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Amélie Kretz, 33e à Daytona : « Ça fait mal à l'ego »

Elle est sur son vélo.

Amélie Kretz

Photo : La Presse canadienne / Jeff Pachoud

Christine Roger

Amélie Kretz n'avait jamais surpassé la distance du triathlon olympique avant de participer au Challenge de Daytona, dimanche, en Floride. Même si elle s'attendait à ce que ce soit extrêmement difficile, elle croyait pouvoir faire beaucoup mieux qu'une 33e place lors de cette course remportée par la Canadienne Paula Findlay.

Spécialiste du triathlon olympique où elle doit parcourir 1,5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course, le défi était de taille. Elle devait franchir 2 km à la nage, 80 km à vélo et 18 km à la course sur la mythique piste de course automobile. Cela a été une journée particulièrement difficile pour celle qui a commencé son entraînement sur un vélo de contre-la-montre il y a quelques semaines seulement.

Je savais que ces filles étaient vraiment fortes, mais je pensais aussi que j'étais assez forte, surtout en vélo, pour pouvoir compenser pour le manque de temps sur le vélo de contre-la-montre. Ça prend des années pour devenir forte à rouler dans cette position qui est vraiment différente de la position que nous avons sur notre vélo de route pendant nos triathlons, reconnaît-elle.

Je n'étais évidemment pas super préparée pour la course. C'est beaucoup d'apprentissage, mais ce n'est jamais bon quand tu apprends pendant la course, ajoute l'athlète de 27 ans.

Avant même de décider de prendre part à l'épreuve de Daytona, Amélie Kretz avait déjà prévu de travailler en endurance jusqu'en décembre, pour ensuite amorcer un entraînement plus spécifique en prévision de la qualification pour les Jeux olympiques. Si le résultat obtenu est aujourd'hui difficile à avaler, elle est convaincue que cette course sera bénéfique dans sa préparation pour Tokyo.

C'est peut-être quelque chose que je vais revisiter après les Jeux. Ça fait un mal à mon ego, mais je pense que c'est une distance qui m'intéresse. J'aimerais ça avoir l'occasion de refaire une course de cette distance juste pour me prouver que je suis capable de la maîtriser, affirme celle qui a terminé au 34e échelon aux Jeux olympiques de Rio.

Report des Jeux olympiques de Tokyo, annulation de la majorité des compétitions, pandémie... Cette invitation de la Professional Triathlon Organisation  est tombée à point. Après un été d'entraînement où elle gardait espoir qu'il y aurait bel et bien une saison de triathlon, elle reconnaît que de maintenir le même niveau de motivation et de concentration était devenu plus difficile dernièrement.

J'ai pris un repos que je prends toujours, en octobre. En revenant, ma motivation était plus ou moins bonne. C'est l'une des raisons pourquoi on a décidé de faire la course ici. J'avais besoin d'un objectif pour mon entraînement. J'avais besoin de ça pour ma motivation. C'est difficile pour nous de s'entraîner sans objectif pendant un an.

Amélie Kretz retourne maintenant en Arizona afin de faire deux semaines d'entraînement. Elle rentrera par la suite à Montréal où elle fera sa quarantaine de deux semaines pendant la période des fêtes. La suite demeure incertaine.

Triathlon Canada est supposé nous annoncer les plans pour la qualification olympique dans les prochains jours. Je vais sûrement, après les fêtes, retourner aux États-Unis, à un endroit où il fait chaud pour préparer le début de saison, explique-t-elle.

Pour le moment, le Canada n’a qu’une place de sécurisée du côté du triathlon féminin pour les Jeux de Tokyo, en juillet prochain. Amélie Kretz aimerait bien en ajouter une deuxième, ce qui lui permettrait d'être en très bonne position pour représenter son pays.

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