait demandé au Comité international olympique (CIO) et au Comité international paralympique de mettre à jour leurs directives pour permettre des actions pacifiques qui défendent spécifiquement les droits de l'homme et la justice raciale et sociale, tout en les distinguant des manifestations visant à diviser et des discours de haine.

Le CIO a mis à jour ses règles sur l'activisme des athlètes en janvier, bannissant toute forme de revendication sur les podiums et les terrains de sport.

L'instance a suggéré qu'elle était prête à assouplir sa position, et elle soutient les discussions menées par la Commission des athlètes olympiques pour autoriser des manières dignes de soutenir des actions contre le racisme.

En juin, des athlètes américains et l'icône des Jeux de Mexico en 1968, John Carlos, exclu à l'époque pour avoir levé le poing contre la ségrégation raciale, avaient appelé le CIO à supprimer les règles interdisant aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux.

Début octobre, c'était le président de la Fédération internationale d'athlétisme, Sebastien Coe, qui avait estimé que les participants aux JO devraient avoir le droit de protester de manière respectueuse.

En 2019, l'USOPC avait réprimandé la lanceuse de marteau Gwen Berry pour avoir levé le poing et l'escrimeur Race Imboden pour s'être agenouillé sur le podium lors des Jeux panaméricains au Pérou.

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